mercredi 4 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2303255 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LE DANTEC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 22 mai 2023, le 18 septembre 2023 et le 18 octobre 2023, ce dernier mémoire non communiqué, M. B D et Mme C D, représentés par Me Le Dantec, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er décembre 2022 par lequel le maire de la commune d'Annecy a délivré à la société civile de construction vente (SCCV) Domaine des Sens un permis d'aménager le tènement cadastré section 11BD n°147, 2p et 92p et situé chemin du Charney à Annecy, ainsi que le rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Annecy une somme de 4 000 euros à leur verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent, dans le dernier état de leurs écritures, que :
- l'arrêté contesté est entaché de l'incompétence de son auteur ;
- il est entaché de l'exception d'illégalité du classement du terrain d'assiette en zone 1AU en méconnaissance des articles R.151-20 et R.123-6 ancien du code de l'urbanisme d'une part et de l'article L.122-10 du code de l'urbanisme d'autre part ;
- le dossier de demande de permis d'aménager est incomplet en méconnaissance des articles R.441-2 et -3 du code de l'urbanisme ;
- il est incomplet en méconnaissance de l'article R.441-4 du code de l'urbanisme ;
- il est incomplet en méconnaissance de l'article R.442-5 a) du code de l'urbanisme ;
- le projet méconnait l'article 2.1AU du règlement du plan local d'urbanisme relatif au taux de logements sociaux ;
- l'accès au tènement méconnait l'article 3.1AU du même document et l'article R.111-2 du code de l'urbanisme ;
- le projet méconnait l'article 4.1AU du plan local d'urbanisme relatif à la desserte des réseaux ;
- il méconnait l'article R.111-2 du code de l'urbanisme et le règlement de la collecte des déchets ménagers du Grand Annecy.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 18 juillet et 29 septembre 2023, la SCCV Domaine des Sens, représentée par Me Petit, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à l'application des articles L.600-5 ou L.600-5-1 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à la condamnation solidaire des requérants à lui verser la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 29 juillet et 28 septembre 2023, la commune d'Annecy, représentée par Me Gaucher, conclut au rejet de la requête et, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à titre principal à la condamnation des requérants à lui verser la somme de 3 000 euros et à titre subsidiaire s'il était fait droit à la requête à la condamnation de la société Domaine des Sens à lui verser la somme de 6 000 euros au titre de ses frais exposés et non compris dans les dépens.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Aubert,
- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,
- et les observations de Me Gras, substituant Me Le Dantec, représentant les requérants et de Me Gaucher, représentant la commune d'Annecy.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 1er décembre 2022, le maire de la commune d'Annecy a délivré à la société Domaine des Sens un permis d'aménager le terrain cadastré section 11BD n°147, 2p et 92p et situé chemin du Charney à Annecy. Par un courrier reçu en mairie le 23 janvier 2023, M. et Mme D ont formé un recours gracieux tendant au retrait de cet arrêté, qui a été tacitement rejeté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la compétence de l'auteur de l'acte :
2. Mme A E, adjointe au maire, signataire de l'arrêté contesté, a reçu délégation à cet effet par un arrêté du maire d'Annecy en date du 13 avril 2022, régulièrement affiché en mairie le même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité du plan local d'urbanisme :
3. En premier lieu, les requérants font état des caractéristiques du terrain d'assiette favorables à son exploitation agricole, s'agissant d'un terrain de 2 hectares actuellement cultivé et qui jouxte un espace boisé et une surface agricole plus vaste au nord. Toutefois, ils ne prétendent ni n'établissent que ces terres seraient nécessaires aux activités agricoles à l'échelle du territoire communal. Par suite, ils ne sont pas fondés à soutenir que le plan local d'urbanisme méconnait l'article L. 122-10 du code de l'urbanisme en ce qu'il classe le secteur de Provins, auquel appartient le terrain d'assiette, en zone 1AU.
4. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que la rue du Pré Seugy, ainsi que les réseaux publics, dont il n'est pas contesté qu'ils disposent d'une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de la zone à urbaniser, existent à proximité immédiate de la zone 1AU3*. Dans ces conditions, le classement du secteur de Provins en zone 1AU ne repose pas sur des faits matériellement inexacts et le moyen tiré de l'exception d'illégalité du plan local d'urbanisme doit être écartée.
En ce qui concerne la complétude du dossier de demande de permis :
5. Aux termes de l'article R.441-3 du code de l'urbanisme : " Le projet d'aménagement comprend une notice précisant:/ 1° L'état initial du terrain et de ses abords et indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants;/ 2o Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet: () b) La composition et l'organisation du projet, la prise en compte des constructions ou paysages avoisinants, le traitement minéral et végétal des voies et espaces publics et collectifs et les solutions retenues pour le stationnement des véhicules;/ c) L'organisation et l'aménagement des accès au projet;/ d) Le traitement des parties du terrain situées en limite du projet;/ e) Les équipements à usage collectif et notamment ceux liés à la collecte des déchets. " A ceux de l'article R.441-4 du même code : " Le projet d'aménagement comprend également:/ 1° Un plan de l'état actuel du terrain à aménager et de ses abords faisant apparaître les constructions et les plantations existantes, les équipements publics qui desservent le terrain, ainsi que, dans le cas où la demande ne concerne pas la totalité de l'unité foncière, la partie de celle-ci qui n'est pas incluse dans le projet d'aménagement;/ 2° Un plan coté dans les trois dimensions faisant apparaître la composition d'ensemble du projet et les plantations à conserver ou à créer. " L'article R.442-5 du même code dispose : " Un projet architectural, paysager et environnemental est joint à la demande. Il tient lieu du projet d'aménagement mentionné au b de l'article R. 441-2. Il comporte, outre les pièces mentionnées aux articles R. 441-2 à R. 441-8:/ a) Deux vues et coupes faisant apparaître la situation du projet dans le profil du terrain naturel; () "
6. D'une part et contrairement à ce qu'indiquent les requérants, la notice, complétée par les pièces PA7 et PA6 relatives à la situation dans le paysage lointain et proche, le programme des travaux PA8-1, le plan de composition PA4 et le plan des réseaux PA8-2-VRD, précisent suffisamment l'état initial du terrain et de ses abords, ainsi que les partis d'insertion du projet notamment par rapport au stationnement, aux accès, et aux équipements collectifs en ce inclus le traitement des déchets. D'autre part, le plan de composition PA4, coté en trois dimensions, précise le raccordement aux réseaux et voies publiques et fait état d'une servitude de passage et réseaux à créer. L'article R. 441-4 du code de l'urbanisme invoqué n'impose par ailleurs pas la production des documents relatifs au lotissement dont est issu le terrain d'assiette du projet. Enfin, la servitude à créer pour bénéficier d'un accès sur la voie publique est mentionnée dans les pièces du dossier et l'arrêté contesté conditionne sa validité à la production de l'acte authentique correspondant, au plus tard au dépôt de la déclaration d'ouverture du chantier. Enfin, le plan PA5 vues et coupes fait apparaître la situation du projet dans le profil du terrain naturel. Au regard de ces éléments, les moyens tirés de l'incomplétude du dossier de demande de permis d'aménager ne peuvent qu'être écartés.
En ce qui concerne la servitude de mixité sociale :
7. Aux termes de l'article 2.1AU du règlement du plan local d'urbanisme : " Au sein du ou des secteurs délimités au document graphique au titre de l'article L. 123-1 16° du code de l'urbanisme, le pourcentage des programmes de logements réalisés devant être affecté à des catégories de logements définis dans le respect des objectifs de mixité sociale est le suivant : () - dans le secteur 1AU3 situé à Provins : 20 % de logements locatifs aidés. "
8. Le terrain d'assiette du projet appartient au secteur 1AU3 situé à Provins, soumis à une servitude de mixité sociale. La notice du dossier de permis d'aménager mentionne qu'est projetée la réalisation de 20 logements dont 6 sont à vocation sociale. La part de logements locatifs aidés est donc de 30%, soit supérieure au minimum requis par l'article 2.1AU du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de sa méconnaissance doit être écarté.
En ce qui concerne l'accès et la voirie :
9. D'une part aux termes de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". D'autre part, à ceux de l'article 3.1AU du règlement du plan local d'urbanisme : " 3.1 - Dispositions concernant les accès : Les occupations et utilisations du sol sont refusées sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à l'importance ou à la destination de l'immeuble ou de l'ensemble d'immeubles envisagé, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie, des engins de déneigement et des engins d'enlèvement des ordures ménagères./ Cette sécurité doit être appréciée compte-tenu notamment de la position des accès, de leur configuration, ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. () Lorsqu'une autorisation d'urbanisme a pour effet la création d'un accès nouveau ou la modification des conditions d'utilisation d'un accès existant à une voie publique, son bénéficiaire doit préalablement à l'exécution des travaux obtenir une autorisation d'accès, précisant notamment les caractéristiques techniques nécessaires eu égard aux exigences de sécurité routière. Cette prescription est également valable lorsque les modifications des conditions d'utilisation d'un accès, ou la création d'un accès, n'impliquent pas une autorisation d'urbanisme. () 3.2 - Dispositions concernant la voirie : Les voies nouvelles ouvertes à la circulation automobile publique doivent avoir des caractéristiques adaptées aux usages quelles supportent. / En tout état de cause, elles ne peuvent comporter une largeur de plateforme inférieure à 5 mètres. / Les voies se terminant en impasse doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules, notamment d'incendie et de secours, puissent faire aisément demi-tour. "
10. En premier lieu, l'absence d'autorisation d'accès prévue au 4ème alinéa de l'article 3.1AU du règlement du plan local d'urbanisme, qui doit être obtenue avant les travaux, est sans incidence sur la légalité de la décision contestée.
11. En deuxième lieu, les requérants ne peuvent utilement soutenir que les voies internes au projet ne permettent pas la circulation et le retournement des véhicules d'incendie et de secours en application des articles 3.1 et 3.2 qui s'appliquent respectivement aux voies de desserte du tènement et aux voies nouvelles ouvertes à la circulation publique. En tout état de cause, les voies internes, dont la bande de roulement est supérieure à quatre mètres et qui présentent quatre aires de retournement, ne méconnaissent pas ces articles du plan local d'urbanisme.
