mercredi 7 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2302613 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique 1 |
| Avocat requérant | BORIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 avril 2023 et le 23 mai 2023, M. E A B, représenté par Me Bories, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 avril 2023 par lequel le préfet de la Haute-Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Savoie de réexaminer sa situation dans le mois suivant le jugement et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît le droit d'être entendu ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet de la Haute-Savoie s'est cru à tort en situation de compétence liée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une illégalité en raison de l'illégalité du refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 mai 2023, le préfet de la Haute-Savoie conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative ;
- le président du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à Mme Jourdan, vice-présidente.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La magistrate désignée a présenté son rapport au cours de l'audience publique et a entendu les observations de Me Bories représentant M. A B.
Considérant ce qui suit :
1. M. E A B, ressortissant tunisien né en 1991, déclare être entré sur le territoire français le 6 février 2020. Le 23 avril 2023, il a été interpellé par la direction départementale de la sécurité publique de la Haute-Savoie. Par l'arrêté attaqué du 23 avril 2023, le préfet de la Haute-Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
2. L'arrêté attaqué a été signé par M. C D, sous-préfet de permanence de la préfecture de la Haute-Savoie, qui disposait d'une délégation de signature à cette fin, consentie par arrêté du 15 décembre 2022, régulièrement publié. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet acte, qui manque en fait, doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué comprend les considérations de droit et les éléments de fait qui le fondent, en particulier les éléments constitutifs de la situation personnelle de M. A B. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait insuffisamment motivée ni que le préfet de la Haute-Savoie n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle.
4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier et en particulier du procès-verbal d'audition du 23 avril 2023 que M. A B a pu faire valoir les arguments susceptibles de faire échec à une éventuelle mesure d'éloignement. En tout état de cause, M. A B ne justifie pas d'éléments qu'il aurait tenté de porter à la connaissance du préfet de la Haute-Savoie et qui auraient eu une incidence sur le sens de la décision attaquée. Dès lors, le préfet de la Haute-Savoie n'a pas privé l'intéressé de son droit à être entendu.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que le préfet de la Haute-Savoie se soit cru en situation de compétence liée.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale []. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
7. M. A B soutient qu'il réside habituellement en France depuis plus de trois ans. Toutefois, il est célibataire sans enfant et ne justifie pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident sa mère et sa sœur. Dans ces conditions et eu égard aux conditions et à la durée de séjour du requérant en France, le préfet de la Haute-Savoie n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et n'a dès lors pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour.
8. En cinquième et dernier lieu, la seule circonstance que M. A B justifie être employé en qualité de pizzaiolo en contrat à durée indéterminée depuis avril 2021 ne suffit pas à justifier d'une intégration particulière sur le territoire français. Par ailleurs, la circonstance que l'employeur de M. A B ait sollicité une autorisation de travail le 15 mai 2023 est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée du 23 avril 2023 qui doit être appréciée à la date à laquelle elle a été prise. Dès lors, M. A B, qui n'avait pas déposé de demande de titre de séjour à la date de la décision attaquée, n'est pas fondé soutenir que le préfet de la Haute-Savoie aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en lui faisant obligation de quitter le territoire français.
9. Pour les mêmes motifs, le préfet de la Haute-Savoie n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, l'arrêté attaqué comprend les considérations de droit et les éléments de fait qui le fondent, en particulier les éléments constitutifs de la situation personnelle de M. A B. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait insuffisamment motivée ni que le préfet de la Haute-Savoie n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : [] 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance régulière, dans les cas suivants : 1° L 'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; [] 8° L 'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. "
12. Si M. A B soutient être entré sur le territoire français sous couvert d'un visa touristique, il ne produit aucun document d'identité ou de voyage. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, et en particulier du procès-verbal d'audition du 23 avril 2023, que M. A B ne justifie pas d'une résidence effective et permanente en France. Dès lors, le préfet de la Haute-Savoie n'a pas méconnu l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire. Pour les mêmes motifs, le préfet de la Haute-Savoie n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
13. En troisième et dernier lieu et comme il a été dit au point 7, le préfet de la Haute-Savoie n'a pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire à M. A B.
Sur la décision fixant le pays de destination :
14. En premier lieu, l'arrêté attaqué comprend les considérations de droit et les éléments de fait qui le fondent, en particulier les éléments constitutifs de la situation personnelle de M. A B. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait insuffisamment motivée ni que le préfet de la Haute-Savoie n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle.
15. En second lieu, M. A B ne justifie pas qu'il encourrait des risques personnels, actuels et réels de mauvais traitements en cas de retour dans son pays d'origine ni que les autorités tunisiennes seraient dans l'incapacité de le protéger. Dès lors, le préfet de la Haute-Savoie n'a pas commis d'erreur d'appréciation en fixant le pays de destination.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, compte tenu de ce qu'il a été dit ci-dessus, M. A B n'est pas fondé à invoquer, par voie d'exception, l'illégalité de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
17. En deuxième lieu, la décision attaquée comprend les considérations de droit et les éléments de fait qui la fondent, en particulier les éléments constitutifs de la situation personnelle de M. A B. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Savoie n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle.
18. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. [] ".
19. La décision attaquée mentionne que la présence de M. A B ne représente pas une menace à l'ordre public, qu'il n'a pas fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement, qu'il n'est présent sur le territoire français que depuis plus de trois ans et qu'il ne justifie pas d'attaches familiales ou personnelles en France mais dispose d'attaches familiales dans son pays d'origine. Dès lors, M. A B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait insuffisamment motivée.
20. En quatrième lieu, M. A B n'invoque aucune circonstance humanitaire qui justifierait qu'aucune interdiction de retour ne soit prononcée à son encontre. Par ailleurs, s'il ne représente pas une menace pour l'ordre public et s'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, il n'est présent sur le territoire français que depuis trois ans et il ne justifie pas avoir su nouer des liens anciens, intenses et stables sur le territoire français ni être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident sa mère et ses sœurs. Dès lors, le préfet de la Haute-Savoie n'a pas commis d'erreur d'appréciation en lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
21. En cinquième et dernier lieu et comme il a été dit au point 7, le préfet de la Haute-Savoie n'a pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Pour les mêmes motifs, le préfet de la Haute-Savoie n'a pas commis d'erreur d'appréciation.
22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les conclusions accessoires :
23. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle pas de mesures d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1 : M. A B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E A B, à Me Bories et au préfet de la Haute-Savoie.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juin 2023 .
La magistrate désignée,
D. Jourdan
La greffière,
V. Joly
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2302613
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026