Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2401675

lundi 3 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2401675
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. F et Mme E d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 11 janvier 2022 par le maire de Tullins. Postérieurement à l’introduction du recours, le maire a retiré ce permis par un arrêté du 6 août 2024, rendant définitivement sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Les demandes au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 mars 2024 et le 8 novembre 2024, M. B F et Mme C E, représentés par Me Robichon, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 11 janvier 2022 par lequel le maire de la commune de Tullins a délivré un permis de construire à M. A D, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à la commune de Tullins de retirer le permis de construire litigieux dans un délai d'un mois suivant la décision à intervenir et, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre solidairement à la charge de la commune de Tullins et de M. D, la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 31 octobre 2024, la commune de Tullins représentée par Me Fessler, conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux de constater par ordonnance qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 ou la charge des dépens.

2. Par un arrêté du 6 août 2024, postérieur à l'introduction du recours, le maire de la commune de Tullins a retiré le permis de construire litigieux. Il ne résulte d'aucune pièce du dossier que cette décision ne serait pas définitive. Ainsi les conclusions de la requête de M. F et de Mme E à fin d'annulation de l'arrêté du 11 janvier 2022, et d'injonction sont devenues sans objet.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Tullins et de M. D la somme réclamée par les requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et à fin d'injonction de la requête de de M. F et de Mme E.

Article 2 :Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B F, à Mme C E, à la commune de Tullins et à M. A D.

Fait à Grenoble le 3 février 2025.

Le président de la 1ère chambre,

P. Thierry

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2401675