lundi 20 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2306925 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP FAYOL & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 27 octobre et 14 novembre 2023, Mme A B, représentée par Me Fayol, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative :
- 1°) de suspendre l'exécution de la décision du 19 juin 2023 par laquelle le vice-président du centre communal d'action sociale (CCAS) de Grenoble l'a licenciée pour insuffisance professionnelle au terme d'un délai d'un mois de préavis, ainsi que de la décision expresse du 4 octobre 2023 rejetant son recours gracieux ;
- 2°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 2 août 2023 prononçant son licenciement à compter du 16 août 2023 ;
- 3°) d'enjoindre au Président du centre communal d'action sociale de Grenoble de la réintégrer immédiatement dans ses fonctions et de reconstituer ses droits, dans un délai de 15 jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir ;
- 4°) de condamner le centre communal d'action sociale de Grenoble à supporter les frais irrépétibles à concurrence d'un montant de 3 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Mme A B soutient que :
- la condition d'urgence est remplie : du fait du licenciement, elle n'est plus en activité, et ne pourra donc pas bénéficier d'un congé pendant la durée d'incapacité de travail ; elle ne pourra pas non plus retrouver son emploi au terme du congé ; son état de santé n'est pas encore consolidé à la suite de l'accident de service du 24 mars 2023 ; à l'heure actuelle, les séquelles sont inconnues ; son arrêt de travail a été prolongé jusqu'au 8 novembre 2023 ; la prise en charge de son accident de service postérieurement à la date de départ fixée au 16 août 2023 n'est pas garantie et reste incertaine ; elle a deux enfants à charge ; elle doit également rembourser un prêt immobilier et honorer ses charges mensuelles récurrentes ; la décision de licenciement la place immédiatement dans une situation précaire ;
- il existe un doute sérieux concernant la légalité des décisions : les décisions ne sont pas motivées ; les droits de la défense sont méconnus par cette insuffisante flagrante de motivation en fait ; de même, l'avis de la commission consultative paritaire du 4 avril 2023 n'est pas non plus visé dans la décision ; cet avis n'est d'ailleurs pas motivé ; les décisions sont entachées d'une méconnaissance des dispositions de l'article 42 du décret n° 88-145 du 15 février 1988 ; jusqu'au mois de juillet 2023, son état de santé ne lui a pas permis de se rendre à son ancien lieu de travail et d'assister à l'entretien préalable relatif à son licenciement pour insuffisance professionnelle ; la saisine de la CCP, avant le premier entretien préalable fixé au 5 avril 2023, méconnaît les dispositions de l'article 42-1 du décret n° 88-145 du 15 février 1988 ; avant la décision expresse de rejet du 4 octobre 2023, elle n'a jamais eu connaissance de la consultation de la CCP et de l'avis rendu ; l'article 39-2 du décret n°88-145 a été méconnu ; la matérialité des faits à l'origine de la décision de licenciement pour insuffisance professionnelle n'est pas établie ; l'insuffisance professionnelle d'un agent contractuel s'apprécie légalement au regard des fonctions qu'il a normalement vocation à exercer compte tenu de son grade ; le licenciement est entaché d'erreur d'appréciation ; il est entaché d'erreur de droit en raison de l'existence d'une sanction déguisée dès lors qu'elle avait fait l'objet d'une suspension à titre conservatoire qui n'est justifiée que dans le cadre d'une procédure disciplinaire ; le délai de préavis a été méconnu.
Par un mémoire enregistré le 13 novembre 2023, le centre communal d'action sociale (CCAS) de Grenoble, représenté par son Président en exercice, ayant pour avocat Me Laborie, conclut, au rejet de la requête ; à titre subsidiaire, au rejet de la requête en référé suspension introduite par Mme B à l'encontre de la décision du 19 juin 2023 ; à titre infiniment subsidiaire, à la limitation de la suspension de la décision litigieuse en ce qu'elle intervient avant le
délai de préavis ; en tout état de cause, à la condamnation de la requérante à lui verser une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie ;
- aucun des moyens invoqués n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées.
Vu la requête enregistrée sous le n° 2306924, le 27 octobre 2023, par laquelle Mme A B, représentée par Me Fayol, demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Vial-Pailler, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 15 novembre 2023 à 11H30 :
- le rapport de M. Vial-Pailler.
- les observations de Me Blanc, représentant Mme A B.
- les observations de Me Vial-Grelier, représentant le centre communal d'action sociale (CCAS) de Grenoble.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Mme A B a été engagée par le CCAS de Grenoble en qualité d'attaché, contractuelle à temps complet, pour assurer les fonctions de directrice d'établissement social ou médico-social, du 29 août 2022 au 28 août 2025, avec une période d'essai de trois mois. Le 24 mars 2023, le CCAS de Grenoble a notifié à Mme B une convocation à un entretien le 5 avril 2023, ainsi qu'une décision de suspension des fonctions dans le cadre d'une procédure de licenciement pour insuffisance professionnelle. Le 27 mars 2023, Mme B a déclaré un accident de service lié, selon elle, aux conditions vexatoires de notification de la décision de suspension. Par un arrêté du 12 juillet 2023, le CCAS de Grenoble a placé Mme B en arrêt de maladie pour accident de service pour la période du 27 avril 2023 au 26 août 2023. Par une première décision du 19 juin 2023, le vice-président du CCAS de Grenoble a licencié Mme B pour insuffisance professionnelle au terme d'un délai d'un mois de préavis, puis par un arrêté du 2 août 2023, il a prononcé son licenciement à compter du 16 août 2023. Par une requête enregistrée le 27 octobre, Mme A B a demandé au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 19 juin 2023 par laquelle le vice-président du centre communal d'action sociale (CCAS) de Grenoble l'a licenciée pour insuffisance professionnelle, ainsi que de la décision expresse du 4 octobre 2023 rejetant son recours gracieux. Par un mémoire enregistré le 14 novembre 2023, elle a, également, demandé la suspension de l'arrêté du 2 août 2023.
Sur la fin de non-recevoir soulevée en défense :
2. Le CCAS de Grenoble soutient que la décision du 19 juin 2023 n'est pas décisoire, qu'à la supposer exécutoire, elle serait dès lors entièrement exécutée à la date de l'introduction du présent référé car par un arrêté postérieur, en date du 2 août 2023, le CCAS a prononcé le licenciement de Mme B. Toutefois, le vice-président du CCAS de Grenoble a pris la décision de licencier Mme B pour insuffisance professionnelle dès le 19 juin 2023. L'arrêté du 2 août 2023 n'est intervenu que pour modifier la date d'effet de la mesure et compléter la première par une motivation en droit. Enfin, si dans sa requête, Mme B n'avait demandé que la suspension de l'exécution de la décision du 19 juin 2023 et de la décision expresse du 4 octobre 2023 rejetant son recours gracieux, elle a, au terme d'un mémoire du 14 novembre 2023, présenté de nouvelles conclusions tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 2 août 2023 prononçant son licenciement à compter du 16 août 2023. Un mémoire complémentaire tendant à l'annulation de cet acte a été, également, transmis le même jour dans l'instance enregistrée sous le n° 2306924. Par suite, alors qu'aucune indication n'est donnée par le défendeur sur la date de notification de l'arrêté du 2 août 2023, ce dernier n'est pas fondé à soutenir que les nouvelles conclusions tendant à la suspension et à l'annulation de l'arrêté du 2 août 2023 auraient été présentées au-delà du délai de recours contentieux. Il s'ensuit que la fin de non-recevoir soulevée en défense doit être écartée.
Sur l'urgence :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
4. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.
5. Pour justifier de l'urgence à suspendre les mesures en cause, Mme B soutient que du fait du licenciement, elle n'est plus en activité, et ne pourra donc pas bénéficier d'un congé pendant la durée d'incapacité de travail, qu'elle ne pourra pas non plus retrouver son emploi au terme du congé, que son état de santé n'est pas encore consolidé à la suite de l'accident de service du 24 mars 2023, qu'à l'heure actuelle, les séquelles sont inconnues, que son arrêt de travail a été prolongé jusqu'au 8 novembre 2023, que la prise en charge de son accident de service postérieurement à la date de départ fixée au 16 août 2023 n'est pas garantie et reste incertaine, qu' elle a deux enfants à charge, qu'elle doit également rembourser un prêt immobilier et honorer ses charges mensuelles récurrentes, que la décision de licenciement la place immédiatement dans une situation précaire.
6. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 1, le placement en congé de maladie de l'intéressée résulte des conditions de notification de la décision de suspension du 27 mars 2023 et non de l'intervention des décisions de licenciement pour insuffisance professionnelle. Dans le cadre de son accident du travail, Mme B, qui avait été recrutée depuis moins d'un an, n'a droit au versement par l'autorité territoriale de son plein traitement que pendant un mois en vertu de l'article 9 du décret n°88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale. Dès lors, ainsi que le fait valoir le défendeur, les décisions litigieuses ne sont pas à l'origine de l'état de précarité dont se prévaut la requérante. Par ailleurs, si en cas de reprise du travail, Mme B pourrait prétendre, en cas d'irrégularité du licenciement, à son maintien dans les effectifs du CCAS de Grenoble jusqu'au 28 août 2025, elle ne donne aucune indication sur les revenus de son foyer et sur le versement de ses indemnités journalières à la suite de son accident de travail. Elle n'établit pas que les décisions du 19 juin 2023 et 2 août 2023 seraient de nature à bouleverser ses conditions d'existence justifiant ainsi que ces mesures soient suspendues sans attendre le jugement au fond de cette affaire.
Sur l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions :
7. Par ailleurs, aux termes de l'article 39-2 du décret n°88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale : " L'agent contractuel peut être licencié pour un motif d'insuffisance professionnelle. / L'agent doit préalablement être mis à même de demander la communication de l'intégralité de toute pièce figurant dans son dossier individuel, dans un délai suffisant permettant à l'intéressé d'en prendre connaissance. Le droit à communication concerne également toute pièce sur laquelle l'autorité territoriale entend fonder sa décision, même si elle ne figure pas au dossier individuel. " Aux termes de l'article 42 du même décret : " Le licenciement ne peut intervenir qu'à l'issue d'un entretien préalable. La convocation à l'entretien préalable est effectuée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par lettre remise en main propre contre signature. Cette lettre indique l'objet de la convocation. / L'entretien préalable ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre de la lettre de convocation. / L'agent peut se faire accompagner par la personne de son choix. / Au cours de l'entretien préalable, l'autorité territoriale indique à l'agent le ou les motifs du licenciement. En cas de licenciement pour l'un des motifs prévus à l'article 13 ou aux 1° à 4° du I de l'article 39-3 l'employeur territorial informe l'agent du délai pendant lequel il doit présenter sa demande écrite de reclassement ainsi que les conditions dans lesquelles les offres de reclassement sont présentées. " Aux termes de l'article 42-1 du même décret : " Lorsqu'à l'issue de l'entretien prévu à l'article 42 et de la consultation de la commission consultative paritaire prévue à l'article L. 272-1 du code général de la fonction publique, l'autorité territoriale décide de licencier un agent, elle lui notifie sa décision par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par lettre remise en main propre contre signature. Cette lettre précise le ou les motifs du licenciement, ainsi que la date à laquelle celui-ci doit intervenir compte tenu des droits à congés annuels restant à courir et de la durée du préavis. ". Aux termes de l'article L. 272-2 du code général de la fonction publique : " Les commissions consultatives paritaires connaissent des décisions individuelles prises à l'égard des agents territoriaux contractuels et de toute question d'ordre individuel concernant leur situation professionnelle () ". Aux termes de l'article 20 du décret du 23 décembre 2016 relatif aux commissions consultatives paritaires de la fonction publique territoriale : " I.-Les commissions consultatives paritaires connaissent : / 1° Des questions d'ordre individuel relatives : / a) Au licenciement d'un agent contractuel intervenant postérieurement à la période d'essai, à l'exception de l'agent recruté en application des articles 47,110 et 110-1 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée () ".
8. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
9. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués par Mme B n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions de licenciement pour insuffisanse professionnelle contestées. Dès lors, les conclusions aux fins de suspension des décision attaquées doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. La présente décision n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle aux conclusions de Mme B dirigées contre le CCAS de Grenoble. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de condamner Mme B à verser une somme à ce titre au CCAS de Grenoble.
O R D O N N E
Article 1 : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le CCAS de Grenoble au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B et au CCAS de Grenoble.
Fait à Grenoble, le 20 novembre 2023.
Le juge des référés,
C. Vial-Pailler
Le greffier,
G. Morand
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026