jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2302369 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GERIN |
Vu la procédure suivante :
Par requête enregistrée le 16 avril 2023, M. E B, représenté par Me Gerin, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté n° 23-260334 du 24 mars 2023 par lequel la préfète de la Drôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a désigné le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de six mois et l'arrêté n° 23-260334-B du 24 mars 2023 l'ayant assigné à résidence dans la commune de Valence pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre à la préfète de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou subsidiairement, de réexaminer sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. B soutient que :
- la requête est recevable ;
- l'arrêté est entaché de l'incompétence de son signataire ;
- il est entaché d'une insuffisante motivation ;
- le refus de titre de séjour est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- son droit à une vie privée et familiale, tel que protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, s'exerce en France depuis 2016 ;
- la décision l'ayant obligé à quitter le territoire est entachée d'une méconnaissance des droits qu'il tient à être entendu en application de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la décision l'obligeant à quitter le territoire méconnait également les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- la décision lui interdisant le retour sur le territoire français et la décision désignant le pays de destination sont entachées des mêmes vices que les mesures précédentes et de l'illégalité des mesures sur lesquelles elles reposent ;
- la décision portant assignation à résidence est entachée de l'incompétence de son signataire ;
- elle est entachée d'une insuffisante motivation ;
- elle est entaché de l'illégalité de l'arrêté n° 23-260334 du 24 mars 2023 sur lequel elle est fondée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est d'une disproportion manifeste, eu égard, en particulier à l'emploi de commis de cuisine qu'il occupe actuellement.
Par un mémoire enregistré le 20 avril 2023, la préfète de la Drôme conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu :
- l'arrêté attaqué et les autres pièces du dossier ;
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme D en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le magistrat désigné, au cours de l'audience publique du 20 avril 2023, à 14 heures, a appelé l'affaire et a présenté son rapport. Me Gerin a présenté des observations pour M. B, présent à l'audience. La préfète de la Drôme n'est ni présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. En raison de l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur sa requête, il y a lieu de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. E B.
2. M. E B, ressortissant guinéen né le 7 décembre 1992 est entré en France le 8 septembre 2016. Il s'est vu remettre et renouveler des titres de séjour jusqu'au 30 septembre 2019 en qualité d'étudiant. Le 21 juillet 2020, il a fait l'objet d'un refus de renouvellement de titre de séjour et d'une mesure d'éloignement prononcés par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le 16 mars 2023, il a présenté une demande d'admission exceptionnelle au séjour en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 24 mars 2023, la préfète de la Drôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire pour une durée de six mois. Par un arrêté du même jour, elle l'a assigné à résidence dans la commune de Valence pour une durée de 45 jours renouvelable.
Sur l'étendue du litige :
3. Il n'appartient pas au magistrat désigné par le président du tribunal administratif, saisi dans le cas prévu aux articles L. 614-6 et L. 614-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation d'un refus de titre de séjour. Par suite, les conclusions dirigées contre la décision par laquelle la préfète de la Drôme a refusé de délivrer un titre de séjour au requérant doivent être renvoyées devant une formation collégiale du tribunal administratif de Grenoble ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction de délivrance du titre de séjour sollicité.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux arrêtés attaqués :
4. Les arrêtés attaqués ont été signés par Mme A Argouarc'h, secrétaire générale de la préfecture de la Drôme, qui avait reçu, pour ce faire, par un arrêté du 27 août 2021, délégation de signature régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Drôme. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés du 24 mars 2023 doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, l'arrêté énonce, avec une précision suffisante et dépourvue de caractère stéréotypé, les considérations de droit et de fait sur lesquelles la préfète de la Drôme s'est fondée, pour refuser à l'intéressé son admission à titre exceptionnel au séjour en application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, l'arrêté attaqué satisfait à l'exigence de motivation définie aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
6. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance."
