jeudi 3 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2304495 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge unique 3 |
| Avocat requérant | DJINDEREDJIAN |
Vu la procédure suivante :
I) Par une requête enregistrée le 12 juillet 2023, M. B, représenté par Me Djinderedjian, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à titre provisoire à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 16 juin 2023 par lequel le Préfet de la Haute-Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours avec interdiction d'y retourner pendant une durée d'un an et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre audit préfet de réexaminer sa situation et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans le délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative outre les articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 ;
M. B soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3-1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
L'interdiction de retour sur le territoire français :
- méconnaît les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er aout 2023, le Préfet de la Haute-Savoie conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
II) Par une requête enregistrée le 12 juillet 2023, Mme D, représentée par Me Djinderedjian, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à titre provisoire à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 16 juin 2023 par lequel le Préfet de la Haute-Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours avec interdiction d'y retourner pendant une durée d'un an et a fixé le pays de destination en cas d'exécution forcée de la mesure d'éloignement ;
3°) d'enjoindre audit préfet de réexaminer sa situation et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans le délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative outre les articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 ;
Mme D soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3-1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
L'interdiction de retour sur le territoire français :
- méconnaît les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2023, le Préfet de la Haute-Savoie conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Vu :
-les autres pièces du dossier,
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950,
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
-la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
-le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Morel en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 3 août 2023 à 11h30 au cours de laquelle ont été entendus :
- le rapport de M. Morel ;
- les observations de M. B et Mme D assistés de Mm E, interprète en albanais.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B et Mme D, ressortissants albanais sont nés respectivement en 1999 à Peqin et en 1994 à Kavaje. Ils sont concubins et sont entrés régulièrement sur le territoire français le 12 juillet 2021 munis de leurs passeports biométriques albanais, Mme D étant accompagnée de ses deux enfants mineurs. Le 8 mars 2023 l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a en procédure accélérée rejeté leur demande d'asile. Par arrêtés du 16 juin 2023, le préfet de la Haute-Savoie leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et leur a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an.
2. Les requêtes visées ci-dessus concernent un couple d'étrangers en situation de concubinage et présentent à juger les mêmes questions. Elles ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique: " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur les requêtes de M. B et de Mme D, de prononcer leur admission provisoire à l'aide juridictionnelle ;
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination :
4. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
5. Les requérants soutiennent que natifs de Peqin s'agissant de M. B et de Kavaje s'agissant de Mme D, ils ne sont admissibles dans aucun autre pays que l'Albanie dont ils sont ressortissants. Ils soutiennent craindre d'être exposés à des actes de violence et de discrimination dans la mesure où Mme D appartient à la minorité Rom et M. B à la communauté égyptienne. Mme D fait valoir qu'elle a été mariée de force à l'âge de 15 ans avec M. C et a été victime de violences conjugales. Elle indique qu'elle a eu deux enfants avec lui nés en 2010 et 2013 en Albanie. Le 14 décembre 2018 elle a divorcé et a commencé à fréquenter M. B. Lorsque son ancien époux a découvert cette union il a adopté un comportement menaçant et violent à son encontre et à l'encontre de M. B. Deux plaintes du chef de violence ont été déposées contre M. C mais n'ont pas donné lieu à une enquête pénale. Mme D indique que sa famille n'a été d'aucun soutien, le divorce étant très mal accepté en raison des us et coutumes. La famille de M. B a également rejeté cette nouvelle union, cette animosité ayant été accentuée après que le père de M. B soit directement menacé par l'ancien époux de Mme D. La famille de M. B aurait pour mettre fin à cette relation avec Mme D organisé un mariage arrangé entre M. B et une jeune femme issue d'une famille proche mais impliquée dans un réseau de proxénétisme en Italie. M. B s'est fiancé avec cette jeune femme mais peu de temps après il s'en est séparé et aurait repris secrètement sa relation amoureuse avec Mme D. M. C aurait alors réitéré ses menaces à leur encontre. Se sentant déshonorée, la famille de la fiancée aurait également menacé M. B et Mme D en 2021. M. C aurait agressé et menacé par arme à feu M. B. Les requérants soutiennent que c'est dans ce contexte de forte insécurité que le 10 juillet 2021 ils ont quitté leur pays avec les enfants de Mme D. Mme D soutient que M. C et son frère Saléo vont la retrouver pour la violer, lui raser la tête et récupérer les enfants. Deux plaintes ont été déposés les 25 mars 2022 et 8 avril 2022 ce qui a conduit le procureur de la République à remettre à Mme D un téléphone d'alerte grave danger permettant de provoquer l'intervention des forces de l'ordre en cas de survenance du danger. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a le 8 mars 2023 rejeté la demande de reconnaissance de statut de réfugiés déposé par les intéressés. S'ils se prévalent des deux plaintes déposées auprès de la gendarmerie de Rumilly pour des menaces reçues de l'ex-conjoint de Mme D ils ne produisent aucun élément nouveau permettant d'attester la réalité, la pérennité et l'actualité des risques encourus sur leurs personnes en cas de retour en Albanie alors même que Mme D a indiqué lors de son audition que son ex-conjoint résidait en Allemagne. Les requérants ne produisent aucun élément autre que ceux sur lequel l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) était en possession quand il a pris sa décision de rejet laquelle est intervenue postérieurement aux dépôts de plainte invoqués. Dans ces conditions, les décisions attaquées ne méconnaissant pas les articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales le moyen sera écarté.
6. Compte tenu de ce qui a été indiqué au point 5 les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les obligations de quitter le territoire français portent à leur droit au respect de la vie privée et familiale des requérants une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elles ont été édictées et méconnaitraient de ce fait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il résulte des mêmes circonstances que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire :
7. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ". Selon l'article L. 613-2 du même code : " () les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ".
8. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
9. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
10. Les requérants n'ont pas fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement. Toutefois ils ne sont présents sur le territoire français que depuis un an et 11 mois à la date des décisions attaquées et ils ne démontrent pas être dépourvus de liens familiaux en Albanie où ils ont vécu une partie substantielle de leur vie. M. B et Mme D et ses enfants mineurs se trouvent dans la même situation administrative. En fixant à un an l'interdiction de retour du territoire la préfète n'a en conséquence pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation ni d'erreur de droit.
11. Il résulte de tout ce qui précède que M. B et Mme D ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés attaqués. Par voie de conséquence, leurs conclusions présentées aux fins d'injonction et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. B et Mme D sont admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B et Mme D, à Me Djinderedjian, et au Préfet de la Haute-Savoie.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 août 2023.
Le magistrat désigné,
S. Morel Le greffier,
J. Bonino
La République mande et ordonne au Préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2304495-n°2304496
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026