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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2301997

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2301997

mardi 17 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2301997
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 mars 2023 et le 10 octobre 2023, M. et Mme E, représentés par Me Fiat, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 octobre 2022, par lequel le maire de la commune de La Buisse a délivré un permis de construire à M. C D, pour la réalisation d'une maison d'habitation individuelle, ensemble la décision expresse de rejet de leur recours gracieux ;

2°) d'annuler l'arrêté du 27 juin 2023, portant permis de construire modificatif ;

3°) de mettre à la charge de la commune de La Buisse et de M. D, solidairement le versement de la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 mai 2024, la commune de La Buisse représentée par Me Fessler, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce que les requérants lui versent la somme de 2 000 euros au titre des frais de procès.

Par un courrier enregistré le 9 juillet 2024, les requérants informent la juridiction de ce que l'arrêté initialement attaqué a fait l'objet d'un retrait, et concluent au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux de constater par ordonnance qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 ou la charge des dépens.

2. Par un arrêté du 19 février 2024 postérieur à l'introduction du recours, la commune de La Buisse a retiré l'arrêté attaqué. Un tel retrait emporte nécessairement également retrait du permis de construire modificatif délivré postérieurement au permis de construire en litige. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'arrêté du 19 février 2024 peut encore faire l'objet d'un retrait ou d'un recours en annulation. Ainsi les conclusions de la requête de M. et Mme E à fin d'annulation de l'arrêté du 3 octobre 2022, et du permis modificatif afférent du 27 juin 2023 sont devenues sans objet.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de laisser à chaque partie la charge de ses frais d'instance au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. et Mme E.

Article 2 :Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 :Les conclusions de la commune de La Buisse présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 :La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A et B E, à la commune de La Buisse et à M. C D.

Fait à Grenoble le 17 septembre 2024.

Le président de la 1ère chambre,

P. Thierry

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2301997

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