vendredi 28 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2301903 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ROCHER-THOMAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 mars 2023, M. A B, représenté par Me Rocher-Thomas demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 décembre 2020 par lequel le maire de la commune d'Annecy a délivré à la société Construire Ensemble un permis de construire en vue de la réalisation de trois villas jumelées ;
2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune d'Annecy a rejeté sa demande de retrait de ce permis pour fraude ;
3°) d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune d'Annecy a rejeté sa demande de communication de documents administratifs du 21 novembre 2022 ;
4°) de mettre à la charge de la commune d'Annecy la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il appartenait au maire de rejeter la demande de permis de construire et de faire droit à la demande de retrait pour fraude en raison de l'absence de toute servitude permettant le passage des réseaux ;
- il a intérêt pour agir en sa qualité de voisin immédiat ;
- le refus de communication des documents administratifs demandés méconnaît les dispositions de l'article L.311-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
-l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence ;
-l'arrêté attaqué procède d'une fraude ; la commune était informée de l'étendue du droit du pétitionnaire et de l'absence de servitude de tréfonds ;
-le permis de construire méconnaît les dispositions de l'article 3-2 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de la commune d'Annecy en l'absence de renseignement sur l'altimétrie du fond voisin ;
-le permis de construire méconnaît les dispositions de l'article 4 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de la commune d'Annecy en ce qui concerne le stockage des déchets ;
- le permis de construire méconnaît les dispositions de l'article 5-4 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de la commune d'Annecy en l'absence de local spécifique pour les deux roues ;
-le permis de construire méconnaît les dispositions de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme compte tenu du nombre et de la localisation des places de stationnement ;
- le permis de construire méconnaît les dispositions de l'article 6-3, 6-4, 6-5, 6-6 et 6-7 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de la commune d'Annecy en l'absence de titre ou de droit pour réaliser le raccordement aux réseaux secs et humides via la parcelle EL78.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
Sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 18 décembre 2020 et de la décision de refus de retrait pour fraude :
2. Par la décision attaquée du 18 décembre 2020, le maire de la commune d'Annecy a délivré à la société Construire Ensemble un permis de construire en vue de la réalisation de trois villas jumelées. Par une requête enregistrée le 17 mai 2021 sous le n°2103130, M. B a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler ce permis de construire. Par un jugement du 28 mars 2022 le tribunal a rejeté la requête de M. B. Par lettre du 23 novembre 2022, M. B a demandé au maire de la commune d'Annecy le retrait de ce permis de construire. Par une décision implicite, dont M. B demande l'annulation, le maire a rejeté cette demande.
3. Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15. ". L'exercice par un tiers d'un recours administratif ou contentieux contre un permis de construire montre qu'il a connaissance de cette décision et a, en conséquence, pour effet de faire courir à son égard le délai de recours contentieux.
4. Si le requérant soutient que le permis contesté a été obtenu par fraude en l'absence de toute servitude permettant le passage des canalisations, une telle circonstance, qui permettrait à l'autorité administrative compétente de l'abroger ou de la retirer à tout moment, ne saurait, en revanche, avoir pour effet de proroger le délai de recours contentieux ouvert à son encontre. Il ressort des pièces du dossier que M. B a manifesté avoir acquis la connaissance de l'arrêté susvisé du 18 décembre 2020 au plus tard le 17 mai 2021, date à laquelle il a saisi le tribunal d'un premier recours contentieux à l'encontre de cette décision. Le recours formé le 23 novembre 2022 auprès du maire d'Annecy étant intervenu postérieurement à l'extinction du délai de recours, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de l'arrêté susvisé du 18 décembre 2020 sont, par suite, tardives.
5. Par ailleurs, M. B ne fait pas état de circonstance de fait ou de droit nouvelle, alors que le moyen tiré de la fraude a été explicitement écarté par le jugement précité, devenu définitif en l'absence de recours formé à son encontre, selon lequel : " Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est enclavé et que l'accès à celui-ci est permis par une servitude judiciaire de passage établie par un arrêt de la Cour d'appel de Chambéry du 20 décembre 2018. L'assiette du chemin sur lequel s'exerce le droit de passage peut être utilisée par le propriétaire du fonds enclavé pour la pose des canalisations nécessaires à la satisfaction des besoins de la construction édifiée sur sa propriété. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'absence de tout droit et titre du pétitionnaire concernant le passage des réseaux caractérise une fraude et a faussé l'appréciation du service instructeur. ". Ainsi, les conclusions susvisées, qui tendent à la suppression rétroactive du permis de construire attaqué, ont le même objet que la requête qui a donné lieu au jugement du tribunal administratif de Grenoble, s'appuient sur le même moyen que celui qui a été explicitement écarté et met en cause les mêmes parties. Ainsi, en vertu de l'autorité de la chose jugée s'attachant à ce jugement, les conclusions précitées sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de communication de documents administratifs :
6. Aux termes de l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration : " La commission d'accès aux documents administratifs () émet des avis lorsqu'elle est saisie par une personne à qui est opposé un refus de communication d'un document administratif en application du chapitre Ier (). / La saisine pour avis de la commission est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux ". Aux termes de l'article R.343-3 du même code : " La commission notifie son avis à l'intéressé et à l'administration mise en cause, dans un délai d'un mois à compter de l'enregistrement de la demande au secrétariat. Cette administration informe la commission, dans le délai d'un mois qui suit la réception de cet avis, de la suite qu'elle entend donner à la demande. ". Aux termes de l'article R.343-4 du même code : " Le silence gardé pendant le délai prévu à l'article R. 343-5 par l'administration mise en cause vaut décision de refus. ". Aux termes de l'article R.343-5 du même code : " Le délai au terme duquel intervient la décision implicite de refus mentionnée à l'article R. * 343-4 est de deux mois à compter de l'enregistrement de la demande de l'intéressé par la commission. ".
7. Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier électronique en date du 23 novembre 2023, M. B a adressé au maire de la commune d'Annecy une demande de communication de plusieurs documents administratifs. En l'absence de réponse de ce dernier, une décision implicite de rejet est née le 28 janvier 2023. Le requérant a saisi la commission d'accès aux documents administratifs d'une demande d'avis par un courrier en date du 24 mars 2023. M. B a saisi le tribunal administratif de Grenoble le même jour, sans attendre l'avis de la commission. A la date de la présente ordonnance, aucune décision n'ayant été rendue, les conclusions de la requête relatives à la communication des documents demandés sont prématurées et doivent être rejetées comme étant manifestement irrecevables.
8. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée pour information à la commune d'Annecy et à la société Construire Ensemble.
Fait à Grenoble, le 28 avril 2023.
La présidente de la 2ème chambre,
D. JOURDAN
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
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01/06/2026