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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2302096

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2302096

vendredi 28 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2302096
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge unique 6
Avocat requérantALDEGUER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 1er et 20 avril 2023, M. E B, représenté par Me Lehnert, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 31 mars 2023 par lequel le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

3°) d'enjoindre à l'autorité préfectorale de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour afin qu'il ne reste pas sans situation au regard des éléments d'ordre privé et familial qu'il rapporte ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 900 euros au titre de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision est signée par une autorité incompétente ;

- la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

- le préfet a fait une application erronée de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire ;

- l'interdiction de retour sur le territoire doit être annulée par voie de conséquence.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2023, préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant, signée à New York, le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative ;

Le président du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à M. Vial-Pailler, vice-président.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le magistrat désigné a présenté son rapport au cours de l'audience publique et a constaté l'absence des parties.

Après avoir prononcé, à l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction.

Considérant ce qui suit :

1. M. E B est un ressortissant algérien, né le 8 janvier 1985 à Bou Saada (Algérie). Il a été interpellé le 30 mars 2023 par la brigade mobile de recherche de l'Isère pour des faits de détention et usage d'une carte d'identité portugaise falsifiée afin de se faire embaucher dans un restaurant. Démuni de tout document d'identité valable ou lui permettant de séjourner régulièrement en France, il a été placé en garde à vue afin d'être également entendu sur sa situation administrative. Lors de son audition du 31 mars 2023, il a déclaré être arrivé sur le territoire français en 2017 et avoir fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement en 2018. Par l'arrêté attaqué du 31 mars 2023 par lequel le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur les moyens communs à l'ensemble des décisions :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. F A, directeur de la citoyenneté et de l'immigration et de l'intégration de la préfecture de l'Isère, qui a reçu délégation de signature par arrêté du 26 juillet 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.

3. L'arrêté attaqué comprend les considérations de droit et les éléments de fait qui le fondent. Le préfet n'est pas tenu de mentionner de manière exhaustive tous les éléments tenant à la situation personnelle dont le requérant entend se prévaloir. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté serait insuffisamment motivé ni que le préfet de l'Isère n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français et la décision refusant un délai de départ volontaire :

4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () ". En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet.". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; ()5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ". ".

5. Le préfet de l'Isère a pris sa décision d'obligation de quitter le territoire français sur le fondement des articles L. 251-1 2°, L. 251-2, L. 251-3, L. 251-4 à L.251-7, L. 253-1, L. 261-1, L. 264-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables aux ressortissants de l'Union européenne au motif que le requérant ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et qu'il n'est pas en possession d'un titre de séjour en cours de validité, () qu'il est détenteur d'un document d'identité portugais falsifié, qu'il déclare avoir un domicile sur la commune de Bourgoin-Jallieu mais n'en justifie pas, qu'il indique ne pas disposer de ressources en propre et subvenir à ses besoins en travaillant de façon irrégulière, qu'il existe ainsi un risque qu'il se soustraie à la présente obligation de quitter le territoire français (). Par suite, il entrait dans les cas prévus par les dispositions des articles L. 611-1, alinéa 1, L. 612-2, L. 612-3, 1°, 5°, 7° et 8° L. 611-1 permettant l'éloignement sans délai d'un étranger ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'étant maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité et ne présentant pas de garanties de représentation suffisantes. A la demande du préfet, ces dispositions peuvent être substituées à celles des articles L. 251-1 2°, L. 251-2, L. 251-3, L. 251-4 à L.251-7, L. 253-1, L. 261-1, L. 264-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que cette substitution de base légale ne prive l'intéressé d'aucune garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces dispositions. Le conseil du requérant ayant été préalablement mis à même de présenter ses observations, il y a lieu de procéder à cette substitution.

6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale []. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

7. M. B soutient qu'il a résidé en France de 2017 à 2018, que ses frères et soeurs résident en France, que deux d'entre eux ont la nationalité française, que ses parents sont décédés de sorte qu'il n'a plus de famille en Algérie, ni plus aucune attache dans ce pays, au sein duquel il n'est pas retourné depuis 2017, soit six ans, qu'il a rencontré Mme C D, de nationalité française, avec qui il vit désormais en concubinage depuis le mois d'avril 2022 et que le couple attend un premier enfant et s'apprête à se marier. Si le requérant a entendu soutenir que le préfet de l'Isère aurait commis une erreur de fait en ce qu'il n'a pas tenu compte de la circonstance qu'il a quitté son pays d'origine depuis 2017, il ressort, toutefois de ses déclarations qu'il a résidé au Portugal entre 2018 et 2022, ce qui ne lui a créé aucun droit au séjour en France. M. B, qui indique avoir exécuté la mesure d'éloignement prononcée en 2018 et avoir vécu régulièrement au Portugal de 2018 à 2022, n'est, en effet, présent sur le territoire français que depuis environ un an à la date de la décision attaquée. Si le requérant se prévaut d'un concubinage avec une personne de nationalité française, cette relation est récente. Il n'établit pas être dépourvu d'attaches en Algérie où il a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans. Si l'intéressé a perdu ses parents, il a nécessairement forgé de fortes attaches personnelles et sociales dans ce pays. Il s'ensuit, eu égard à la durée et aux conditions du séjour en France de M. B, que le préfet de l'Isère n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise et n'a donc, par suite, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, il n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué serait entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

8. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, () ".".

9. M. B soutient que le préfet de l'Isère a considéré à tort qu'il présentait un risque de se soustraire à l'obligation de quitter le territoire français et de ce fait ne lui a pas accordé de délai pour exécuter cette obligation, alors qu'il a exécuté la précédente obligation de quitter le territoire et qu'il ne représente pas, à ce jour, une menace à l'ordre public. Toutefois, M. B ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français et n'a accompli aucune démarche en vue de régulariser son séjour depuis son retour en 2022. Par ailleurs, l'intéressé a été interpellé puis placé en garde à vue après avoir fait usage d'une fausse carte d'identité portugaise afin de se faire embaucher dans un restaurant. Dans ces circonstances, le préfet de l'Isère est fondé à soutenir qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes. Le préfet de l'Isère a dès lors fait une exacte application des dispositions rappelées au point 8 alors même que selon le requérant, il ne s'est pas soustrait à une précédente mesure d'éloignement et qu'il ne présente pas une menace pour l'ordre public.

10. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée mentionne les dispositions applicables et motive le refus d'accorder un délai de départ volontaire par le fait que le requérant s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire et qu'il existe un risque qu'il se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français. Ainsi, la décision comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré du défaut de motivation de la décision refusant un délai de départ volontaire doit donc être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire :

11. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation par voie de conséquence de l'interdiction de retour sur le territoire français pour une période d'un an.

12. Aux termes de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux termes duquel : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L.613-2 du même code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L.612-2 et L.612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L.612-6, L.612-7, L.612-8 et L.612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. " Aux termes de l'article L.612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L.612-6 et L.612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français./ Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L.612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L.612-11. "

13. Il résulte des dispositions rappelées ci-dessus que lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des critères énumérés à l'article L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire. L'arrêté attaqué vise la décision par laquelle le préfet de l'Isère a fait obligation au requérant de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire. Dès lors, le requérant entre ainsi dans le cas prévu au premier alinéa de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, où l'autorité administrative assortit son obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf s'il existe des circonstances humanitaires de nature à justifier qu'une telle interdiction ne soit pas décidée. Les circonstances invoquées par M. B selon lesquelles il a un projet de mariage, il ne s'est pas soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire français et ne constitue pas une menace à l'ordre public ne sauraient être qualifiées de circonstances humanitaires au sens des dispositions de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

14. Par ailleurs, il ressort des termes de la décision attaquée, que pour prononcer une interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre de M. B, le préfet de l'Isère fait référence à l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a mentionné la date de son entrée sur le territoire, ainsi que sa durée de présence en France qui s'est déroulée de manière irrégulière. Il indique, également, qu'il ne justifie pas être démuni d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine, qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public, et le fait qu'il n'établit pas non plus l'existence de circonstances humanitaires qui feraient obstacle à l'interdiction de retour litigieuse. Dans ces circonstances, il n'est pas établi que le préfet de l'Isère se soit abstenu de procéder à un examen préalable de la situation du requérant au regard des critères susvisés. Par suite, le préfet de l'Isère n'a pas entaché sa décision d'une erreur de droit en prononçant à l'encontre de l'intéressé une interdiction de retour sur le territoire français.

15. Dès lors et compte tenu de ce qui a été dit ci-dessus, la durée limitée à un an de l'interdiction de retour sur le territoire français prise à son encontre n'est pas disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été fixée.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B aux fins d'annulation de l'arrêté attaqué doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses concluions aux fins d'injonction et d'application des articles L.761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B, à Me Aldeguer et au préfet de l'Isère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 avril 2023.

Le magistrat désigné,

C. Vial-Pailler

Le greffier,

G. Morand

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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