jeudi 29 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2301500 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | CANS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoireenregistrés les 10 mars 2023 et 16 mai 2023, M. D C, représenté par Me Cans, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 octobre 2022 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français et a fixé le pays de destination ;
2°) d'annuler le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, qui résulte de l'interdiction de retour prononcée par le préfet de l'Isère ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résident ou un titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter du jugement, et, dans l'attente de la décision, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- il a déposé sa requête dans le délai de recours contentieux, la décision lui accordant l'aide juridictionnelle lui ayant été notifiée le 12 février 2023 ;
- l'arrêté est entaché de l'incompétence de son signataire ;
- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'il ne représente aucune menace pour l'ordre public ;
- elle méconnait l'article L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'obligation de quitter le territoire français a été prise au terme d'une procédure irrégulière ;
- elle méconnait l'article L. 611-3-9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile car sa résidence habituelle est en France, que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il n'existe pas de traitement approprié au Maroc ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est dépourvue de base légale compte tenu de l'illégalité de la décision lui refusant un titre de séjour ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est dépourvue de base légale compte tenu de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mai 2023, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable car tardive ;
- il y a lieu de procéder à une substitution de motif, le seul défaut de présentation d'un visa long séjour justifiant le refus de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 janvier 2023 ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public désigné en application du second alinéa de l'article R. 222-24 du code de justice administrative, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Coutarel, première conseillère,
- et les observations de Me Cans, avocat de M. C et de M. A, représentant le préfet de l'Isère.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant marocain né en 2003, déclare être entré en France le 28 août 2017 avec ses parents. Il a fait l'objet d'une mesure de protection et de placement auprès de l'aide sociale à l'enfance par un jugement du 31 août 2017. Le 17 août 2018, le juge des enfants a ordonné la main levée du placement de M. C qui est reparti vivre avec sa mère au Maroc. Un nouveau placement a été ordonné le 8 juin 2020 qui a été maintenu jusqu'à la majorité de l'intéressé le 11 novembre 2021. M. C a présenté une demande de titre de séjour le 29 octobre 2021 sur le fondement des dispositions des articles L. 435-3 et L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 12 octobre 2022, dont M. C demande l'annulation, le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne le moyen commun :
2. L'arrêté attaqué a été signé par Mme B E, attachée principale, cheffe du service immigration et de l'intérieur à la direction de la citoyenneté, de l'immigration et de l'intégration de la préfecture de l'Isère, qui bénéficiait à cet effet d'une délégation de signature en date du 26 juillet 2022, régulièrement publiée. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte manque en fait et doit donc être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. Aux termes de l'article L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : S'il est âgé de dix-huit à vingt et un ans, ou qu'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, ou qu'il est à la charge de ses parents, l'enfant étranger d'un ressortissant français se voit délivrer une carte de résident d'une durée de dix ans sous réserve de la production du visa de long séjour prévu au 1° de l'article L. 411-1 et de la régularité du séjour.
Pour l'application du premier alinéa, la filiation s'entend de la filiation légalement établie, y compris en vertu d'une décision d'adoption, sous réserve de la vérification par le ministère public de la régularité de cette décision lorsqu'elle a été prononcée à l'étranger. "
4. M. C soutient que le préfet de l'Isère a entaché sa décision d'une erreur de fait en ce qu'il ne représente aucune menace pour l'ordre public ainsi que d'une erreur de droit dès qu'étant âgé de moins de vingt et un an il n'avait pas à justifier de son entretien par sa mère de nationalité française. Le préfet de l'Isère demande de procéder à une substitution de motif en faisant valoir que le défaut de présentation d'un visa de long séjour justifie le refus de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
6. Il résulte des dispositions citées au point 3 que l'obtention d'une carte de résident pour les enfants étrangers d'un ressortissant français âgés de dix-huit à vingt et un ans est subordonnée à la production d'un visa de long séjour et à la régularité du séjour. Il est constant que M. C n'est pas entré sur le territoire français muni d'un visa long séjour, son passeport ne mentionnant qu'un visa court séjour " circulation " délivré pour une durée de 90 jours et valable du 31 mai 2017 au 30 mai 2019. Il y a lieu dès lors de procéder à la substitution de motif demandée par le préfet de l'Isère qui n'a pas pour effet de priver l'intéressé de garanties. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de fait et de la méconnaissance de l'article L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
7. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. (). "
8. M. C soutient qu'il réside en France depuis près de six ans, qu'il a l'essentiel de ses attaches en France et que, depuis son arrivée, il a fait preuve d'une forte volonté d'intégration dans la société française. Il ressort des pièces du dossier que M. C a fait l'objet d'une première mesure de protection et de placement auprès de l'aide sociale à l'enfance dès son arrivée sur le territoire français. Il a manifesté son désir de retourner vivre au Maroc avec sa mère en août 2018 mais est revenu seul sur le territoire français au cours de l'année 2019 où il a été placé auprès des services de l'aide sociale à l'enfance jusqu'à sa majorité au 11 novembre 2021. Dès lors, il ne justifie pas entretenir une relation intense et stable avec sa mère en France. S'il se prévaut de son intégration dans la société française, il ressort de l'arrêté attaqué que M. C est défavorablement connu des services de police. Il a ainsi été interpellé pour " offre ou cession, transport, détention et acquisition non autorisée de stupéfiants " en juin 2018. Il a été condamné en janvier 2020 pour les mêmes faits, en février 2021 pour port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante, en janvier 2022 pour violence avec usage ou menace d'une arme et en février 2022 pour violence sur une personne chargée de mission de service public et outrage. Il a également été interpellé pour rébellion et violence le 10 mars 2022. M. C, qui a décidé d'arrêter son apprentissage pour tenter de trouver un emploi, ne justifie pas d'avantage d'une quelconque insertion professionnelle en France. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soulever, par la voie de l'exception, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ". Il résulte de ces dispositions que, même si elle n'a pas été saisie d'une demande de titre de séjour fondée sur les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative qui dispose d'éléments d'informations suffisamment précis et circonstanciés établissant qu'un étranger résidant habituellement sur le territoire français est susceptible de bénéficier des dispositions protectrices du 9° de l'article 611-3 du même code doit, avant de prononcer à son encontre une obligation de quitter le territoire, recueillir préalablement l'avis du collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII).
11. En l'espèce, M. C soutient que le préfet de l'Isère était parfaitement informé de son état de santé. Il se fonde pour cela sur l'arrêté préfectoral du 12 mars 2022 prononçant son admission en soins psychiatriques ainsi que sur l'avis de la commission du titre de séjour du 15 juin 2022 qui fait référence à sa " situation de santé actuelle ". Toutefois, au vu de ces seuls éléments, M. C n'établit pas, qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du Maroc, il ne serait pas susceptible de bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Dans ces conditions, M. C n'est fondé à soutenir ni que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnait le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni que le préfet était tenu de recueillir préalablement l'avis du collège des médecins de l'OFII avant de prononcer cette décision à son encontre.
12. En troisième lieu, et eu égard aux motifs énoncés au point 6, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision prononçant une interdiction de retour durant un an :
13. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soulever, par la voie de l'exception, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision prononçant une interdiction de retour à son encontre.
15. En deuxième lieu, pour prononcer une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, le préfet a, après avoir visé l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, indiqué que M. C représente une menace pour l'ordre public, que depuis son entrée sur le territoire national, son comportement ne saurait démonter d'une quelconque insertion et intégration au sein de la société française, que rien ne s'oppose à ce que les membres de sa famille présents sur le territoire français lui rendent visite dans le pays de renvoi et que son séjour en France est bref au regard du temps passé dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.
16. En dernier lieu, et eu égard aux motifs énoncés au point 6, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, du caractère disproportionné de la mesure et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée dans toutes ses conclusions, sans qu'il ne soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense.
D E C I D E :
Article 1er :
La requête de M. C est rejetée.
Article 2 :Le présent jugement sera notifié à M. D C, à Me Cans et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 1er juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme F et Mme Coutarel, assesseurs.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juin 2023.
La rapporteure,
A. Coutarel
Le président,
T. Pfauwadel
La greffière,
L. Rouyer
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026