vendredi 23 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2303667 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL PAILLAT CONTI BORY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 10, 16 et 20 juin 2023, M. et Mme C et B A, représentés par Me Gelpi, demandent au juge des référés :
1°) de suspendre l'exécution du permis de construire délivré le 22 juin 2022 par le maire de la Plagne-Tarentaise à la SAS BMC Joly Holding et de la décision du 6 octobre 2002 ayant rejeté leur recours gracieux ;
2°) de condamner la commune de la Plagne-Tarentaise au versement d'une somme de 8 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie ;
- la décision du 6 octobre 2022 est insuffisamment motivée ;
- la compétence du signataire du permis de construire n'est pas démontrée ;
- le manque de concertation préalable est regrettable ;
- le projet ne comporte pas le nombre de places de stationnement requis par l'article 3UT d) du règlement du plan local d'urbanisme ;
- le projet ne respecte pas l'article 3UT a) du règlement ;
- il ne respecte pas la réglementation sur les établissements recevant du public (ERP) ;
- le dossier de permis de construire est insuffisant au regard des articles R. 431-7 à R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
- il n'existe pas d'étude de sols et les article R. 111-2, R. 111-3 et R. 111-27 du code de l'urbanisme sont méconnus ;
- aucune certification d'un bureau thermique n'est versée au dossier pour justifier des performances énergétiques du bâtiment ;
- la pétitionnaire n'a pas exercé de référé préventif.
Par un mémoire enregistré le 16 juin 2023, la SAS BMC Joly Holding, représentée par Me Poncin, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. et Mme A à lui verser une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête en suspension est tardive, par application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme ;
- l'intérêt pour agir n'est pas justifié ;
- aucun des moyens n'est sérieux.
Par des mémoires enregistrés les 19 et 20 juin 2023, la commune de la Plagne-Tarentaise, représentée par Me Bory, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. et Mme A à lui verser une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête en suspension est tardive, par application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme ;
- aucun des moyens n'est sérieux.
Vu :
- la requête en annulation enregistrée sous le n° 2207540 ;
- les autres pièces du dossier ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 21 juin 2023 à 15 heures au cours de laquelle ont été entendus Me Gelpi pour les requérants, de Me Bory pour la commune de La Plagne Tarentaise et de Me Poncin pour la SAS BMC Joly Holding.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande de suspension d'exécution :
1. En vertu de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, un recours dirigé contre une décision de non-opposition à déclaration préalable ou contre un permis de construire, d'aménager ou de démolir ne peut être assorti d'une requête en référé suspension que jusqu'à l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le juge saisi en premier ressort. L'article R. 600-5 du même code dispose que, dans les instances concernant de telles décisions, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense.
2. En l'espèce, M. et Mme A ont accusé réception du premier mémoire en défense, celui de la SAS BMC Joly Holding, le 1er février 2023. Dès lors, la requête en référé-suspension, qui a été introduite plus de deux mois après cette date est irrecevable en application des dispositions citées au point précédent.
Sur les frais de procès :
3. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. et Mme A doivent dès lors être rejetées.
4. . Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. et Mme A des sommes de 1 000 euros à verser à la commune de la Plagne-Tarentaise comme à la SAS BMC Joly Holding en application de ces dispositions.
O R D O N N E
Article 1er :La requête de M. et Mme A est rejetée.
Article 2 :M. et Mme A verseront à la commune de la Plagne-Tarentaise une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :M. et Mme A verseront à la SAS BMC Joly Holding une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 :La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme C et B A, à la commune de la Plagne-Tarentaise et à la SAS BMC Joly Holding.
Fait à Grenoble, le 23 juin 2023.
Le juge des référés,
C. Sogno
Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2303667
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026