vendredi 20 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2308245 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | ALBISSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 21 décembre 2023, 9 février 2024, le 5 août 2024 et le 7 novembre 2024 (ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué), M. B D et Mme E F, représentés par la société d'avocats Itinéraires, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté n° PC 074 2642300006 du 24 juillet 2023 par lequel le maire de Scionzier a accordé un permis de construire à la société Immotech pour la construction de quatre maisons individuelles avec garage et un abri voiture, située rue du Bourg Dehors sur le territoire communal et l'arrêté n° PC 074 2642300006M01 du 5 mars 2024 par lequel le maire de Scionzier a accordé à la pétitionnaire un permis de construire modificatif ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Scionzier une somme de 3 000 en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les requérants soutiennent que :
- la requête est recevable en tous points ;
- la demande de permis de construire est entachée de fraude, non régularisable ; l'une des parcelles n'appartient pas à la pétitionnaire ; cela a nécessairement induit en erreur le service instructeur ;
- les dispositions de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme ont été méconnues en l'absence de mention des plantations supprimées sur le plan de masse ;
- les dispositions de l'article R. 431-16 j du même code ont été méconnues du fait du défaut de l'attestation de prise en compte des exigences de performance énergétique et environnementales ;
- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article UB3 du règlement du plan local d'urbanisme quant aux caractéristiques de la voie nouvelle et à la surface de l'aire de retournement ;
- il méconnait les dispositions de l'article UB6 du règlement du plan local d'urbanisme quant à l'implantation de l'abri de véhicule par rapport à la voie publique ;
- il méconnait les dispositions de l'article UB7 du règlement du plan local d'urbanisme quant à l'implantation de l'abri de véhicule en limite séparative du lot n° 1 ;
- il méconnait les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme quant aux conditions d'accès au projet de construction ;
- l'arrêté du 5 mars 2024 n'est pas de nature à régulariser les vices dont le permis de construire initial est entaché.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 3 juillet 2024 et 9 septembre 2024, la commune de Scionzier, représentée par Me Albisson, conclut au rejet de la requête et demande qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Sconzier fait valoir que :
- le permis de construire n'est pas entaché de fraude ;
- l'arrêté du 5 mars 2024 accordant à la société pétitionnaire un permis de construire modificatif a purgé le permis de construire initial de ses éventuels vices ;
- les moyens soulevés dans la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2024, la société Immotech, représentée par Me Guerland, conclut au rejet de la requête et demande qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 4000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société Immotech fait valoir que les moyens soulevés dans la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 11 octobre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 12 novembre 2024 en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les arrêtés attaqués et les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Letellier,
- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,
- et les observations de Me Garifulina, représentant les requérants, de Me Albisson, représentant la commune de Sconzier et de Me Gendre, représentant la société Immotech.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté n° PC 074 2642300006 du 24 juillet 2023, le maire de Scionzier a accordé un permis de construire valant division à la société Immotech pour la construction de 4 maisons individuelles avec garage intégré à chaque construction, un abri voiture et 6 emplacements de stationnements en extérieur supplémentaires, sur les parcelles cadastrées à la section K n° 275 et n° 276, situées rue du Bourg Dehors sur le territoire communal. Le terrain d'assiette du projet de construction est classé en zone UB dans le plan local d'urbanisme. Le 13 septembre 2023, les requérants ont présenté un recours gracieux que le maire de Scionzier a rejeté par décision du 26 octobre 2023. Par arrêté n° PC 074 2642300006M01 du 5 mars 2024, le maire de Scionzier a accordé un permis de construire modificatif à la société pétitionnaire. Dans la présente instance, les requérants demandent l'annulation des arrêtés du 24 juillet 2023 et du 5 mars 2024.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne la complétude du dossier de permis de construire :
2. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Aux termes de l'article R. 431-9 de ce code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu.
4. Si le plan de masse ne fait pas apparaitre les plantations qui seront supprimées du terrain existant, la notice descriptive précise que " il y a quelques arbres fruitiers sur le terrain qui ne pourront être conservés ". Le projet de construction prévoit de les remplacer par des arbustes de taille moyenne (2 à 3 m maximum), lesquels figurent sur le plan de masse PC 02. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de permis de construire doit être écarté sur ce point.
5. En second lieu, aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : () j) L'attestation de prise en compte des exigences de performance énergétique et environnementale, lorsqu'elle est exigée en application de l'article R. 122-24-1 du code de la construction et de l'habitation et, pour les projets soumis aux dispositions de l'article R. 122-2-1 du même code, l'attestation de réalisation de l'étude de faisabilité relative aux solutions d'approvisionnement en énergie réalisée en application de l'article R. 122-24-2 de ce code, ou, lorsque le projet est tenu de respecter les dispositions mentionnées aux articles R. 172-11 et R. 172-12 de ce code, un document établi par le maître d'ouvrage attestant la prise en compte de la réglementation thermique, en application de l'article R. 122-22 de ce code, et pour les projets concernés par l'article R. 122-2 ou l'article R. 122-3 du même code, la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux solutions d'approvisionnements en énergie, en application de l'article R. 122-23 dudit code () ".
6. Contrairement aux dires des requérants, l'attestation de la prise en compte de la réglementation environnementale RE 2020 est jointe au dossier de permis de construire, tel que déposé le 14 mars 2023. Par suite, le dossier de permis de construire ne souffre pas d'incomplétude sur ce second point et le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne l'allégation de la fraude :
7. Lorsqu'un permis de construire a été délivré en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance des permis de construire, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'un permis modificatif dès lors que celui-ci assure les respect des règles de fond applicables au projet en cause, répond aux exigences de forme ou a été précédé de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Il peut, de même, être régularisé par un permis modificatif si la règle relative à l'utilisation du sol qui était méconnue par le permis initial a été entretemps modifiée. Les irrégularités ainsi régularisées ne peuvent plus être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre le permis initial.
8. Les requérants soutiennent que la demande de permis de construire est entachée de fraude qui n'est pas régularisable dès lors que la parcelle K n° 276 insérée dans le terrain d'assiette n'appartient pas à la pétitionnaire, que les propriétaires étaient défavorables au projet de construction et que cela a nécessairement induit en erreur le service instructeur.
9. Si le projet de construire prévoyait initialement la construction d'un abri pour un véhicule, en contrepartie de la dation de la parcelle K n° 276 d'une surface de 18 m² appartenant aux consorts C pour leur usage exclusif, alors que ceux-ci n'avaient pas donné un accord écrit au projet, il ressort des pièces du dossier et plus précisément de l'arrête du 5 mars 2024 délivrant à la société Immotech un permis de construire modificatif que la société pétitionnaire a renoncé à inclure dans le terrain d'assiette de son projet la parcelle K n° 276 et à créer le lot n° 5 qui consistait dans le permis de construire initial, à bâtir un abri pour un véhicule et 6 autres stationnements extérieurs qu'elle envisageait de rétrocéder ultérieurement à la commune. Dans ces conditions et en tout état de cause, les arrêtés attaqués ne sont pas entachés de fraude. De même, le service instructeur de la commune de Scionzier n'a pas été induit en erreur dans l'appréciation de la légalité du permis de construire. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme :
10. Aux termes de l'article UB 3 du règlement écrit du plan local d'urbanisme : " Accès et voirie " : () L'emprise minimale des voies nouvelles est de 5 mètres de largeur. / A largeur sera portée à 6, 50 mètres avec intégration d'un chemin piéton de 1,50 m dans le cas où elles desservent un ensemble de plus de trois logements. / Les caractéristiques des voies doivent respecter les impératifs liés à l'approche du matériel de lutte contre l'incendie et des véhicules des services publics (ramassage des ordures ménagères, déneigement). / Les voies en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale pour permettre aux usagers de faire aisément un demi-tour, l'aire de retournement aura un diamètre minimum de 14 mètres. () ".
