mardi 17 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2306007 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LEBOEUF |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 septembre 2023, M. C B, représenté par Me Leboeuf, demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre au préfet de la Drôme et à l'Agence nationale des titres sécurisés de lui délivrer son permis de conduire, sous astreinte de 50 euros par jour à compter de la décision à intervenir. ;
2°) de condamner le préfet de la Drôme et l'Agence nationale des titres sécurisés à lui verser la somme de 2 000 euros en réparation des préjudices subis du fait du retard dans la délivrance de son permis de conduire depuis janvier 2023 ;
3°) de condamner le préfet de la Drôme et l'Agence nationale des titres sécurisés au paiement des frais non compris dans les dépens sur le fondement de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
- rien ne s'oppose à ce qu'on lui délivre son nouveau permis de conduire, la période d'interdiction de passage ayant été purgée depuis le 10 janvier 2023 et il a réussi les épreuves théoriques le 13 janvier 2023 ;
- le retard dans la délivrance de son permis lui cause un préjudice direct et certain.
Par un mémoire en défens,e enregistré le 11 octobre 2023 à 10 h 54, le préfet de la Drôme conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie ;
- M. B ne fait valoir aucun moyen sérieux contre sa décision.
La requête a été communiquée à l'Agence nationale des titres sécurisés qui n'a pas produit de mémoire en défense.
M. B a produit une note en délibéré, enregistrée le 12 octobre 2023, non communiquée.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. "
2. Il résulte de l'instruction que, par courrier du 10 octobre 2023, le préfet de la Drôme a invité M. B à prendre rendez-vous avec le référent fraude de la préfecture pour examiner sa demande de délivrance d'un permis de conduire. A l'issue de la procédure naîtra une décision administrative, implicite ou explicite, que le requérant pourra éventuellement contester devant le tribunal administratif.
3. Par suite, la mesure sollicitée par le requérant ne revêt par un caractère d'utilité et ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 doivent être rejetées. Les autres conclusions de sa requête doivent en tout état de cause être rejetées par voie de conséquence.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à l'Agence nationale des titres sécurisés.
Copie en sera adressée au préfet de la Drôme.
Fait à Grenoble, le 17 octobre 2023.
Le juge des référés, La greffière,
J.P. A L. BOURECHAK
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026