Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2304032
mardi 11 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2304032 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCHURMANN |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, une pièce et un mémoire, enregistrés les 26 juin 2023 et 10 juillet 2023, M. A B, représenté par Me Schürmann, demande au juge des référés :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision par laquelle le préfet de l'Isère a refusé
de lui accorder un rendez-vous pour lui renouveler son récépissé de demande de titre de
séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet de renouveler ce récépissé, dans un délai de 5 jours et sous astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision de refus de délivrance du récépissé, prise en méconnaissance de l'article L. 431-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 juillet 2023, le préfet de l'Isère, conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir qu'un rendez-vous a été accordé à l'intéressé le 10 juillet 2023.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 28 juin 2023 sous le numéro 2304031 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. d'Argenson pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, ont été entendues :
- le rapport de M. d'Argenson ;
- les observations de Me Rouvier, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Postérieurement à l'introduction de la requête, un récépissé a été accordé à M. B, valable jusqu'au 9 octobre 2023. Les conclusions à fin de suspension et d'injonction de la requête étant devenues sans objet, il n'y a plus lieu d'y statuer.
2. M. B a été admis à l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Schürmann, avocate de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Schürmann de la somme de 900 euros.
O R D O N N E:
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction de la requête.
Article 3 : Sous réserve que Me Schürmann renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Schürmann, avocate de M. B, une somme de 900 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Schürmann et au préfet de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2023.
Le juge des référés,
P.-H. D'ARGENSON
Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°220403