11. En premier lieu, il ressort du plan de masse PC 02 et du plan de division parcellaire PC 32 que la voie créée pour desservir les 4 constructions est d'une largeur de plus de 6,5 m, dans laquelle s'intègre un chemin piétonnier d'1,5 m. A voie dessert l'ensemble des constructions et prend fin à l'entrée du lot n° 4, dernier lot desservi. Ainsi, elle répond aux dispositions de l'article UB 3 du règlement écrit du plan local d'urbanisme.
12. En second lieu, ainsi que le soutiennent les requérants, il ressort du plan de masse PC 02 que l'aire de retournement, organisée en T, est d'une largeur d'à peine 14 m (échelle 1/200). Toutefois, la voie interne du projet de construction est en impasse. Elle ne dessert que 4 maisons individuelles, chaque titulaire d'un lot ayant la possibilité de faire demi-tour sur cette voie au niveau de son propre accès à la voie, si bien que l'aire de retournement ne concerne que les 2 derniers lots (lots n° 4 et n°3) sur laquelle les usagers peuvent faire aisément demi-tour. Dans ces conditions, les dispositions précitées n'ont pas été méconnues.
En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions de l'article UB 6 et de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme :
13. Aux termes de l'article UB 6 du règlement du plan local d'urbanisme : " Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques : () Les constructions, y compris les annexes fonctionnelles des habitations (type garage), doivent respecter les reculs suivants : () - un recul de 4 m par rapport aux limites des rues et voies communales () ". Aux termes de l'article UB 7 dudit règlement : " Implantation des constructions par rapport aux limites de propriétés voisines : () Les constructions annexes, indépendantes des autres constructions, dont la hauteur ne dépasse pas 3,50 mètres au faîtage peuvent être construite à 1 mètre de la limite de parcelle, à condition que leur longueur au mitoyen n'excède pas 12 m de longueur cumulée de façades mitoyennes.() ".
14. Ainsi qu'il a été dit au point 9, il ressort de l'arrêté du 5 mars 2024 que la société pétitionnaire a renoncé à édifier un abri pour véhicule et les 6 emplacements supplémentaires pour stationnement. Dans ces conditions, le moyen selon lequel les dispositions précitées de l'article UB 6 du règlement écrit du plan local d'urbanisme viendraient à être méconnues en cas du rattachement futur de ces emplacements à la voie communale doit être écarté comme inopérant. Pour les mêmes motifs, en l'absence de toute construction d'une annexe, le moyen tiré de la méconnaissance de la règle de recul fixée à l'article UB 7, de l'abri par rapport à la limite du lot n° 1 ne peut qu'être écartée comme inopérante.
En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme :
15. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ".
16. Il ressort des pièces que le projet de construction, tel que modifié par l'arrêté du 5 mars 2024, porte sur la construction de 4 maisons individuelles comprenant chacune 3 emplacements de stationnement. Il ressort du plan de masse PC 02 et des photographies du dossier de permis de construire modificatif que l'accès à la voie interne depuis la voie communale se fait sans difficulté particulière de visibilité et l'aménagement des emplacements de stationnement sur chaque lot ne nécessite aucune marche à arrière sur ou depuis la voie publique. Si la rue du Bourg Dehors est une voie relativement étroite, sans trottoir, en pente faible, qui se termine en impasse et qui dessert de nombreuses constructions, il ne ressort d'aucune pièce au dossier que la construction de quatre maisons indivudelles serait de nature à aggraver les conditions de circulation sur cette voie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaisance des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit être écarté comme non fondé.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions en annulation présentées par les requérants doivent être rejetées. Il y a lieu de rejeter également, par voie de conséquence, les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Sur les frais de justice :
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la commune de Sconzier et par la société Immotech tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er :La requête de M. D et de Mme F est rejetée.
Article 2 :Les conclusions de la commune de Scionzier et de la société Immotech tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. B D et Mme E F, à la commune de Scionzier et à la société Immotech.
Délibéré après l'audience du 10 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Sauveplane, président,
- Mme Letellier, première conseillère,
- Mme Aubert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2024.
Le rapporteur,
C. Letellier
Le président,
M. Sauveplane
La greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026