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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2303964

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2303964

mardi 7 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2303964
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantCACCIAPAGLIA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C... d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du 20 avril 2023 refusant l'extension de son agrément d'assistante familiale. En cours d'instance, le département de la Drôme a accordé l'agrément sollicité par une décision du 14 mars 2024. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 juin 2023, Mme C..., représentée par Me Cacciapaglia, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 20 avril 2023 par laquelle la présidente du conseil départemental de la Drôme a refusé d’étendre son agrément en qualité d’assistante familiale ;

2°) d’enjoindre au département de la Drôme de lui délivrer une extension de son agrément afin de bénéficier d’une 3e place d’accueil, dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du département de la Drôme une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la décision attaquée :
-
est entachée d’incompétence ;
-
est insuffisamment motivée ;
-
est entachée de vices de procédure en méconnaissance des articles R.421-6, D.421-9 et L. 421-3 du code de l’action sociale et des familles ;
-
est entachée d’un détournement de pouvoir ;
-
est entachée d’erreur d’appréciation et méconnaît les articles L. 421-2, R.421-3 du code de l’action sociale et des familles ainsi que l’annexe 4-9 du référentiel fixant les critères de l’agrément des assistants familiaux.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 21 août 2023 et 2 avril 2024, le département de la Drôme conclut en dernier lieu au non-lieu à statuer, l’agrément sollicité ayant été accordé par décision du 14 mars 2024.

Par un mémoire enregistré le 5 septembre 2025, Mme C... déclare maintenir sa demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Fourcade,
- les conclusions de Mme Frapolli, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :


Le département de Drôme a fait doit à la demande de Mme C... par une décision du 14 mars 2024 lui octroyant un agrément pour l’accueil de 3 mineurs ou jeunes majeurs. Mme C..., qui a accueilli, à la demande du département, trois mineurs depuis février 2022, ne se prévaut d’aucune circonstance pouvant justifier le maintien de sa requête. Ainsi, il n’y a plus lieu, pour le juge de la légalité, de statuer sur le mérite de ce recours.

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requérante présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fins d’annulation et d’injonction de la requête.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... C... et au département de la Drôme.

Délibéré après l'audience du 23 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Vial-Pailler, président,
Mme Fourcade, première conseillère,
Mme Akoun, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 2025.


La rapporteure,

F. FOURCADE

Le président,

C. VIAL-PAILLER

Le greffier,





G. MORAND


La République mande et ordonne à la préfète de la Drôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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