jeudi 16 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2302582 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge unique 8 |
| Avocat requérant | SEGHIER |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 2007066 du 29 décembre 2021, le tribunal administratif de Grenoble, statuant sur la requête de Mme B A, a condamné l'Etat à lui verser la somme de 2 000 euros en réparation des préjudices résultant de son absence de relogement et a mis à la charge de l'Etat une somme de 900 euros au profit de Me Seghier au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Par une lettre du 4 avril 2023, Mme A, représentée par Me Seghier, a saisi le tribunal d'une demande tendant à obtenir l'exécution de ce jugement.
Par un courrier du 12 avril 2023, le président du tribunal a informé Mme A du classement administratif de sa demande.
Mme A, représentée par Me Seghier, a demandé le 13 avril 2023 de prescrire par voie juridictionnelle les mesures d'exécution du jugement.
Par ordonnance du 21 avril 20223, le président du tribunal a ouvert, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, une procédure juridictionnelle tendant à ce que soit assurée l'exécution de ce jugement.
Mme A soutient qu'elle est toujours dans l'attente du règlement des sommes qui lui sont dues.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 novembre 2023 à 10 h 19, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la somme de 900 euros a été versée à Me Ghanassia le 4 novembre 2022 ;
- la somme de 2 000 euros a été versée sur le compte Carpa de Me Seghier au profit de Mme A le 14 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La rapporteure publique a été dispensé sur sa demande de prononcer ses conclusions à l'audience publique.
Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu les observations de Me Seghier, représentant Mme A et de Me Lakrar, représentant le préfet de l'Isère.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1 Par une jugement n° 2007066 du 29 décembre 2021, le tribunal administratif de Grenoble, statuant sur la requête de Mme B A, a condamné l'Etat à lui verser la somme de 2 000 euros en réparation des préjudices résultant de son absence de relogement et a mis à la charge de l'Etat une somme de 900 euros au profit de Me Seghier au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
2. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. ".
3. Il résulte de l'instruction et il n'est au demeurant pas contesté que la somme de 900 euros a été versée à Me Seghier le 4 novembre 2022 et que la somme de 2 000 euros a été versée sur le compte Carpa de Me Seghier au profit de Mme A le 14 novembre 2023.
4. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de Mme A tendant à l'exécution du jugement, celui-ci ayant été intégralement exécuté, même si c'est avec un retard considérable.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête n° 2302582.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 novembre 2023.
Le président du tribunal,
J. P. WYSSLa greffière,
L. BOURECHAK
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026