jeudi 4 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2302442 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS PETIT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 18 avril et 2 mai 2023, la société La Marizza, représentée par Me Beraldin, demande au juge des référés :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 17 mars 2023 du maire de Romans-sur-Isère portant fermeture administrative de son commerce situé 30 place Maurice Faure ;
2°) de condamner la commune de Romans-sur-Isère à verser à Mme A, son exploitante, la somme de 6 000 euros au titre des pertes d'exploitation subies depuis le 17 mars 2023, jour de la fermeture du commerce ;
3°) de condamner la commune de Romans-sur-Isère à verser à Mme A, une somme de 6 000 euros à titre de provision sur la réparation de son préjudice moral et de l'atteinte portée à la réputation de son commerce ;
2°) de condamner la commune de Romans-sur-Isère au versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'urgence est caractérisée, eu égard aux répercussions financières de la fermeture ;
- l'arrêté est entaché de défaut de motivation ;
- la mesure de police est disproportionnée ;
- la procédure contradictoire prévue par l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration n'a pas été respectée ;
- l'arrêté est illégal en ce qu'il ne prévoit aucune durée de fermeture ;
- il entraîne pour elle des préjudices qui doivent être réparés.
Par un mémoire enregistré le 2 mai 2023, la commune de Romans-sur-Isère, représentée par Me Petit, conclut au non-lieu à statuer sur la demande de suspension et au rejet des demandes indemnitaires.
Elle fait valoir que :
- l'arrêté a été retiré le 2 mai 2023 ;
- les demandes indemnitaires sont irrecevables.
Vu :
- la requête en annulation enregistrée sous le n° 2302441 ;
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 3 mai 2023 à 11 heures, au cours de laquelle a été entendue Me Beraldin, avocate de la société La Marizza.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande de suspension d'exécution :
1. Cette demande a perdu son objet dès lors que l'arrêté attaqué a été abrogé le 2 mai 2023.
Sur les demandes indemnitaires :
2. Ces demandes, qu'elles soient présentées ou non à titre de provision, sont irrecevables dans le cadre d'un recours en référé-suspension.
Sur les frais de procès :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société La Marizza présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er :Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de suspension d'exécution de l'arrêté du 17 mars 2023.
Article 2 :Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à la société La Marizza et à la commune de Romans-sur-Isère.
Fait à Grenoble, le 4 mai 2023.
Le juge des référés,
C. Sogno
Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne à la préfète de la Drôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2302442
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026