jeudi 16 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2306709 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Avocat requérant | GHANASSIA |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2207349 du 13 janvier 2023, le juge des référés du tribunal administratif a enjoint à la commission de médiation de l'Isère de réexaminer la demande d'hébergement de Mme A D dans une délai de quinez jours à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 50 euros par semaine de retard et de verser à Me Ghanassia la somme de 900 euros dans le délai d'une semaine à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 100 euros par semaine de retard ; il a enfin condamné le préfet de l'Isère à verser la somme de 900 euros à Me Ghanassia au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires enregistrés le 17 avril et le 15 novembre 2023, le préfet de l'Isère demande la liquidation définitive de l'astreinte prononcée par ce jugement.
Il soutient que :
- la commission de médiation a réexaminé la situation de Mme C le 5 avril 2023 ;
- les sommes dues à Me Ghanassia au titre des frais irrépétibles ont été réglées le 13 janvier 2023 et en septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu les observations de Mme B, représentant le préfet de l'Isère.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, il résulte des dispositions du livre V du code de justice administrative, combinées avec celles des articles L. 911-1, L. 911-2, L. 911-3 et L. 911-7 du même code, qu'il appartient au juge des référés statuant en application de l'article L. 521-2 de se prononcer sur la liquidation d'une astreinte précédemment prononcée par lui. D'autre part, aux termes de l'article L. 911-7 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ".
2. Il résulte de l'instruction que la situation de Mme E a été réexaminée par la commission de médiation de l'Isère le 5 avril 2023 et que la somme de 900 euros a été versée à Me Ghanassia le 13 septembre 2023. Il résulte également de l'instruction que Mme E est hébergée depuis le 22 septembre 2022. Dans les circonstances de l'espèce, l'Etat doit donc être regardé comme s'étant acquitté de son obligation de réexamen à la date du 22 septembre 2022, antérieurement même à l'ordonnance du 13 janvier 2023. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, ainsi que le permettent les dispositions précitées de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, de procéder à la liquidation de l'astreinte en ce qui concerne le réexamen de la situation de Mme C.
3. S'agissant du versement non contesté de la somme de 900 euros due à Me Ghanassia en septembre 2023, il y a lieu de liquider définitivement l'astreinte due à Me Ghanassia à une somme forfaitaire de 2 000 euros. L'Etat est condamné à verser cette somme à Me Ghanassia.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte mise à la charge de l'Etat au profit de Mme C par l'ordonnance n° 2207349 du 13 janvier 2023
Article 2 : L'Etat versera à Me Ghanassia la somme de 2 000 euros au titre de la liquidation definitive de l'astreinte prononcée à son profit par l'ordonnance du 13 janvier 2023.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A D, à Me Ghanassia et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera transmise au préfet de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 novembre 2023.
Le juge des référés,
J. P. WYSSLa greffière,
L. BOURECHAK
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026