LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2400850

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2400850

mercredi 31 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2400850
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCABINET PLC AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Vaulx-Milieu refusant un permis de construire trois maisons individuelles. Le tribunal a jugé que, bien que le règlement écrit de la zone Ue soit silencieux, le rapport de présentation du PLU précise que cette zone est réservée aux équipements publics, excluant ainsi les constructions à usage d'habitation. Le refus du maire a donc été considéré comme légal, sur le fondement du code de l'urbanisme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 février 2024 et un mémoire enregistré le 6 décembre 2024, M. A... C..., représenté par Me Millet, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 19 octobre 2023 par lequel le maire de Vaulx-Milieu a rejeté la demande de permis de construire valant division parcellaire et permis de démolir qu’il a présentée en vue de la construction de trois maisons individuelles après démolition d’annexes, ensemble le refus opposé à son recours gracieux ;
2°) d’enjoindre au maire de Vaulx-Milieu de lui délivrer le permis qu’il a sollicité dans le délai de 15 jours courant à compter de la date de notification du jugement ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Vaux-Milieu la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les constructions à usage d’habitation, dans la mesure où elles ne sont ni interdites ni limitées en zone Ue, y sont autorisées sans condition.

La commune de Vaulx-Milieu, représentée par Me Pyanet, a présenté un mémoire, enregistré le 25 octobre 2024, par lequel elle conclut au rejet de la requête et demande une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que le moyen invoqué par le requérant n’est pas fondé.

Le mémoire présenté par la commune de Vaulx-Milieu, enregistré le 17 janvier 2025, n’a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Permingeat, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Coutarel, rapporteur public ;
- les observations de Me Thouement représentant M. C... et celles de Me Teyssier représentant la commune de Vaulx-Milieu.

Considérant ce qui suit :
1. M. C... a déposé, en août 2023, une demande, complétée en octobre 2023, afin d’obtenir l’autorisation de construire trois maisons individuelles après démolition d’annexes sur des parcelles cadastrées section AB n°342 et n°344 à Vaulx-Milieu (Isère). Dans la présente instance, il demande l’annulation pour excès de pouvoir du refus que le maire lui a opposé par arrêté du 19 octobre 2023, ensemble le refus opposé à son recours gracieux.
2. En l’espèce, le préambule aux dispositions applicables à la zone U du règlement écrit du PLU décrit la zone Ue comme « correspondant aux zones d’équipements publics ». La signification de cette expression est précisée par le rapport de présentation de ce même document qui, à son point 3.1.3, indique, d’une part, que les zones urbaines comprennent trois familles de zones dont « les zone d’équipement publics ou de service d’intérêt collectif (Ue) » qui sont distinctes des zones dites « à vocation mixte » et, d’autre part, que « la zone Ue équipée et réservée au développement des équipements publics scolaires et périscolaires, culturels, de sports et loisirs, est inchangée dans ses limites ». Il en résulte que, malgré le silence sur ce point des articles du règlement écrit du PLU, la zone Ue doit être comprise comme réservée uniquement aux équipements publics ou de service d’intérêt collectif, ce qui y exclut l’édification de nouvelles constructions à usage d’habitation. Le terrain d’assiette du projet de M. C... étant situé en zone Ue et son projet consistant en la construction de trois maisons individuelles à usage d’habitation, le maire de Vaulx-Milieu lui à bon droit, pour ce motif, opposé le refus en litige.

3. Il résulte de ce qui précède que le moyen invoqué par M. C... doit être écarté et ses conclusions à fin d’annulation pour excès de pouvoir ainsi que, par voie de conséquence, d’injonction, rejetées.

4. Il en va de même, eu égard à sa qualité de partie perdante dans l’instance, des conclusions qu’il présente au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l’espèce, les conclusions présentées par la commune de Vaulx-Milieu sur le même fondement sont rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Vaulx-Milieu au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à A... C... et à la commune de Vaulx-Milieu.
Délibéré après l’audience du 11 décembre 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Rizzato, présidente,
Mme Permingeat, premier conseiller,
M. Derollepot, premier conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 décembre 2025.



Le rapporteur,

F. Permingeat

La présidente,

C. Rizzato




Le greffier,





M. B...


La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions