mardi 26 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2400397 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | NDOYE |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête n° 2400397 enregistrée le 19 janvier 2024, Mme C A E, représentée par Me Ndoye, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2023 par lequel le préfet de la Savoie a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Savoie de la convoquer et de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir sous peine d'une astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit et de fait dès lors que le préfet de la Savoie n'a pas examiné sa demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mais sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 février 2024, le préfet de la Savoie conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 24 janvier 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 16 février 2024.
Par une ordonnance du 13 février 2024, la clôture de l'instruction a été repoussée au 19 février 2024.
Un mémoire présenté pour Mme A E a été enregistré le 21 février 2024, postérieurement à la clôture d'instruction intervenue le 19 février 2024.
II. Par une requête n° 2400398, M. B D, représenté par Me Ndoye, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2023 par lequel le préfet de la Savoie a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Savoie de le convoquer et de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur de fait dès lors que le préfet de la Savoie n'a pas examiné sa demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mais qu'il l'a fait sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 13 février 2024, le préfet de la Savoie conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 24 janvier 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 16 février 2024.
Par une ordonnance du 13 février 2024, la clôture de l'instruction a été repoussée au 19 février 2024.
Un mémoire présenté pour M. D a été enregistré le 21 février 2024, postérieurement à la clôture d'instruction intervenue le 19 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Vial-Pailler,
- et les observations de Me Ndoye, représentant Mme C A E et M. D.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées, relatives à la situation d'un couple de ressortissants étrangers, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu, dès lors, de les joindre et de statuer par un seul jugement.
2. M. D, ressortissant colombien né le 3 juin 1975, est entré en France le 8 mars 2022 muni de son passeport biométrique. Mme A E, ressortissante colombienne née le 27 septembre 1979, est entrée en France le 17 avril 2022 sous couvert de son passeport biométrique, accompagnée des deux enfants du couple. Par une décision du 24 août 2022, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 7 février 2023, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté leurs demandes d'asile. Le 21 novembre 2023, les requérants ont sollicité la délivrance d'un titre de séjour auprès des services préfectoraux de la Savoie. Par arrêtés du 21 décembre 2023, le préfet de la Savoie a refusé de leur délivrer un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à leur encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président () ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application de ces dispositions, l'admission provisoire de Mme A E et de M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. En premier lieu, les décisions attaquées énoncent, avec une précision suffisante et dépourvue de caractère stéréotypé, les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles reposent. Les arrêtés énoncent les conditions prévues par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que les éléments présentés par les requérants ne peuvent être regardés comme des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels qui pourraient justifier leur admission exceptionnelle au séjour. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L.412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
6. S'il est constant que Mme A E et M. D ont présenté leur demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions prévues par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par une demande réceptionnée en préfecture le 12 septembre 2023, et que le préfet de la Savoie a en partie fondé ses décisions sur l'article L. 435-1 du même code, les décisions attaquées visent expressément l'article L. 423-23 précité. Par ailleurs, le préfet de la Savoie motive son arrêté en se référant aux liens personnels et familiaux des requérants. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur de fait tenant à ce que le préfet n'aurait pas examiné les demandes dans le cadre des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
7. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette hypothèse, il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
8. En l'espèce, les requérants, qui vivent sur le territoire français depuis moins de deux ans à la date des décisions attaquées, n'établissent pas avoir de liens personnels ou familiaux, anciens et intenses en France. Au surplus, la durée de leur présence sur le territoire français ne constitue pas un motif exceptionnel ou une considération humanitaire justifiant la délivrance d'un titre de séjour au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, les requérants ne démontrent pas être dépourvus d'attaches personnelles dans leur pays d'origine, dans lequel ils ont vécu la majeure partie de leur vie. S'ils font valoir que leurs deux filles dont l'une mineure, sont présentes sur le territoire français, il ressort des pièces du dossier que l'aînée est dans la même situation administrative que la leur. Si les requérants soutiennent que le préfet a délibérément minimisé la réalité de leur intégration dans la société française, il ressort des arrêtés attaqués que le préfet a bien pris en compte cette réalité en mentionnant le contrat à durée indéterminée de M. D dans le secteur de la restauration et l'engagement associatif de Mme A E. En tout état de cause, à supposer que ces éléments puissent traduire une insertion sociale et professionnelle particulière, ils ne rendent pas impératif le maintien à titre dérogatoire des intéressés sur le territoire national. Par suite, la situation des requérants ne permet pas de caractériser des considérations humanitaires et des motifs exceptionnels pouvant justifier la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées.
9. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi () ".
10. En l'espèce, les requérants, qui vivent sur le territoire français depuis un peu plus de 20 mois à la date des décisions attaquées, n'établissent pas avoir de liens personnels ou familiaux anciens et intenses en France. Par ailleurs, ils ne démontrent pas être dépourvus d'attaches personnelles dans leur pays d'origine, dans lequel ils ont vécu la majeure partie de leur vie. Si le couple fait valoir que leurs deux enfants se trouvent également en France, il ressort des pièces du dossier que leur fille aînée, majeure, se trouve dans la même situation administrative que la leur. Dans ces circonstances, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, les décisions ne sont pas entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur la situation personnelle des intéressés.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Le refus d'accorder un titre de séjour à Mme A E et à M. D n'a pas pour effet de les séparer de leur fille mineure. En outre, celle-ci pourra continuer sa scolarité en Colombie, pays dont elle possède la nationalité. Par suite, le préfet de la Savoie n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A E et par M. D, n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction doivent par suite être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
13. Les conclusions présentées par les requérants, parties perdantes, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Mme A E et M. D sont admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes de Mme A sanchez et de M. D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A E, à M. D, à Me Ndoye et au préfet de la Savoie.
Délibéré après l'audience du 27 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président,
Mme Frapolli, première conseillère,
Mme Fourcade, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2024.
Le président-rapporteur,
C. VIAL-PAILLER
L'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,
I. FRAPOLLILe greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2-2400398
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026