mardi 16 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2303018 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | LAMY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrée les 11 et 12 mai 2023, M. D B, représenté par Me Lamy, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté, en date du 9 mai 2023, par lequel le préfet de l'Isère l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
Il soutient que :
- La décision n'est pas suffisamment motivée ;
- il travaille et paie ses impôts en France.
Par un mémoire enregistré le 12 mai 2023, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il conteste chacun des moyens soulevés par le requérant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a délégué à M. A les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 15 mai 2023 à 14h, le magistrat désigné a présenté son rapport, et entendu les observations de M. B, assisté de Mme C, interprète, son conseil ne s'étant pas présenté à l'audience.
La clôture de l'instruction a, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, été prononcée à 14h30.
Considérant ce qui suit :
1.M. D B, ressortissant arménien né le 11 septembre 1995 déclare être entré irrégulièrement en France le 15 septembre 2021 pour y solliciter l'asile, qui lui a été refusé par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 31 décembre 2021, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 29 avril 2022. Par un arrêté du 29 juillet 2022, le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, mesure qu'il s'est abstenu d'exécuter. Par l'arrêté attaqué du 9 mai 2023, le préfet de l'Isère l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours en vue de l'exécution de cette mesure.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2.Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Dans les circonstances de l'espèce, compte tenu de la pauvreté des écritures produites par Me Lamy, qui se borne à soulever un moyen tiré du défaut de motivation qui manque en fait, ainsi qu'il est indiqué au point 4, et ne s'est pas même présentée à l'audience, il n'y a pas lieu d'admettre provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle, malgré l'urgence qui s'attache au règlement du présent litige.
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :
3.Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Aux termes de l'article L. 732-1 du même code : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. ".
4.En premier lieu, la décision par laquelle le préfet de l'Isère a assigné à résidence M. B énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, notamment la circonstance qu'il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 29 juillet 2022 qu'il s'est abstenu d'exécuter, et permet ainsi à l'intéressé de la contester utilement. Le moyen tiré du défaut de motivation manque ainsi en fait et doit être écarté.
5.En second lieu, M. B ne peut se prévaloir utilement du fait que l'obligation de se présenter deux fois par semaine à 10h dans les locaux de la gendarmerie de Pont de Chéruy qui lui est faite l'empêcherait d'exercer normalement son activité d'auto entrepreneur dans le secteur de la carrosserie, dès lors qu'il ne dispose d'aucun droit à exercer une telle activité et qu'il est au contraire tenu de quitter le territoire français dans les plus brefs délais.
6.Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. B doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête susvisée de M. B est rejetée dans toutes ses conclusions.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, au préfet de l'Isère ainsi qu'à Me Lamy.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2023.
Le magistrat désigné,
N. ALa greffière,
V. BARNIER
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026