jeudi 4 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2302663 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | HUARD |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2200864 du 16 février 2022, le juge des référés a enjoint au préfet de l'Isère d'orienter M. et Mme B et leur fils vers une structure d'hébergement d'urgence dans un délai de 48 heures à compter de la notification de la décision, sous astreinte de 50 euros par jour de retard après l'expiration de ce délai.
Par une lettre enregistrée le 7 avril 2023, le préfet de l'Isère a informé le tribunal des diligences qu'il a accomplies en vue de l'exécution de l'ordonnance du 16 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. L'Hôte pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, qui s'est tenue le 3 mai 2023 en présence de M. Morand, greffier d'audience, M. L'Hôte, vice-président, a lu son rapport et entendu les observations de Me Huard, représentant M. et Mme B, le préfet de l'Isère n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-7 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. () ".
2. Par une ordonnance du 16 février 2022, le juge des référés du tribunal a enjoint au préfet de l'Isère d'orienter M. et Mme B et leur fils vers une structure d'hébergement d'urgence dans un délai de 48 heures à compter de la notification de la décision, sous astreinte de 50 euros par jour de retard après l'expiration de ce délai.
3. Par un courrier enregistré le 7 avril 2023, le préfet de l'Isère indique que les requérants ont été orientés vers un dispositif d'hébergement d'urgence situé dans la commune de Voreppe en février 2023, mais qu'ils ont refusé cette proposition pour des raisons de santé, souhaitant être hébergés dans l'agglomération grenobloise. Il précise qu'ayant validé ce refus, il a maintenu la priorité des intéressés mais que compte tenu du faible rythme de libération des logements d'urgence par leurs occupants et des contraintes liées à la situation sanitaire de la famille, il ne lui a pas été possible de procéder à une nouvelle orientation. Il ajoute enfin qu'une nouvelle proposition sera prochainement adressée à M. et Mme B. Les requérants ne contestent pas sérieusement l'impossibilité pour le préfet de leur proposer un hébergement adapté au regard de l'état de santé de M. B et ne font valoir aucun élément précis et circonstanciés quant à leur situation actuelle. Dans les circonstances de l'espèce, le préfet de l'Isère doit ainsi être regardé comme ayant accompli, compte tenu des moyens dont il dispose, les diligences nécessaires pour assurer l'exécution de l'ordonnance du juge des référés du 16 février 2022. Par suite, il n'y a pas lieu, en l'état de l'instruction, de procéder à la liquidation de l'astreinte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte prononcée par l'ordonnance du juge des référés n° 2200864 du 16 février 2022.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et Mme D B, à la ministre de la transition écologique, au ministre des solidarités et de la santé et au préfet de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 4 mai 2023.
Le juge des référés,
V. L'HÔTE
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique et au ministre des solidarités et de la santé en ce qui les concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026