mardi 4 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2301816 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | MIRAN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2108154 du 3 décembre 2021, le juge des référés a enjoint au préfet de l'Isère de proposer à M. et Mme C un hébergement d'urgence sous cinq jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Par une ordonnance n°2200010 du 6 janvier 2022, le juge des référés a constaté l'inexécution de l'ordonnance précédente et a, en conséquence, liquidé une première fois l'astreinte pour un montant de 1 300 euros et porté le taux journalier de l'astreinte à 100 euros.
Par une ordonnance n°2201199 du 9 mars 2022, le juge des référés a de nouveau liquidé l'astreinte pour un montant de 6 200 euros.
Par une ordonnance n°2203472 du 15 juin 2022, le juge des référés a de nouveau liquidé l'astreinte pour un montant de 9 800 euros.
Par un courrier enregistré le 1er mars 2023, le préfet de l'Isère indique que M. et Mme C ont décliné deux propositions d'hébergement.
Les parties ont été convoquées à l'audience le 31 mars 2023 à 10 heures à l'initiative du juge des référés. Aucune d'elles n'était présente.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-7 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée () ".
2. Le préfet de l'Isère indique avoir proposé à M. et Mme C deux hébergements à Grenoble, le premier à une date non précisée, le second, le 8 septembre 2022. En l'absence de réponse de leur part à ce courrier et de présence à l'audience, l'ordonnance n° 2108154 du 3 décembre 2021 doit être regardée comme ayant été exécutée, dès lors qu'il ne peut être tenu pour établi que l'astreinte serait due pour une période postérieure au 15 juin 2022, dernière date de liquidation.
O R D O N N E
Article 1er :Il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte prononcée par l'ordonnance n° 2108154 du 3 décembre 2021.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, à Mme B C, à Me Miran et au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées.
Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 4 avril 2023.
Le juge des référés,
C. Sogno
La greffière,
L. Bourechak
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026