LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2308272

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2308272

mardi 3 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2308272
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 22 décembre 2023 et le 12 avril 2024 (ce dernier non communiqué), la société Priams Construction, devenue la société Citysens, représentée par Me Jean-Marc Petit, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 25 octobre 2023 par laquelle le maire de Cluses a sursis à statuer à sa demande tendant à la construction d'un ensemble immobilier comprenant 60 logements réparti en 2 bâtiments, situé rue des Fleurs sur le territoire communal ;

2°) d'enjoindre au maire de Cluses de lui délivrer le permis de construire dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte journalière de 100 euros ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Cluses une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requérante soutient que :

- la décision attaquée est entachée de l'incompétence de son signataire ;

- elle est entachée d'une insuffisante motivation ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme ;

- l'orientation définie dans le futur plan local d'urbanisme pour le secteur qui se caractérise par une absence d'homogénéité architecturale et par la présence de grands gabarits est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mars 2024, la commune de Cluses, représentée par Me Philippe Petit, conclut au rejet de la requête et demande qu'il soit mis à la charge de la requérante la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune de Cluses fait valoir que les moyens soulevés dans la requête ne sont pas fondés.

Par une lettre du 26 mars 2024, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, l'instruction est susceptible d'être close le 15 avril 2024, par l'émission d'une ordonnance de clôture ou d'un avis d'audience, sans information préalable.

La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par une ordonnance du 16 avril 2024.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Letellier,

- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,

- et les observations de Me Roussel, représentant la société requérante et de Me Frigière, représentant la commune de Cluses.

Considérant ce qui suit :

1. Le 27 juillet 2023, la société Priams Construction a déposé une demande de permis de construire pour la construction d'un ensemble immobilier comprenant 60 logements réparti en 2 bâtiments pour une surface de plancher de 4 345 m² et pour la démolition de 4 constructions sur les parcelles cadastrées à la section AB numéros 610, 593, 498, 320, 651, 609, 170 et 652, situées 45 rue des Fleurs à Cluses. Par décision du 25 octobre 2023, le maire de Cluses a opposé un sursis à statuer à la demande de permis de construire n° 074 081 23A0028 pour une durée de deux ans. Dans la présente instance, la société Priams Construction, devenue la société Citysens, demande l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions en annulation et injonction sous astreinte :

En ce qui concerne la légalité externe :

2. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par M. A B, maire adjoint chargé de l'urbanisme, des travaux et de l'environnement, lequel a agi sur délégation donnée par le maire de la commune de Cluses du 25 mai 2020 l'autorisant à signer les décisions prises sur les demandes d'urbanisme, délégation qui a été affichée le jour même en mairie et qui a été adressée au contrôle de légalité le 29 mai 2020. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté.

3. En second lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer () ".

4. La décision de sursis à statuer vise l'état d'avancement de la révision du plan local d'urbanisme. Elle rappelle la consistance et la localisation du projet. Elle indique ensuite que le projet est situé dans un secteur où il est prévu de valoriser les friches industrielles et les espaces déqualifiés et d'adapter les constructions au changement climatique. Par suite, la décision mentionne bien les orientations du plan local d'urbanisme susceptibles d'être méconnues par le projet, et ainsi les raisons pour lesquelles le projet de construction serait de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan. Elle doit donc être regardée comme suffisamment motivée.

En ce qui concerne la légalité interne :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme : " Le projet d'aménagement et de développement durables définit : 1° Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme () 2° Les orientations générales concernant l'habitat () retenues pour () la commune / Il fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain () ". La requérante invoque, par la voie de l'exception, que le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), tel qu'élaboré par les auteurs du futur plan local d'urbanisme, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, le PADD étant dépourvu de toute valeur contraignante, le moyen doit être écarté comme inopérant.

6. En second lieu, l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme dispose que : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable. / Il peut être sursis à statuer sur toute demande d'autorisation concernant des travaux, constructions ou installations dans les cas prévus aux articles L. 102-13, L. 153-11 et L. 311-2 du présent code et par l'article L. 331-6 du code de l'environnement. / () ". Et l'article L. 153-11 du même code prévoit que : " () / L'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délai prévus à l'article L. 424-1, sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan dès lors qu'a eu lieu le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durable. ". Aux termes de l'article R. 424-9 du même code : " En cas de sursis à statuer, la décision indique en outre la durée du sursis et le délai dans lequel le demandeur pourra, en application du quatrième alinéa de l'article L. 111-8, confirmer sa demande. / En l'absence d'une telle indication, aucun délai n'est opposable au demandeur. ".

7. Il ressort des termes de la décision attaquée du 25 octobre 2023 que le sursis à statuer opposé à la demande de la société Priams Construction a été motivé par la circonstance que les orientations du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) sont d'encadrer en priorité le développement résidentiel à partir du renouvellement du tissus urbain et notamment la valorisation des friches industrielles et des espaces déqualifiés. Plus précisément, le secteur en bordure de l'Arve où se situe la rue des Fleurs est identifié comme un secteur de renouvellement urbain dans lequel les projets de construction doivent être cohérents avec le contexte urbain et soucieux de l'adaptation de l'urbanisation au changement climatique. Le projet de construction, par sa localisation et ses caractéristiques, serait de nature à compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme.

8. Un sursis à statuer ne peut être opposé à une demande de permis de construire, sur le fondement de ces dispositions, que lorsque l'état d'avancement des travaux d'élaboration du nouveau plan local d'urbanisme permet de préciser la portée exacte des modifications projetées, sans qu'il soit cependant nécessaire que le projet ait déjà été rendu public. Il ne peut en outre être opposé qu'en vertu d'orientations ou de règles que le futur plan local d'urbanisme pourrait légalement prévoir et à la condition que la construction, l'installation ou l'opération envisagée soit de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution de ce plan.

9. Il ressort des pièces du dossier que le conseil municipal de Cluses a prescrit la révision de son plan local d'urbanisme par délibération du 7 décembre 2021. Le PADD a été débattu en conseil municipal le 20 décembre 2022. La décision attaquée du 25 octobre 2023 vise cette délibération. Le projet du PADD repose sur trois axes, dont celui de répondre aux besoins de la population qui implique notamment de définir une armature urbaine et un développement résidentiel fondé sur le renouvellement du tissu urbain. Cette orientation inclut la valorisation des friches industrielles et les espaces déqualifiés. Parmi les secteurs identifiés comme tels par les auteurs du plan local d'urbanisme et qui seront encadrés par une OAP ou un périmètre de servitude, le secteur des bords de l'Arve et notamment la rue des Fleurs a été retenu pour accueillir un habitat plus cohérent avec le contexte urbain et soucieux du réchauffement climatique. Ces éléments traduisent un état suffisamment avancé du futur plan local d'urbanisme, à la date de la décision attaquée, pour apprécier si le projet était de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse l'exécution de ce plan et donc de permettre le cas échéant, au maire d'envisager d'opposer un sursis à statuer au titre des dispositions précitées du code de l'urbanisme.

10. Toutefois, il ressort du PADD que le secteur en cause a vocation à faire l'objet d'opérations d'aménagement global et que, s'agissant plus précisément du secteur de la rue des fleurs, des opérations de renouvellement urbain vers l'habitation sont prévues à condition d'être en cohérence par rapport au contexte urbain et adapté au changement climatique. Il ressort également du PADD que la commune entend " temporiser " la création de logement " en limitant très fortement la production de logements à court terme à l'horizon 2025 " afin de permettre aux nombreux logements vacants d'être occupés. Cependant, le projet de construction, qui consiste en une opération de renouvellement urbain, n'est pas étranger au parti d'urbanisme retenu, tandis que portant sur 60 logements, il ne compromet pas la volonté de la commune de " temporiser " la création de logements qui est de l'ordre de 600 logements à l'échéance de l'année 2034. Par suite, en opposant le sursis à statuer en litige, le maire de Cluses a méconnu les dispositions de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme et le moyen doit être accueilli.

11. Il suit de là que la requérante est fondée à demander l'annulation de la décision du 25 octobre 2023 par laquelle le maire de Cluses a sursis à statuer sur la demande de permis de construire présentée par la société Priams Construction.

Sur les conclusions en injonction :

12. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à déclaration de travaux après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncé dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.

13. Le présent jugement censure le motif sur lequel le maire de Cluses s'est fondé pour prendre sa décision du 25 octobre 2023 portant sursis à statuer sur le permis de construire présenté par la société requérante. Il ne résulte pas de l'instruction qu'un autre motif serait susceptible de justifier ce sursis à statuer, ni qu'un changement de circonstances serait intervenu qui ferait obstacle à la délivrance de ce permis. Par suite, la société Citysens est fondée à demander qu'il soit enjoint au maire de Cluses de lui délivrer un permis de construire dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais de justice :

14. Les conclusions présentées par la commune de Cluses, partie perdante, sont rejetées en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions présentées sur ce même fondement par la société Citysens sont rejetées.

D E C I D E :

Article 1er :La décision du 25 octobre 2023 par laquelle le maire de Cluses a sursis à statuer sur la demande de permis de construire présentée par la société Priams Construction est annulée.

Article 2 :Il est enjoint au maire de la commune de Cluses de délivrer à la société Citysens un permis de construire dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.

Article 3 :Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 :Le présent jugement sera notifié à la société Citysens et à la commune de Cluses.

Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Sauveplane, président,

- Mme Letellier, première conseillère,

- Mme Aubert, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.

La rapporteure,

C. Letellier

Le président,

M. Sauveplane

La greffière,

C. Jasserand

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions