vendredi 9 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2400764 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SARL NOVAS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 février 2024, Mme A C, représentée par la Sarl novas avocats agissant par Me Combes, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de suspendre l'exécution de la décision par laquelle le préfet de l'Isère a rejeté implicitement sa demande de titre de séjour " étudiant " ;
3°) d'enjoindre à l'Etat de lui délivrer un titre de séjour " étudiant " dans un délai de quinze jours à compter de l'ordonnance à intervenir, et dans l'attente, de lui délivrer sans délai une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1200 euros qui sera versée à son Conseil sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'absence de remise d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour la place dans un situation d'urgence ;
- cette situation caractérise une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale du droit à l'emploi, du libre exercice d'une profession, du droit à poursuivre des études, du droit au respect de sa vie privée et de la liberté d'aller et venir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 février 2024 le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'urgence n'est pas caractérisée car il lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour ;
- le dossier de Mme A C de demande de renouvellement de son titre de séjour est incomplet, il n'y a pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale liée au droit du travail dont elle tire une interprétation extensive.
Par un mémoire, enregistré le 8 février 2024, Mme A C a déclaré se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Thierry, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 8 février 2024 à 13h30.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Thierry, juge des référés, en l'absence des parties.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président () ". Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application de ces dispositions, l'admission provisoire de Mme A C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les autres conclusions de la requête :
2. Mme A C, ressortissante marocaine, arrivée en France en septembre 2018, a demandé, le 16 août 2023, le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant " dont la validité expirait le 20 janvier 2024, sans obtenir en retour de document lui permettant de justifier de la régularité de son séjour et de son droit à travailler dans le cadre de son contrat de formation en alternance. Postérieurement à l'enregistrement de sa requête, formée sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le préfet de l'Isère lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 6 mai 2024 qui lui accorde les mêmes droits au séjour et au travail que ceux dont elle bénéficiait avec le titre dont elle a demandé le renouvellement. Dans ces circonstances, Mme A C a déclaré, par un mémoire du 8 février 2024 se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction.
3. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
4. Dans les circonstances de l'espèce il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme A C relatives aux frais non compris dans les dépens que cette dernière a déclarer maintenir.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme A C est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 :Il est donné acte à Mme A C du désistement des conclusions de sa requête aux fins de suspension et d'injonction.
Article 3 :Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A C, à Me Combes et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera délivrée au préfet de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 9 février 2024.
Le juge des référés,
P. Thierry
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 24007642
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026