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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2307506

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2307506

jeudi 15 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2307506
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSARL NOVAS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 novembre 2023 et un mémoire complémentaire du 5 janvier 2024, M. B A, représenté par Me Combes, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté n° 292 du 9 octobre 2023 par lequel le préfet de la Savoie a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a désigné le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Savoie de lui délivrer un titre de séjour dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous une semaine, sous astreinte journalière de 100 euros et de supprimer toute mention le concernant sur le fichier d'information Schengen ;

4°) subsidiairement, de suspendre l'exécution de la décision d'éloignement dans l'attente de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; aucun traitement n'est disponible en Albanie, ainsi qu'il l'a lui-même constaté lors de son bref retour ;

- il méconnait son droit à une vie privée et familiale qui s'exerce désormais en France, tel que protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'obligation de quitter le territoire français est entachée de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- elle méconnait son droit à une vie privée et familiale s'exerçant exclusivement en France, ainsi que les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code précité ;

- la décision désignant le pays de destination méconnait les dispositions de l'article L. 721-4 de ce code, ainsi que les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- l'interdiction de retour sur le territoire français est entachée de l'illégalité des précédentes décisions ; la durée de deux ans est disproportionnée ;

- en application de l'article L. 542-6 de ce code, il y a lieu de suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement dès lors que son retour en Albanie fait peser des craintes pour sa vie.

Par un mémoire enregistré le 5 janvier 2024, le préfet de la Savoie conclut au rejet de la requête.

Le préfet de la Savoie fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Au cours de l'audience publique du 29 janvier 2024, Mme Letellier a lu son rapport. M. A, présent à l'audience, a formulé des observations.

Le préfet de la Savoie n'est ni présent, ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant albanais, déclare être entré en France, en dernier lieu, le 24 octobre 2022. Le 14 avril 2023, il a présenté une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué, le préfet de la Savoie a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a désigné le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Eu égard à l'urgence, il y a lieu d'admettre provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions en annulation :

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

3. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour ce qui concerne l'admission au séjour au titre de l'état de santé : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ().".

4. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer la possibilité ou l'impossibilité pour le demandeur de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, la possibilité ou l'impossibilité pour lui de bénéficier effectivement de ce traitement dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier et notamment de l'avis du collège des médecins de l'OFII, rendu le 11 août 2023 que l'état de santé du requérant nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays dont il est originaire, il peut effectivement y bénéficier d'un traitement approprié et voyager sans risque vers celui-ci.

6. Pour remettre en cause l'avis précité du collège de médecins de l'OFII et l'appréciation faite sur ce point par le préfet de la Savoie selon laquelle il peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié à son état santé dans son pays d'origine, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans ce pays, M. A produit, outre une documentation générale et un extrait du Vidal, des certificats médicaux qui, parmi ceux qui sont contemporains à l'arrêté attaqué, indiquent que l'Entecavir lui est administré. Il verse également aux débats une attestation établie le 23 novembre 2023 par le directeur albanais de la direction régionale du Fier du Fond des assurances obligatoires des soins de santé, selon laquelle le médicament " Entecavir Mylan " ne fait pas partie de la liste des médicaments remboursables en Albanie. Toutefois et d'une part, le préfet de la Savoie fait valoir, en produisant une fiche " MedCoi " Medical Country of Origin Information actualisée en 2022, que le médicament Entecavir, est disponible en Albanie. D'autre part, l'attestation du directeur régional du Fier précise que la liste des médicaments remboursables comporte " d'autres médicaments indiqués dans le traitement de l'hépatite B ". Enfin, les certificats médicaux récents produits par le requérant ne précisent pas que le traitement Entecavir est le seul traitement qui puisse lui être administré et qu'il serait intolérant au Tenofovir, autre traitement médical indiqué pour soigner cette pathologie. Dans ces circonstances, les éléments produits par le requérant ne sont pas de nature à remettre en cause de manière sérieuse l'effectivité de son accès aux soins en Albanie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Il en va de même de l'invocation des stipulations de l'article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, rappelées au point 13 ci-dessus.

7. En second lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservé dans son pays d'origine. En outre, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne garantit pas aux ressortissants étrangers le droit de choisir le lieu le plus approprié pour développer leur vie privée et familiale.

8. M. A se prévaut de sa présence en France depuis six ans. Toutefois, s'il a bénéficié d'une autorisation provisoire de séjour valable du 2 juillet 2020 au 1er janvier 2021 pour lui permettre de recevoir un traitement médical, il a fait l'objet d'un refus de titre de séjour et d'une mesure d'éloignement prononcée par arrêté du 17 avril 2022 que l'intéressé a exécuté pendant une brève période du 22 juillet 2022 au 24 octobre 2022. En France, M. A ne fait état d'aucune insertion sociale ou professionnelle. La relation qu'il entretient avec une ressortissante française est très récente, ainsi que cela ressort des propres déclarations de celles-ci. En revanche, M. A, qui a vécu en Albanie jusqu'à l'âge de 41 ans, y conserve des attaches fortes où résident ses deux enfants mineurs et où il peut recevoir un traitement médical adapté à son état de santé. Rien ne fait obstacle à son retour en Albanie. Dans ces circonstances, le préfet de la Savoie n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris l'arrêté attaqué et n'a, dès lors, pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

9. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit ci-dessus dans le cadre de l'examen de la légalité de la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour, le moyen de l'annulation par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour doit être écarté.

10. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile peut être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6.

11. Enfin, pour les motifs déjà exposés au point 8, le moyen selon lequel la décision obligeant le requérant à quitter le territoire français méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne la décision désignant le pays de destination :

12. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Aux termes de l'article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en exécution d'une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas où le délit est puni de cette peine par la loi. [] ".

13. M. A soutient être soumis à de " fortes tensions familiales " et ne pas avoir accès à son traitement médical en Albanie. Il affirme qu'un retour en Albanie fait peser un risque sur sa vie. Toutefois, il n'établit pas la réalité des risques qu'il allègue encourir qui repose sur ses seules déclarations et alors que l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides a rejeté sa demande d'asile. En outre, il a été dit plus haut qu'un traitement médical est accessible en Albanie. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision ayant fixé le pays de renvoi méconnait les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

14. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit ci-dessus dans le cadre de l'examen de la légalité de la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour, le moyen de l'annulation par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour doit être écarté.

15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".

16. Il résulte de la combinaison des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que lorsque le préfet accorde un délai de départ volontaire, il peut prescrire une interdiction de retour, d'une durée maximale de deux ans, fixée en tenant compte de la durée de présence, de la nature et de l'ancienneté des liens de l'intéressé avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français.

17. Si le requérant ne constitue pas une menace pour l'ordre public, il ne fait état d'aucune attache familiale en France et il a fait l'objet d'une précédente décision portant obligation de quitter le territoire français. La circonstance qu'il a exécuté l'obligation de quitter le territoire, d'ailleurs durant une très brève période, reste sans incidence. Par suite, le préfet a pu sans erreur d'appréciation prononcer à son encontre une interdiction de retour et en fixer la durée à deux ans.

18. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux précédemment énoncés au point 8.

19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions en annulation doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions en injonction sous astreinte.

Sur la demande de suspension :

20. Aux termes de l'article L. 542-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque le droit de se maintenir sur le territoire a pris fin en application des b, c ou d du 1° de l'article L. 542-2, l'étranger peut demander la suspension de l'exécution de la décision d'éloignement () ". Aux termes de l'article L. 542-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin ; / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : () b) une décision d'irrecevabilité prise en application du 3° de l'article L. 531-32 () ". Aux termes de l'article L. 531-32 de ce code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides peut prendre une décision d'irrecevabilité, écrite et motivée, sans vérifier si les conditions d'octroi de l'asile sont réunies, dans les cas suivants : () 3° En cas de demande de réexamen lorsque, à l'issue d'un examen préliminaire (), il apparaît que cette demande ne répond pas aux conditions prévues au même articles ". Aux termes de l'article L. 752-6 de ce code : " Lorsque le juge n'a pas encore statué sur le recours en annulation formé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 614-1, l'étranger peut demander au juge déjà saisi de suspendre l'exécution de cette décision. ". Aux termes de l'article L. 752-11 de ce code : " Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné, saisi en application des articles L. 752-6 ou L. 752-7, fait droit à la demande de l'étranger lorsque celui-ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile. ".

21. Il ressort des pièces du dossier que l'OFPRA a statué sur la demande d'asile du requérant selon la procédure prévue aux articles L. 531-32 et L. 531-41 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A l'appui de sa demande de suspension de la décision d'éloignement en litige, le requérant soutient être victime en Albanie d'un conflit familial. Toutefois, et ainsi qu'il a déjà été dit au point 13, il ne produit aucune pièce de nature à corroborer ses propres déclarations susceptibles de démontrer, d'une part, la réalité des menaces alléguées et, d'autre part, que l'exécution de la mesure d'éloignement en litige serait susceptible de lui faire courir réellement et personnellement des risques d'atteintes graves constitutives de traitements inhumains ou dégradants. Dans ces conditions, M. A ne peut être regardé comme justifiant de la nécessité de se maintenir en France jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile statue sur son recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 17 novembre 2022. Par suite, ses conclusions doivent être rejetées.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

22. L'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance, les conclusions présentées par M. A tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 :Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Combes et au préfet de la Savoie.

Délibéré après l'audience du 29 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Sauveplane, président,

- Mme Letellier, première conseillère,

- Mme Aubert, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2024.

La rapporteure,

C. Letellier

Le président,

M. Sauveplane La greffière,

C. Jasserand

La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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