Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2302946
jeudi 11 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2302946 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 mai 2023, M. A C demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 7 mai 2023 par lequel le préfet de l'Isère lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.
Il soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 mai 2023, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable en l'absence d'un exposé des faits et de moyens ;
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Heintz, magistrat désigné ;
- les observations de M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 7 mai 2023 par lequel le préfet de l'Isère lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a assorti cette mesure d'une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.
2. M. C fait valoir qu'il vit en concubinage avec une ressortissante française depuis février 2022 avec laquelle il a entamé des démarches pour se marier, qu'il s'occupe des deux enfants de cette dernière et qu'il a entamé en vain diverses démarches pour régulariser sa situation administrative en France. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que son entrée sur le territoire français est récente, en décembre 2021, et que s'il se prévaut de la relation avec sa compagne, il n'établit pas, par ailleurs, être inséré socialement ou professionnellement en France. Dans ces circonstances, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
3. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 7 mai 2023 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mai 2023.
Le magistrat désigné,
M. BLa greffière,
J. BONINO
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.