7. M. B a certes résidé en France pendant plus de trois ans sous couvert d'un titre de séjour en tant qu'étudiant. Toutefois, ce titre de séjour ne lui donnait pas vocation à résider durablement sur le territoire. Il soutient en outre qu'il est inséré professionnellement depuis février 2017, qu'il a un logement et une assurance, qu'il n'a plus d'attaches en Guinée et qu'il s'est investi dans le bénévolat. Toutefois, le requérant, célibataire et sans charge de famille, ne justifie d'aucune attache familiale ou même amicale en France tandis que, ayant vécu pendant 22 ans dans son pays d'origine, il y a nécessairement conservé des liens. Si l'intéressé justifie avoir travaillé entre 2017 et 2020, son contrat de travail a été suspendu puis rompu en décembre 2020 du fait qu'il était en situation irrégulière. Le contrat de travail à durée indéterminée dont il se prévaut est postérieur à la décision attaquée et son implication dans des actions de bénévolat ne suffit pas à caractériser une insertion. Enfin, M. B a fait l'objet d'une mesure d'éloignement prononcée par un arrêté du 21 juillet 2020 du préfet des Bouches-du-Rhône dont les pièces que l'intéressé verse au dossier ne permettent pas de retenir qu'il ne lui aurait pas été régulièrement notifié. M. B n'a pas exécuté la mesure d'éloignement, ce qui n'est pas le gage d'une insertion dans la société française qui repose sur le respect des décisions administratives. Dans ces conditions et eu égard à la durée de séjour du requérant en France, la préfète de la Drôme n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et n'a dès lors pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en lui faisant obligation de quitter le territoire français. Pour les mêmes motifs, la décision n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
8. Il résulte de ce qui précède que l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'est pas établie. M. B n'est pas fondé à se prévaloir de cette illégalité à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, la mesure contestée intervient après que l'intéressé a déposé une demande de titre de séjour auprès des services préfectoraux au titre de laquelle il a pu exposer l'ensemble de sa situation. Même si M. B n'a pas été invité à présenter des observations sur une éventuelle mesure d'éloignement susceptible d'être prise à son encontre dans l'hypothèse où sa demande de titre de séjour serait refusée, il a ainsi pu exposer les motifs pouvant faire obstacle à son éloignement. En tout état de cause, il n'établit pas qu'il aurait tenté en vain de porter à la connaissance de l'administration des éléments pertinents relatifs à sa situation et de nature à modifier l'appréciation de la préfète. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait été privé du droit d'être entendu résultant du principe général du droit de l'Union européenne.
10. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ".
11. La décision portant obligation de quitter le territoire français en litige a été prise en même temps que celle par laquelle la préfète de la Drôme a refusé de délivrer un titre de séjour au requérant. Cette dernière décision était suffisamment motivée tel que cela a été exposé au point 5 du présent jugement. Dans ces conditions, la mesure d'éloignement n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle du refus de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
12. En troisième lieu, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement.
13. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la mesure d'éloignement soit entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision désignant le pays de destination :
15. La décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachée d'illégalité, M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision désignant le pays de destination. Comme il a été indiqué au point 5, la décision est suffisamment motivée. Pour les motifs énoncés au point 7 du présent jugement, la décision n'est pas entachée d'une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation, le requérant ne faisant d'ailleurs valoir aucun élément qui ferait obstacle à son retour en Guinée.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois :
16. En premier lieu, l'arrêté attaqué énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles repose l'interdiction faite à M. B de revenir sur le territoire français durant six mois. Cette décision est dès lors régulièrement motivée.
17. En deuxième lieu, les décisions portant refus de délivrer un titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination n'étant pas entachées d'illégalité, M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de ces décisions à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français. Pour les motifs énoncés au point 7 du présent jugement, la décision n'est pas entachée d'une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation.
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions en annulation dirigées contre les décisions l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, désignant le pays de destination et faisant interdiction de retour sur le territoire français à M. B pendant une durée de six mois sont rejetées.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
19. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que l'exception d'illégalité de la décision faisant obligation à M. B de quitter le territoire, soulevée contre la décision l'assignant à résidence, doit être écartée.
20. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées ".
21. L'arrêté attaqué vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles il se fonde. En outre, il mentionne que M. B a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai le 24 mars 2023, que son éloignement demeure une perspective raisonnable et qu'il justifie d'une adresse à Valence. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué est suffisamment motivé au regard des dispositions précitées. Par suite, le moyen doit être écarté.
22. En dernier lieu, l'arrêté attaqué prévoit que le requérant doit se présenter deux fois par semaine, les mardi et jeudi à 10 heures, auprès des services de la police nationale à Valence afin de faire constater qu'il respecte la mesure d'assignation à résidence. Si M. B fait valoir que la mesure d'assignation n'est pas proportionnée, il ne se prévaut d'aucune contrainte particulière qui rendrait la mesure disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale. En particulier, l'emploi de commis de cuisine dont il se prévaut constitue une promesse d'embauche conditionnée par l'octroi d'un titre de séjour l'autorisant à travailler sur le sol français, ce dont il est dépourvu. Par suite, les moyens de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de la décision l'assignant à résidence doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et les frais de l'instance :
24. Il y a lieu de réserver ces demandes pour la formation collégiale de jugement qui sera appelée à statuer sur le surplus des conclusions de la requête.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Les conclusions dirigées contre le refus de délivrance du titre de séjour, celles aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont réservées jusqu'à ce qu'il y soit statué en formation collégiale.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E B, à Me Gerin et à la préfète de la Drôme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.
Le magistrat désigné,La greffière,
Mme D Mme C
La République mande et ordonne à la préfète de la Drôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026