mardi 22 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2305240 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | TERRASSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 août 2023, M. A C, représenté par Me Terrasson, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 2023 730 596 du 8 août 2023 par lequel le préfet de la Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'annuler l'arrêté n° 2023 730 597 du 8 août 2023 par lequel le préfet de la Savoie l'a assigné à résidence dans l'arrondissement de Chambéry (Savoie) pour une durée de 45 jours renouvelable une fois ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Savoie de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et, dans l'attente, de lui délivrer, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours ;
4°) d'enjoindre au préfet de mettre fin au signalement de M. C dans le système d'information Schengen procédant de l'interdiction de retour du 8 août 2023 dont il demande l'annulation ;
5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que
- les arrêtés attaqués sont entachés d'incompétence ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne le refus de départ volontaire :
- il est illégal compte tenu de l'illégalité de la mesure d'éloignement ; En ce qui concerne l'interdiction de retour d'une durée d'un an :
- elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la mesure d'éloignement et de la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 et de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
- elle est illégale compte tenu de l'illégalité de l'arrêté n° 2023 730 596 du 8 août 2023 notamment de la mesure d'éloignement.
La requête a été communiquée, le 11 août 2023, au préfet de la Savoie qui n'a pas produit d'observations en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Bardad en application de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bardad, première conseillère,
- les observations de Me Terrasson, avocat de M. C, qui d'une part, reprend à l'audience les conclusions et moyens de la requête et d'autre part, soulève un moyen nouveau tiré de ce que la mesure d'éloignement et l'interdiction de retour sur le territoire français méconnaissent l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant albanais né le 5 octobre 1997, est entré en France, en juillet 2019, sous couvert d'un passeport en cours de validité. Il se maintient irrégulièrement sur le territoire national depuis l'expiration du délai de trois mois suivant son entrée et n'a jamais sollicité de titre de séjour. Par un arrêté du 8 août 2023, notifié le même jour, le préfet de la Savoie a obligé M. C à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un second arrêté du 8 août 2023, notifié le même jour, le préfet l'a assigné à résidence dans l'arrondissement de Chambéry (Savoie) pour une durée de 45 jours renouvelable une fois. M. C demande l'annulation de ces arrêtés.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux arrêtés attaqués :
2. Les arrêtés n° 2023 730 596 et n° 2023 730 597 du 8 août 2023 ont été signés par M. B D, directeur de cabinet du préfet de la Savoie, qui disposait d'une délégation consentie à cet effet par un arrêté du 3 juillet 2023 publié, le 4 juillet 2023, au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Savoie.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
4. Il ressort des pièces du dossier et en particulier des termes de la décision attaquée que M. C a quitté son pays d'origine pour des raisons économiques. Il se maintient en situation irrégulière sur le territoire national depuis l'expiration du délai de 3 mois suivant la date à laquelle il est entré, soit au cours du mois de juillet 2019. S'il se prévaut notamment de la conclusion d'un contrat de travail à durée indéterminée à compter du 1er mai 2023, il ne justifie pas d'un droit au travail en France. Par ailleurs, son épouse, également de nationalité albanaise, se trouve dans la même situation administrative que la sienne. Aucune circonstance ne fait ainsi obstacle à ce que la cellule familiale, composée du couple et de leur enfant âgé de deux ans, se reconstitue en Albanie. En outre, l'intéressé n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 21 ans et où résident notamment ses parents. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Savoie aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale, une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'erreur de fait ni d'erreur manifeste d'appréciation.
5. En second lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990, publiée par décret du 8 octobre 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
6. La décision attaquée n'a ni pour objet ni pour effet de séparer M. C de son enfant mineur. Par ailleurs, tous les membres de la famille étant de même nationalité, aucune circonstance ne fait obstacle à ce que la cellule familiale, composée du couple et de leur enfant âgé de deux ans, se reconstitue en Albanie. Par suite, le préfet n'a pas méconnu les dispositions de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroyer un délai de départ volontaire :
7. L'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, M. C n'est pas fondé à se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :
8. En premier lieu, l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire n'étant pas établie, M. C n'est pas fondé à se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision par laquelle le préfet de la Savoie a prononcé à son encontre, une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ". Aux termes de l'article L. 613-2 de ce code : " les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".
10. L'autorité compétente pour prononcer à l'encontre d'un étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée a l'obligation de tenir compte des quatre critères énumérés par l'article L. 612-10, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. Il résulte également des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la mesure d'interdiction de retour doit être obligatoirement motivée au regard de la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français et de la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France. En revanche, si le préfet ne retient pas la menace à l'ordre public, il n'a pas à motiver la décision d'interdiction de retour au regard de ce critère. De même, si l'étranger n'a pas déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement, il n'y a pas lieu pour le préfet de motiver la mesure d'interdiction de retour au regard de ce critère.
11. Il ressort des termes de la décision attaquée que pour prononcer à l'encontre de M. C, une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, le préfet de la Savoie s'est fondé notamment sur la durée du séjour du requérant, l'absence de vie privée et familiale ancrée dans la durée en France et d'insertion sociale ou professionnelle particulière. L'autorité administrative a également relevé que l'intéressé se maintenait en situation irrégulière sur le territoire national, qu'il ne justifiait pas de moyens d'existence légaux, que son épouse était dans la même situation administrative que la sienne et qu'il n'avait engagé aucune démarche afin de régulariser sa situation administrative.
12. En l'espèce, le préfet de la Savoie, qui n'a pas constaté l'existence d'une menace à l'ordre public ni la soustraction de l'intéressé à une précédente mesure d'éloignement, n'était pas tenu de motiver l'interdiction de retour au regard de ces critères. Par suite, l'interdiction de retour sur le territoire français est suffisamment motivée conformément aux dispositions de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
13. Par ailleurs, il résulte des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ volontaire, il assortit sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du même à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
14. Le fait que le préfet de la Savoie n'ait pas mentionné, dans les termes de la décision attaquée, que le comportement de M. C ne constituait pas une menace pour l'ordre public et qu'il n'a pas fait ou non l'objet d'une précédente mesure d'éloignement ne permet pas à lui seul de considérer que l'autorité administrative n'aurait pas pris en considération l'ensemble des critères énoncés par les dispositions de l'article L. 612-10 dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé représenterait une telle menace ni qu'il ait déjà fait l'objet d'un éloignement. Dans ces conditions, compte tenu de la durée et des conditions du séjour en France de M. C qui ont été régulièrement appréciées par l'autorité administrative, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Le préfet de la Savoie n'a pas davantage commis d'erreur d'appréciation en assortissant sa mesure d'éloignement d'une interdiction de retour d'une durée d'un an sur le territoire français.
15. En troisième lieu, compte tenu de ce qui a été exposé au point 4 du présent jugement, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet ne pouvait lui interdire de revenir sur le territoire français compte-tenu de ses liens personnels et familiaux en France. Par suite, la décision en litige n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts qu'elle poursuit et ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
16. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés au point 6, le préfet de la Savoie n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
17. L'illégalité de l'arrêté n° 2023 730 596 du 8 août 2023 n'étant pas établie, M. C n'est, en tout état de cause, pas fondé à se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision par laquelle le préfet de la Savoie l'a assigné à résidence dans l'arrondissement de Chambéry (Savoie).
18. Il résulte de l'ensemble de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du préfet de la Savoie du 8 août 2023 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour sur le territoire français et assignation à résidence. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de la Savoie.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 août 2023.
La magistrate désignée,
N. BARDAD
La greffière,
V. JOLY
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026