Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2400766
vendredi 7 novembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2400766 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge unique 1 |
| Avocat requérant | SARL NOVAS AVOCATS |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, était saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation de l’Isère refusant de lui reconnaître un droit à un hébergement d’urgence. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, le requérant s’était vu attribuer un logement social le 8 novembre 2024. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, estimant que la décision attaquée avait perdu son objet. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 février 2024, M. C... B..., représenté par Me Combes, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 6 décembre 2023 par laquelle la commission de médiation de l’Isère a rejeté son recours en vue d’une offre d’hébergement ;
2°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère de proposer un hébergement adapté à ses besoins dans un délai de deux semaines à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat au bénéfice de son conseil, la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.
Il soutient que :
- la décision méconnaît les dispositions des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles ;
- elle est entachée d’une erreur de droit ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 mars 2025, la préfète de l’Isère conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- M. B... est titulaire d’un logement social depuis le 8 novembre 2024 ;
- pour le surplus, les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. C... B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par décision du 14 août 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le président a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Après avoir entendus au cours de l’audience :
– le rapport de M. A...,
– et les observations de Me Combes, avocate de M. B....
La clôture d’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à la décision attaquée, le requérant, de nationalité roumaine, a fait l’objet d’une attribution d’un logement social le 8 novembre 2024. Il n’y a par suite plus lieu de se prononcer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de sa requête.
2. Il n’y a pas, lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B... au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C... B..., à Me Combes et au ministre de la ville et du logement.
Copie en sera adressée à la préfète de l’Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2025.
Le président,
J.P. A...
La greffière,
ZANON
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 6 février 2024, M. C... B..., représenté par Me Combes, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 6 décembre 2023 par laquelle la commission de médiation de l’Isère a rejeté son recours en vue d’une offre d’hébergement ;
2°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère de proposer un hébergement adapté à ses besoins dans un délai de deux semaines à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat au bénéfice de son conseil, la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.
Il soutient que :
- la décision méconnaît les dispositions des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles ;
- elle est entachée d’une erreur de droit ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 mars 2025, la préfète de l’Isère conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- M. B... est titulaire d’un logement social depuis le 8 novembre 2024 ;
- pour le surplus, les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. C... B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par décision du 14 août 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le président a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Après avoir entendus au cours de l’audience :
– le rapport de M. A...,
– et les observations de Me Combes, avocate de M. B....
La clôture d’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à la décision attaquée, le requérant, de nationalité roumaine, a fait l’objet d’une attribution d’un logement social le 8 novembre 2024. Il n’y a par suite plus lieu de se prononcer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de sa requête.
2. Il n’y a pas, lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B... au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C... B..., à Me Combes et au ministre de la ville et du logement.
Copie en sera adressée à la préfète de l’Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2025.
Le président,
J.P. A...
La greffière,
ZANON
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.