LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2400933

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2400933

jeudi 9 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2400933
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantGAY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme E... demandant l’annulation d’un permis d’aménager délivré par le maire de Beauregard-Barret à la société Immovia pour un lotissement de 10 lots. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment l’incompatibilité du permis avec l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) du plan local d’urbanisme (PLU) et la méconnaissance des articles UA6 et Aur10 du PLU. Le tribunal a jugé que le projet était compatible avec l’OAP, que les prescriptions relatives à l’implantation et à l’orientation des constructions pourraient être respectées lors des autorisations ultérieures, et que les autres moyens n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 152-1 du code de l’urbanisme et les dispositions du PLU.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 février 2024 et un mémoire enregistré le 19 novembre 2024, M. C... E... et Mme A... B... épouse E..., représentés par Me Blanc, demandent au tribunal :
1°) d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 28 août 2023 par lequel le maire de Beauregard-Barret a accordé à la société Immovia un permis d’aménager les parcelles cadastrées section AK n°264 et n°98 en vue de la réalisation d’un lotissement de 10 lots à vocation d’habitation ;
2°) de mettre à la charge de la société Immovia et de la commune de Beauregard-Barret la somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient, en leur qualité de voisins immédiats du projet, d’un intérêt à contester le permis en litige ;
- ils satisfont et ont satisfait aux exigences des articles R. 600-4 et R. 600-1 du code de l’urbanisme ;
- le permis en litige est incompatible avec l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) « Zones Aur centre de Meymans » du plan local d’urbanisme (PLU) ;
- le permis en litige méconnaît l’article UA6 du PLU ;
- il méconnaît l’article Aur10 du PLU ;
- la prescription tenant au raccordement au réseau électrique dont il est assorti est imprécise et contraire à l’article L. 342-11 du code de l’énergie.

La commune de Beauregard-Barret a présenté un mémoire, enregistré le 23 avril 2024, par lequel elle conclut au rejet de la requête ou, subsidiairement, à ce que le tribunal fasse application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme.

Elle fait valoir que :
- les requérants ne justifient pas d’un intérêt à agir ;
- subsidiairement, les moyens qu’ils invoquent ne sont pas fondés.

La société par actions simplifiée (SAS) Immovia, représentée par Me Gay, a présenté un mémoire, enregistré le 23 avril 2024, par lequel elle conclut au rejet de la requête ou, subsidiairement, à ce que le tribunal fasse application des articles L. 600-5-1 ou L. 600-5 du code de l’urbanisme et demande une somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :
- les requérants ne justifient pas d’un intérêt à agir ;
- subsidiairement, les moyens qu’ils invoquent ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’énergie ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Permingeat, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Coutarel, rapporteur public ;
- les observations de Me Drai, représentant M. et Mme E... et celles de Me Chabal, représentant la société Immovia.

Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 28 août 2023, le maire de Beauregard-Barret (Isère) a accordé à la société Immovia un permis d’aménager les parcelles cadastrées section AK n°264 et AK n°98 en vue de la réalisation d’un lotissement de 10 lots à vocation d’habitation. Dans la présente instance, M. et Mme E..., voisins du projet, en demandent l’annulation pour excès de pouvoir.
2. Aux termes de l’article L. 152-1 du code de l’urbanisme : « L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols (…) sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. / Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation ».
3. En premier lieu, le projet en litige est couvert par l’OAP dite « zones AUr centre de Meymans ». Or, lors de la modification n°1 du PLU de la commune approuvée en 2017, cette OAP, qui concernait initialement un espace d’un seul tenant, a été divisée en deux afin d’en faciliter l’urbanisation. Une telle décision manifeste la volonté de la commune de permettre une ouverture à l’urbanisation de cette zone en deux temps, quand bien même son objectif général demeure la réalisation d’une opération d’aménagement d’ensemble. Par suite et dans la mesure où le projet en litige couvre l’intégralité de la zone Est de l’OAP et prévoit un passage permettant son raccordement à la future zone Ouest, les requérants ne sont pas fondés à soutenir qu’il est incompatible avec l’OAP « zones AUr centre de Meymans » au motif qu’il n’en couvre pas la totalité de la surface.
4. En deuxième lieu, l’orientation des faîtages des constructions représentées dans la demande de permis d’aménager en litige n’est pas définitive et rien n’indique qu’elle ne pourra pas être modifiée ultérieurement. Ainsi, les prescriptions de l’OAP « zones AUr centre de Meymans » pourront être ultérieurement respectées lors de la délivrance des autorisations d’urbanisme requises. Il en résulte que les requérants ne peuvent utilement invoquer l’incompatibilité de l’orientation des faîtages des constructions situées sur les lots 1 et 2 avec les prescriptions imposées sur ce point par cette OAP.
5. En troisième lieu, le tracé des voies représentées par le schéma qui accompagne la description littérale des objectifs poursuivis par la commune n’est qu’indicatif. Par suite, les requérants ne peuvent utilement s’en prévaloir pour invoquer l’incompatibilité du tracé de la voirie interne du projet en litige avec l’OAP « zones AUr centre de Meymans ».
6. Aux termes de l’article UA 6 du règlement écrit du PLU : « La construction à l’alignement sera respectée ».

7. L’implantation des constructions situées sur les lots 1 et 10 n’étant pas définitive, les prescriptions citées au point précédent pourront être ultérieurement respectées lors de la délivrance des autorisations d’urbanisme requises.

8. L’extrait du règlement du lotissement cité par les requérants concernant la hauteur maximale des clôtures à respecter est conforme aux dispositions de l’article AUr10 du règlement écrit du PLU.


9. A supposer même que le permis en litige ait mis à tort à la charge de la société Immovia le coût de réalisation du réseau électrique, une telle circonstance, parce qu’étrangère aux règles d’utilisation des sols, n’est pas de nature à entacher le permis contesté d’illégalité.

10. Il résulte de ce qui précède que les moyens invoqués par les requérants doivent être écartés et, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, leurs conclusions à fin d’annulation pour excès de pouvoir, rejetées.
11. La société Immovia et la commune de Beauregard-Barret ne sont pas parties perdantes dans la présente instance. Par suite, les conclusions présentées par les requérants à leur encontre sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. Dans les circonstances de l’espèce, les requérants verseront à la société Immovia la somme de 1 500 euros au titre de ces dispositions.




D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme E... est rejetée.

Article 2 : M. et Mme E... verseront à la société Immovia la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C... E..., à Mme A... B... épouse E..., à la société par actions simplifiée Immovia et à la commune de Beauregard-Barret.

Délibéré après l’audience du 25 septembre 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Rizzato, présidente,
Mme Permingeat, premier conseiller,
M. Derollepot, premier conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2025.



Le rapporteur,

F. Permingeat

Le président,

C  Rizzato




Le greffier,





M. D...


La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions