mercredi 4 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2303640 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 9 juin 2023, 13 décembre 2023 et le 5 février 2024, la société en nom collectif (SNC) Vinci Immobilier Rhône Alpes Auvergne, représentée par la SELARL AABM Avocats Associés Bergeras Monnier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 avril 2023 par lequel le maire de la commune de Cluses a refusé de lui accorder un permis de construire ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Cluses, dans un délai de 30 jours à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 300 euros par jour de retard passé ce délai, à titre principal de lui délivrer l'autorisation d'urbanisme demandée et à titre subsidiaire de réexaminer sa demande ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Cluses une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
-le maire ne pouvait s'opposer à la délivrance du permis de construire en se fondant sur la méconnaissance de l'article R.111-27 du code de l'urbanisme ;
-la substitution de motifs, sur le fondement du chapitre 9 relatif à la qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère, des articles UB2.3 et UB2.4 relatifs au local deux roues et à l'accessibilité des places de stationnement, de l'article UB3.1 du règlement du plan local d'urbanisme de Cluses, doit être écartée en ce que le projet respecte ces dispositions et à défaut pouvait faire l'objet d'une autorisation soumise à prescriptions ;
- la substitution de motifs sur le fondement des prescriptions du PPRN applicables à l'aléa 47 E relatif à la fluctuation de nappes doit être écartée en ce que le projet respecte ces dispositions et à défaut pouvait faire l'objet d'une autorisation soumise à prescriptions.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 1er décembre 2023 et le 15 avril 2024, ce dernier non communiqué, la commune de Cluses, représentée par Me Petit, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la société Vinci Immobilier Rhône Alpes Auvergne à lui verser une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable en l'absence de possibilité de vérifier que la personne qui a introduit la requête a la qualité pour représenter la société Vinci Immobilier ;
- les moyens d'annulation de la décision de refus de permis de construire ne sont pas fondés ;
- à titre subsidiaire, il convient de substituer au motif opposé dans l'arrêté les motifs tirés de ce que le projet litigieux méconnait les articles 1.2, 1.8, 2.1 et 2.4 du chapitre 9 relatif à la qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère, les dispositions des articles UB2.3, UB2.4, UB3.1 du règlement du plan local d'urbanisme de Cluses ainsi que les prescriptions du PPRN applicables à l'aléa 47 E relatif à la fluctuation de nappes.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Aubert, rapporteure,
- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,
- et les observations de Me Angot, représentant la société Vinci Immobilier Rhône Alpes Auvergne, et de Me Frigière, représentant la commune de Cluses.
Considérant ce qui suit :
1. Par une demande déposée le 12 décembre 2022, et complétée le 18 janvier 2023, la SNC Vinci Immobilier Rhône Alpes Auvergne a demandé le permis de construire un bâtiment collectif de 31 logements sur la parcelle cadastrée section AB n°0576, située 11 rue Ballaloud à Cluses (74). Par l'arrêté contesté en date du 11 avril 2023, le maire de Cluses a refusé cette demande.
Sur la fin de non-recevoir :
2. Il ressort des pièces produites, et notamment les extraits de formulaire Kbis des sociétés concernées, que la SNC Vinci immobilier Rhône Alpes Auvergne est représentée par sa gérante la société Vinci immobilier promotion, qui est elle-même représentée par sa présidente en exercice. Par suite, la fin de non-recevoir tirée du défaut de qualité pour représenter la SNC Vinci immobilier Rhône Alpes Auvergne doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le motif de refus fondant la décision contestée :
3. Aux termes de l'article R.111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. "
4. Le projet appartient à la zone Ub du plan local d'urbanisme, qu'il définit comme un " espace urbain dense de centralité élargie, où les formes urbaines sont hétérogènes ". Il ressort des pièces du dossier et des vues aériennes du site Internet Géoportail de l'urbanisme, librement accessible tant au juge qu'aux parties, que le secteur dans lequel s'insère le terrain d'assiette accueille des logements, sous la forme de maisons individuelles et de bâtiments collectifs, mais également des équipements collectifs, et notamment un gymnase. Ce bâti est hétéroclite, tant dans son gabarit, plusieurs bâtiments de volumes comparables et plus imposants que la construction projetée se trouvant à proximité immédiate du terrain d'assiette, que dans la variété de ses styles architecturaux reflétant la diversité des époques de leur construction. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le site dans lequel s'insère le projet présente un intérêt particulier. Par suite, le maire a fait une inexacte appréciation des circonstances de l'espèce en refusant de délivrer le permis de construire litigieux sur le fondement de l'article R.111-27 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen doit être accueilli.
En ce qui concerne les motifs substitués :
5. Toutefois, l'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
6. La commune de Cluses fait valoir que la décision de refus de permis de construire peut être légalement fondée sur le motif nouveau tiré de la méconnaissance par le projet des dispositions du chapitre 9 relatif à la qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère, des articles UB2.3, UB2.4 relatifs au local deux roues et à l'accessibilité des places de stationnement, de l'article UB3.1 du règlement du plan local d'urbanisme de Cluses ainsi que les prescriptions du PPRN applicables à l'aléa 47 E relatif à la fluctuation de nappes.
7. En premier lieu, le chapitre 9 du règlement du plan local d'urbanisme de Cluses relatif à la qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère prévoit en son article 1 applicable à toutes les constructions : " 1.2/ Enduits et couleurs des façades : () Les enduits devront respecter par leur couleur les tons des enduits et badigeons traditionnels locaux. () 1.8 () Les couleurs des menuiseries extérieures devront respecter les tons des couleurs locales et seront de finition mate. " et en son article 2 applicable aux constructions neuves : " 2.1 () Les toitures-terrasses sont admises à condition que leur intégration dans le site soit établie. () 2.4 Les garde-corps doivent être le plus simple possible et présenter une surface plane. () "
8. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les enduits et badigeons de la construction projetée ne respecteraient pas la couleur et le ton des enduits et badigeons traditionnels locaux visés par le texte. Par ailleurs, les couleurs des menuiseries extérieures du projet étant gris anthracite et les menuiseries des constructions traditionnelles avoisinantes présentant selon la commune une teinte sombre, le projet respecte les tons des couleurs locales. Si la construction projetée comprend des toitures-terrasses comme le mentionne la notice du projet, celles-ci sont intégrées dans le site au regard d'une part de la diversité des langages architecturaux des bâtiments collectifs avoisinants et d'autre part de la présence d'une terrasse en toiture d'un bâtiment collectif situé en face du terrain d'assiette. Enfin, les garde-corps projetés présentent une forme simple et une face plane conformément aux prescriptions du document d'urbanisme. Par suite, le motif de refus tiré de la méconnaissance des prescriptions du chapitre 9 du règlement d'urbanisme ne peut être substitué au motif initial opposé.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article 2.3 du règlement du plan local d'urbanisme de Cluses applicable à la zone Ub : " Les aires de stationnement doivent comporter des plantations, à raison d'au moins un arbre pour 5 places, à l'emplacement des stationnements. "
10. Le projet, qui compte sept places en extérieur, doit prévoir au moins un arbre à l'emplacement des stationnements. L'arbre projeté entre les places 5 et 6 de l'aire de stationnement répond à la prescription de cet article du plan local d'urbanisme et le refus de délivrer un permis de construire à la société requérante ne peut être fondé sur sa méconnaissance. Par suite, le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article 2.3 du règlement du plan local d'urbanisme ne peut être substitué au motif initial opposé.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone Ub : " () Chaque emplacement de stationnement doit être directement accessible à partir des voies de circulation, qu'elles soient situées en sous-sol ou en surface de l'opération. Pour les opérations de construction neuve à partir de 500 m2 de surface de plancher de logements créés, des stationnements sécurisés et abrités pour deux roues sont obligatoires, avec un minimum d'1 m2 de stationnement deux roues par logement. () "
12. D'une part, les deux locaux projetés pour les deux roues sont situés en rez-de-chaussée et ont un accès direct sur les aires de stationnement couvertes et libres. Dans ces conditions et bien qu'ils soient qualifiés de locaux vélos dans les pièces de la demande de permis de construire, ces stationnements sécurisés et abrités sont directement accessibles aux deux roues motorisées ou non, conformément aux prescriptions du document d'urbanisme. D'autre part, la largeur pour circuler entre les places de stationnement couvert situées au rez-de-chaussée et au sous-sol, comprise entre 5,80 et 6 mètres, est suffisante pour manœuvrer un véhicule en entrée et en sortie de stationnement et ces places sont, en tout état de cause, directement accessibles à partir des voies de circulation comme le requiert le règlement d'urbanisme. Par suite, le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme ne peut être substitué au motif initial opposé.
13. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone Ub : " L'accès des constructions doit être assuré par une voie, publique ou privée, et aménagé de façon à ne pas présenter de risques pour la sécurité des biens et des usagers des voies ou pour celle des personnes utilisant ces accès. /Le nombre des accès sur les voies publiques est limité à un accès par unité foncière et par voie. En particulier, lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, les constructions peuvent n'être autorisées que sous réserve que l'accès soit établi sur la voie où la gêne pour la circulation sera la moindre. Cette gêne sera appréciée, notamment en fonction des aménagements qui pourraient être réalisés sur l'une ou l'autre voie. Le gestionnaire de la voie devra être consulté pour tout aménagement. "
14. La commune soutient qu'en prévoyant un accès par la rue Ballaloud et non par la rue Emile Favre, qui présenterait une gêne moindre à la circulation, le projet méconnaitrait ces dispositions. Toutefois, la commune ne prétend pas que des aménagements sont requis du fait de l'accès par la rue Ballaloud. Par ailleurs, si l'accès par la rue Ballaloud implique le passage d'une rampe de 4.5% pour compenser la différence de niveau entre la rue et le terrain, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette configuration serait de nature à générer une gêne pour la circulation. Enfin, la rue Emile Favre est certes à sens unique, mais elle est dédiée au stationnement des autocars, de sorte que l'accès au tènement présenterait l'inconvénient de se situer au niveau de l'intersection avec la rue Ballaloud. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'accès sur la voie Emile Favre présenterait une gêne moindre pour la circulation que l'accès projeté sur la voie Ballaloud. Par suite, le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme ne peut être substitué au motif initial opposé.
15. En cinquième lieu, le règlement E du plan de prévention des risques naturels prévisibles de la commune de Cluses applicable au terrain d'assiette du projet dispose : " On n'aménagera aucune pièce d'habitation ou infrastructure essentielle au fonctionnement normal du bâtiment (chaudières, ascenseurs, etc) à moins de 0.50 mètres au-dessus du terrain naturel, sauf réalisation d'un cuvelage étanche, ou toute autre technique de mise hors d'eau validée par une étude hydrogéologique. "
16. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le transformateur électrique est projeté au rez-de-chaussée du bâtiment, à 60 cm au-dessus du terrain naturel. Dans ces conditions, et alors que le cuvelage n'est prescrit par le PPR qu'à titre d'alternative à la surélévation, l'installation du transformateur répond aux exigences de ce texte. D'autre part, la rampe d'accès au parking souterrain de la construction n'entre pas dans le champ de cette prescription du PPR. Par suite, le motif de refus tiré de la méconnaissance du règlement E du plan de prévention des risques naturels ne peut être substitué au motif initial opposé.
17. Il résulte de ce qui précède que les motifs nouveaux invoqués ne pouvant être substitués au motif illégal, l'arrêté du 11 avril 2023 par lequel le maire de Cluses a refusé le permis de construire sollicité doit être annulé.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
18. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à déclaration de travaux après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncé dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
19. En l'espèce, le présent jugement censure l'intégralité des motifs de refus opposés à la société pétitionnaire et ceux substitués en cours d'instance. Il ne résulte pas de l'instruction ni qu'un autre motif pourrait justifier la décision attaquée ni qu'un changement de circonstances interdirait la délivrance du permis de construire. Par suite, il implique nécessairement que le maire de Cluses délivre à la société Vinci Immobilier Rhône Alpes Auvergne le permis de construire sollicité. Il lui sera enjoint d'y procéder dans le délai de 2 mois à compter de la notification du présent jugement. En revanche, il n'y a pas lieu, à ce stade, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
20. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la requérante, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de commune de Cluses une somme de 1 500 euros à verser à la société Vinci immobilier Rhône Alpes Auvergne sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er :L'arrêté du 11 avril 2023 du maire de la commune de Cluses est annulé.
Article 2 :Il est enjoint à la commune de Cluses de délivrer à la société Vinci Immobilier Rhône Alpes Auvergne le permis de construire sollicité dans un délai de 2 mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 :La commune de Cluses versera à la société Vinci Immobilier Rhône Alpes Auvergne la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 :Le surplus des conclusions formées au titre des frais de l'instance est rejeté.
Article 5 :Le présent jugement sera notifié à la société Vinci Immobilier Rhône Alpes Auvergne et à la commune de Cluses.
Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Sauveplane, président,
- Mme Letellier, première conseillère,
- Mme Aubert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2024.
La rapporteure,
E. Aubert
Le président,
M. Sauveplane
La greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2303640
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026