12. En troisième lieu, le permis d'aménager contesté a été délivré sous la condition que la bénéficiaire produise, au plus tard au dépôt de la déclaration d'ouverture de chantier, l'acte authentique de servitude de passage permettant un accès d'une largeur minimale de 5,30 m dont 1,20 m au minimum libre de tout obstacle réservé au cheminement extérieur des piétons, comprises les personnes handicapées, depuis la route de Thônes jusqu'au terrain d'assiette du projet. Tout d'abord, le permis contesté pouvait être assorti d'une telle réserve dès lors que la création d'une servitude de passage entraine seulement une modification portant sur un point précis et limité qui ne nécessite pas la présentation d'un nouveau projet. Ensuite, les requérants ne prétendent et ne démontrent pas que cette prescription serait inutile ou insuffisante à garantir la sécurité de l'accès au tènement mais ils se prévalent de son caractère irréalisable. Toutefois, au regard de l'existence d'une autre voie privée d'accès à des maisons voisines, sur les parcelles cadastrées n°154, 155, 127 et 128, qui jouxte le chemin existant sur la parcelle anciennement cadastrée n°86 et en l'absence d'élément permettant d'affirmer que la mutualisation de ces deux accès ne permettrait pas de respecter les largeurs mentionnées dans la prescription, son caractère réalisable n'est pas contredit par les pièces du dossier. Enfin, il ne ressort pas des écritures de la bénéficiaire qu'elle n'a pas l'intention de respecter la prescription alors au contraire qu'elle explique que la société Provins, déjà propriétaire de la parcelle caadastrée n°86, est en cours de régularisation d'un accord pour l'acquisition de l'intégralité de la voie appartenant aux propriétaires privés voisins.
13. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3.1AU et de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme doit être écarté en toutes ses branches.
En ce qui concerne la desserte par les réseaux :
14. Aux termes de l'article 4.1AU du plan local d'urbanisme, relatif à la desserte par les réseaux : " 4.0 - Alimentation en eau potable : Toute construction à usage d'habitation () doit être raccordée au réseau public de distribution d'eau potable par une conduite de caractéristiques suffisantes. () 4.1- Assainissement : Toute construction occasionnant des rejets d'eaux usées doit être raccordée au réseau public d'assainissement par un dispositif d'évacuation de type séparatif et efficace, conforme aux recommandations techniques prescrites en application des annexes sanitaires du PLU.. () 4.2- occasionnant des rejets d'eaux usées doit être raccordée au réseau public d'assainissement par un dispositif d'évacuation de type séparatif et efficace, conforme aux recommandations techniques prescrites en application des annexes sanitaires du PLU. () ".
15. Les autorisations d'urbanisme étant accordées sous réserve des droits des tiers, ces dispositions n'ont pas pour objet et ne sauraient avoir pour effet d'imposer aux pétitionnaires de justifier, dans leurs demandes d'autorisations d'urbanisme, des autorisations éventuellement nécessaires sur le fondement du droit privé pour assurer le raccordement aux réseaux publics des ouvrages projetés. Par suite, le moyen tiré de l'absence de servitude pour le passage des réseaux sur un chemin privé est inopérant. Quant au moyen tiré de la méconnaissance de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme, il n'est pas fondé dès lors que le projet prévoit un raccordement aux réseaux publics.
En ce qui concerne la collecte des déchets :
16. En premier lieu, les requérants ne peuvent utilement, pour contester le permis d'aménager, se prévaloir de la méconnaissance du règlement de collecte des déchets ménagers qui n'est pas intégré au plan local d'urbanisme. En tout état de cause, leur moyen tiré de la méconnaissance du règlement de collecte des déchets ménagers n'est pas assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Le moyen doit par suite être écarté.
17. En second lieu, le projet d'aménagement prévoit que le stockage des ordures ménagères et du tri sélectif sera réalisé à l'intérieur du programme dans un local d'ordure ménagère et que la présentation des ordures ménagères et du tri sélectif pour la collecte se fera sur la parcelle n°C002 par dépose des bacs amovibles par le gestionnaire du programme sur une plateforme aménagée d'une surface de 18m², qui est directement accessible, depuis la rue du Pré Seugy, au service de la ville en charge de la collecte. Pour garantir l'effectivité de ce système de collecte des déchets ménagers, le maire a assorti son autorisation de deux prescriptions, dont il n'est pas démontré qu'elles seraient irréalisables ou insuffisantes. Dans ces conditions, le maire n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, sur le fondement de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme, en délivrant le permis d'aménager contesté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 1er décembre 2022 doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des défenderesses, qui ne présentent pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, une somme au titre de leurs frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants des sommes au titre de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er :La requête est rejetée.
Article 2 :Les conclusions de la commune d'Annecy et de la société Domaine des Sens présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. et Mme D, à la société Domaine des Sens et à la commune d'Annecy.
Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Sauveplane, président,
- Mme Letellier, première conseillère,
- Mme Aubert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2024.
La rapporteure,
E. Aubert
Le président,
M. Sauveplane
La greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026