mardi 24 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2301788 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | BUISSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 mars 2023, Mme B A, représentée par Me Buisson demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 septembre 2022 par laquelle la présidente du conseil départemental de la Drôme a suspendu son agrément d'assistante maternelle, ensemble les décisions implicites rejetant ses recours gracieux et hiérarchique ;
2°) d'annuler la décision du 13 janvier 2023 par laquelle la présidente du conseil départemental de la Drôme a retiré son agrément d'assistante maternelle ;
3°) d'enjoindre au département de la Drôme de lui restituer son agrément délivré le 21 avril 2022 et de la réintégrer ;
4°) de mettre à la charge du département de la Drôme une somme de 3 000 au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision de suspension et des décisions implicites de rejet de ses recours gracieux et hiérarchique :
- les décisions attaquées ont été signées par une autorité incompétente ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un vice de procédure ;
- elles sont entachées d'erreur de droit ;
- elles sont entachées d'incompétence négative ;
- elles sont entachées d'une violation de la loi ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision de retrait :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée de vices de procédure ;
- elle a le caractère d'une décision inexistante.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 19 juin 2023 et le 8 avril 2024, le département de la Drôme conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens ne sont pas fondés.
Par un acte enregistré le 29 avril 2025, Mme A déclare se désister de sa requête.
Vu :
- la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pollet,
- les conclusions de Mme Frapolli, rapporteure publique,
- les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A est assistante maternelle. Par une décision du 22 septembre 2022 la présidente du conseil départemental de la Drôme a suspendu son agrément d'assistante maternelle. Par une décision du 13 janvier 2023 la présidente du conseil départemental de la Drôme lui a retiré son agrément d'assistante maternelle. Par la présente requête, elle demande l'annulation de ces décisions.
2. Par un mémoire enregistré le 29 avril 2025, Mme A déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au département de la Drôme.
Délibéré après l'audience du 13 mai 2025, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président,
M. Villard, premier conseiller,
Mme Pollet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2025.
La rapporteure,
MA. POLLET
Le président,
C. VIAL-PAILLERLe greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507344
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant à un ressortissant colombien de quitter le territoire français, de fixer son pays de destination et de lui interdire le retour. Le tribunal a retenu que le préfet des Hauts-de-Seine avait commis une erreur de droit en prenant cette décision en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, puisque l'intéressé avait déjà quitté le territoire français avant la notification de l'arrêté. Par voie de conséquence, les mesures de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour ont également été annulées, et le préfet est enjoint de réexaminer la situation du requérant.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026