vendredi 12 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2400401 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | BORGES DE DEUS CORREIA |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 2400064 du 8 janvier 2024, la magistrate déléguée du tribunal administratif de Lyon, statuant sur la requête présentée le 4 janvier 2024 par M. A C, a annulé l'arrêté du préfet de l'Isère du 2 août 2023 en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français et fixe le pays de destination de la mesure d'éloignement et a renvoyé à une formation collégiale du tribunal compétent les conclusions de cette requête dirigées contre le refus de renouvellement du titre de séjour ainsi que les conclusions accessoires.
Par une ordonnance n° 2400064 du 18 janvier 2024, la magistrate déléguée du tribunal administratif de Lyon a renvoyé au tribunal administratif de Grenoble les conclusions de la requête de M. C dirigées contre le refus de lui délivrer un titre de séjour et les conclusions qui leur sont accessoires.
Par cette requête et un mémoire complémentaire, enregistrés au greffe du tribunal administratif de Grenoble sous le n° 2400401, les 18 janvier et 7 février 2024, M. C, représenté par Me Borges de Deus Correia, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 août 2023 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir, de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de lui notifier une nouvelle décision ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le refus de titre de séjour est entaché d'un défaut de motivation et d'examen particulier de sa situation ;
- contrairement à ce qu'indique l'arrêté du 2 août 2023, il n'est pas entré en France irrégulièrement mais dans le cadre d'un regroupement familial ;
- le préfet ne pouvait lui opposer un refus sans saisir préalablement la commission du titre de séjour, dont la consultation constitue une garantie pour l'étranger ;
- le refus de titre de séjour méconnaît les stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- il méconnaît les stipulations du 2) du même article 6 ;
- il méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a estimé à tort que sa présence en France représentait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision en cause méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 février 2024, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 31 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. L'Hôte, président-rapporteur,
- et les observations de Me Borges de Deus Correia, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. Le 16 février 2023, M. C, ressortissant algérien né le 28 juillet 1999, a sollicité la délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par un arrêté du 2 août 2023, le préfet de l'Isère a rejeté sa demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours. L'intéressé ayant été placé en rétention le 21 décembre 2023, la magistrate désignée du tribunal administratif de Lyon a, par un jugement du 8 janvier 2024, annulé la décision d'éloignement ainsi que la décision ayant fixé le pays de renvoi au motif de l'illégalité, examinée par voie d'exception, du refus de délivrance d'un titre de séjour. Par la présente requête, M. C demande au tribunal administratif de Grenoble d'annuler ce refus de délivrance d'un certificat de résidence.
2. En premier lieu, l'arrêté du 2 août 2023 comporte les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement du refus de délivrance d'un certificat de résidence. Par suite, la décision attaquée est motivée. En outre, il ressort des termes de cet arrêté que, pour prendre sa décision, le préfet de l'Isère a procédé à un examen effectif de la situation de M. C.
3. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient M. C, l'arrêté du 2 août 2013 n'affirme pas qu'il serait entré irrégulièrement en France mais se borne à constater qu'il ne justifie ni de la date ni des conditions de son entrée sur le territoire français. Le requérant ne démontre d'ailleurs pas qu'il est entré régulièrement en France au titre du regroupement familial, ainsi qu'il l'allègue. Par suite, le refus de titre de séjour ne repose pas sur des faits matériellement inexacts.
4. En troisième lieu, si M. C fait valoir qu'il est marié à une ressortissante française depuis le 27 août 2022, il ne peut utilement se prévaloir des stipulations du 2) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 dès lors qu'il n'a pas sollicité son admission au séjour sur ce fondement et que le préfet n'était pas tenu de statuer d'office sur son droit au séjour au regard de ces prévisions.
5. En quatrième lieu, la situation de M. C étant entièrement régie par les stipulations de l'accord franco-algérien, le requérant ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ne lui sont pas applicables.
6. En cinquième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Aux termes de l'article L. 412-5 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention "résident de longue durée-UE". ".
7. Si l'accord franco-algérien ne subordonne pas la délivrance d'un certificat de résidence à un ressortissant algérien à la condition que l'intéressé ne constitue pas une menace pour l'ordre public, il ne prive pas l'administration française du pouvoir qui lui appartient, en application de la réglementation générale relative à l'entrée et au séjour des étrangers en France, de refuser l'admission au séjour en se fondant sur des motifs tenant à l'ordre public.
8. Pour rejeter la demande de M. C présentée sur le fondement des stipulations précitées du 5) de l'accord franco-algérien, le préfet de l'Isère s'est fondé sur le motif tiré de ce que la présence en France de l'intéressé représentait une menace pour l'ordre public. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a été condamné le 7 avril 2021 par le tribunal correctionnel de Grenoble à une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits, commis le 1er septembre 2019, de recel de bien provenant d'un délit puni d'une peine n'excédant pas cinq ans d'emprisonnement. Le 1er février 2023, il a été de nouveau condamné par le tribunal correctionnel de Grenoble à une peine de six mois d'emprisonnement avec détention à domicile sous surveillance électronique et 1 000 euros d'amende pour des faits, commis le 30 janvier 2023, d'engagement ou maintien par le télépilote d'un aéronef circulant sans équipage à bord au-dessus d'une zone interdite, de remise ou sortie irrégulière de correspondance, somme d'argent ou objet de détenu et de conduite d'un aéronef non conforme aux règles de sécurité. Il ressort également des énonciations, non contestées, de l'arrêté du 23 décembre 2023 ayant ordonné le placement en rétention du requérant, que celui-ci a été antérieurement interpellé par les services de police à plusieurs reprises, en particulier le 15 novembre 2018 pour des faits de violence aggravée, le 17 avril 2019 pour conduite d'un véhicule sans permis, le 1er septembre 2019 pour recel de bien provenant d'un vol par effraction dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt, le 5 novembre 2020 pour vol par effraction dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt, le 19 janvier 2023 pour remise ou sortie irrégulière de correspondance, somme d'argent ou objet de détenu ainsi que le survol par un aéronef d'une zone interdite et le 10 février 2023 pour conduite d'un véhicule malgré l'injonction de restituer le permis de conduire résultant de la perte de l'intégralité des points. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, le préfet de l'Isère n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la présence de M. C sur le territoire français représentait une menace pour l'ordre public et, par suite, a pu légalement lui refuser la délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien pour ce motif.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
10. Si M. C démontre, notamment par les certificats de scolarité qu'il produit, résider en France depuis septembre 2013, alors qu'il avait quatorze ans, il ne justifie pas avoir l'essentiel de ses attaches familiales en France ainsi qu'il l'allègue, en se bornant à évoquer la présence sur le territoire français de " sa mère et sa fratrie " sans autres précisions. Il ressort au contraire de la fiche de renseignement qu'il a remplie à l'appui de sa demande de titre de séjour qu'il a déclaré la présence en France uniquement de sa mère, sans mentionner aucun frère ni aucune sœur. Il verse à l'instance plusieurs pièces d'identité, notamment de personnes portant le même patronyme que le sien, mais ne produit aucun document de nature à établir le lien de parenté qui le relierait aux intéressés, tel qu'un livret de famille. Il n'est pas dépourvu d'attaches familiales en Algérie où est demeuré son père, comme il le reconnaît dans ses écritures. Les quelques contrats de travail dont il se prévaut, de courte durée, ne suffisent pas à démontrer une insertion professionnelle solide sur le territoire français. Le requérant ne peut par ailleurs faire valoir qu'il est intégré dans la société français compte tenu des nombreuses interpellations et condamnations dont il a fait l'objet, ainsi qu'il a été dit au point 8, et dès lors qu'il ne justifie pas avoir noué en France des liens sociaux d'une particulière intensité. Enfin, M. C est marié à une ressortissante française depuis le 27 août 2022 mais ne justifie pas d'une communauté de vie effective entre les époux par les quelques pièces qu'il verse au dossier, alors que la première présidente de la cour d'appel de Lyon a relevé, dans son ordonnance du 24 décembre 2023 ayant statué sur le maintien en rétention de l'intéressé, que " la réalité de la vie commune est plus que sujette à caution ". En outre, aucun enfant n'est né de cette union. Dans ces circonstances, le préfet de l'Isère n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale en refusant de lui délivrer un titre de séjour. Pour les mêmes motifs, il n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ".
12. Ces dispositions s'appliquent aux ressortissants algériens dont la situation est examinée sur le fondement du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien régissant, comme celles de portée équivalente de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la délivrance de plein droit du titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " à l'étranger dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus. Toutefois, le préfet est tenu de saisir la commission du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues par ce texte auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui s'en prévalent. Ainsi, dès lors que le requérant n'établit pas être au nombre des étrangers pouvant obtenir de plein droit un certificat de résidence au titre de sa vie privée et familiale pour les motifs exposés au point 10, le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 2 août 2023 par laquelle le préfet de l'Isère lui a refusé la délivrance d'un certificat de résidence. Par voie de conséquence, les conclusions de la requête aux fins d'injonction ainsi que celles présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Borges de Deus Correia et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 29 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. L'Hôte, président,
Mme Bourion, première conseillère,
M. Ruocco-Nardo, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 avril 2024.
Le Président-rapporteur,
V. L'HÔTEL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
I. BOURION
Le greffier,
M. B
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2400401
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026