LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2307492

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2307492

mercredi 28 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2307492
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantALBERTIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le requérant, titulaire d'une carte de résident de longue durée UE italienne, sollicitait son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était compétente et suffisamment motivée, et a rappelé que l'obtention d'un tel titre est subordonnée à la possession d'un visa de long séjour, sauf demande dans les trois mois suivant l'entrée en France, condition non remplie par M. A. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 novembre 2023, M. B A, représenté par Me Albertin, demande au Tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 19 septembre 2023 par lequel le préfet de la Drôme a refusé de l'admettre au séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour lui permettant d'exercer en France une activité salariée, dans un délai de deux mois à compter de la décision à intervenir ;

3°) en cas d'annulation de la décision pour un moyen de procédure, d'enjoindre au préfet de la Drôme de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'État au profit de son conseil une somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

M. A soutient que :

- l'arrêté est entaché d'incompétence ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen attentif et particulier de sa situation ;

- l'arrêté est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire enregistré le 26 mars 2024, le préfet de la Drôme conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 mars 2024.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, Mme C a lu son rapport, les parties n'étant ni présentes ni représentées.

1. M. A, né le 6 mai 2000, de nationalité sénégalaise, est titulaire d'une carte de résident longue durée UE délivrée par les autorités italiennes le 7 juin 2022 et valable jusqu'au 7 juin 2032. Le 11 septembre 2023, il a présenté une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 19 septembre 2023, le préfet de la Drôme lui a refusé le titre de séjour sollicité.

2. En premier lieu, l'arrêté a été signé par M. Cyril Moreau, secrétaire général de la préfecture de la Drôme, qui avait reçu, à cette fin, une délégation consentie par arrêté du préfet de la Drôme du 21 août 2023, régulièrement publiée. Par suite, le moyen tiré du vice de compétence doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les textes sur lesquels il se fonde, en particulier les articles L. 421-1 et L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il développe également les conditions de séjour de M. A sur le territoire français ainsi que les motifs détaillés du rejet de la demande de titre de séjour de l'intéressé. Le moyen tiré du défaut d'examen de la situation du requérant doit par suite être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. (). Aux termes de l'article L. 412-1 du même code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. ". Aux termes de l'article L. 426-11 de ce code : " L'étranger titulaire de la carte de résident de longue durée-UE, définie par les dispositions de la directive 2003/109/CE du Conseil du 25 novembre 2003 relative au statut des ressortissants de pays tiers résidents de longue durée, accordée dans un autre Etat membre de l'Union européenne, et qui justifie de ressources stables et suffisantes pour subvenir à ses besoins et, le cas échéant, à ceux de sa famille, ainsi que d'une assurance maladie obtient, sous réserve qu'il en fasse la demande dans les trois mois qui suivent son entrée en France, et sans que la condition prévue à l'article L. 412-1 soit opposable : / 1° La carte de séjour temporaire portant la mention portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "entrepreneur / profession libérale" s'il remplit les conditions prévues aux articles L. 421-1, L. 421-3 ou L. 421-5 () ".

5. Il résulte des dispositions précitées que, lorsqu'il bénéficie d'une carte de résident de longue durée-UE délivrée par un autre État membre, un ressortissant étranger qui demande, en France, la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " doit non seulement remplir les conditions propres à l'attribution de ce titre de séjour mais aussi détenir un visa de longue durée sauf s'il justifie avoir fait sa demande dans les trois mois suivant son entrée en France et justifier d'une assurance maladie.

6. Pour rejeter la demande de titre de séjour portant la mention " salarié " présentée par M. A, le préfet de la Drôme s'est fondé sur les circonstances que, d'une part, il ne disposait pas d'un visa valable pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois, tel qu'exigé par l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, d'autre part, qu'il ne peut prétendre à bénéficier des dispositions de l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui déroge à l'obligation de possession d'un visa long séjour dès lors qu'il n'a pas sollicité la demande de son titre dans les trois mois qui suivent son entrée et qu'il est bénéficiaire de l'aide médicale d'Etat.

7. S'il est constant que M. A est titulaire d'une carte de résident de longue durée délivrée par les autorités italiennes, il n'apporte pas la preuve de la date de son entrée sur le territoire national permettant de vérifier qu'il a fait sa demande dans les trois mois de son entrée sur le territoire. Par ailleurs, une carte d'aide médicale d'Etat lui a été délivrée le 13 janvier 2023. Or, l'une des conditions pour obtenir l'AME est de justifier d'une présence continue depuis plus de trois mois. Dès lors, il est établi que M. A qui a déposé sa demande en septembre 2023 n'a pas sollicité son titre dans les trois mois qui suivaient son entrée sur le territoire. En se bornant à indiquer qu'il a fait des allers-retours entre la France et l'Italie, M. A n'apporte aucun élément pour justifier qu'il a transféré sa résidence qu'après le 30 juin 2023 comme il le soutient. Si une autorisation de travail a été délivrée le 10 août 2023 à M. A pour travailler au sein de l'entreprise Villa Rossa avec un contrat à durée indéterminée à compter du 14 août 2023, cette autorisation, valable pour un résidant hors de France et pour la délivrance d'un visa long séjour au consulat de France, a été obtenue après que l'employeur de M. A a déclaré que ce dernier résidait hors de France, alors que l'intéressé était en réalité déjà présent sur le territoire français. La circonstance que l'ASTI Montélimar atteste de sa volonté d'intégration est sans incidence. Enfin, M. A, bénéficiaire de l'AME, ne dispose d'aucune assurance-maladie. Dans ces conditions, et alors même que l'intéressé dispose des ressources nécessaires, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir dirigées contre l'arrêté du 19 septembre 2023 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles présentées par son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er :La requête de M. A est rejetée.

Article 2 :Les conclusions de Me Albertin tendant à l'application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Albertin et au préfet de la Drôme.

Délibéré après l'audience du 28 juin 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Mathieu Sauveplane, président,

- Mme Emilie Barriol, première conseillère,

- Mme Emilie Aubert, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 août 2024.

La rapporteure,

E. C

Le président,

M. D

La greffière,

C. Jasserand

La République mande et ordonne au préfet de la Drôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

3

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions