jeudi 24 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2401717 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge unique 8 |
| Avocat requérant | DE CAUMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 mars 2024 et le 8 juillet 2024, M. E C B, représenté par Me de Caumont, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 48 Si du 14 février 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré six points de son permis de conduire, lui a renotifié les retraits de points antérieurs et l'a informé de ce que son permis de conduire était nul faute de points ;
2° d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points illégalement retirés dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'il n'a pas bénéficié des informations mentionnées aux articles L. 222-3 et R. 222-3 du code de la route et la réalité des infractions n'est pas établie.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 juin 2024, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. D a commis une série d'infraction au code de la route les 18 mai 2022, 21 juillet 2022 et 23 septembre 2022. Par une décision du 14 janvier 2024, référencée " 48SI ", le ministre de l'intérieur a retiré six points du permis de conduire de M. D suite à une infraction du 1er décembre 2021, a renotifié les retraits de points précédents et a constaté la perte de validité de ce permis. M. D saisit le tribunal administratif d'une demande tendant à l'annulation de la décision " 48SI " du 14 février 2024 2024 portant invalidation de son permis de conduire ainsi que des décisions de retrait de points.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le défaut d'information :
S'agissant de l'infraction du 1er décembre 2021
2. le ministre produit l'avis de rétention du permis de conduire de M. D le 1er décembre 2021 suite à l'infraction commise à 22h30 à Pontcharra. Ce document comporte au dos les mentions relatives à la perte de points de permis de conduire, qui comporte l'ensemble de l'information prescrite par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Ainsi, le ministre de l'intérieur doit être regardé comme ayant satisfait à l'obligation d'information préalable du requérant.
S'agissant des infractions des 18 mai 2022 et 21 juillet 2022 :
3. Ces infractions ont été relevées par radar automatique et il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral de M. D, que ces infractions ont été relevées par radar automatique et l'intéressé s'est acquitté des amendes forfaitaires correspondants. L'indication de ces paiements des amendes forfaitaires sur le relevé intégral , formalisés pour ces infractions par la mention " AF-amende forfaitaire ", suffit à établir que l'intéressé a nécessairement été mis en possession d'avis de contravention et de cartes de paiement, dont la détention est indispensable pour payer l'amende forfaitaire. Par suite, alors que M. D n'apporte aucun élément tendant à démontrer que les documents qui lui ont été envoyés seraient inexacts ou incomplets au regard des dispositions précitées des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le ministre doit être regardé comme apportant la preuve que les informations pertinentes lui ont été délivrées. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'information préalable ne peut être qu'écarté.
S'agissant de l'infraction du 23 septembre 2022 :
4. Dans le cas d'une infraction constatée sur un outil dédié, type PDA ou tablette, et ayant fait l'objet du paiement différé d'une amende forfaitaire, la preuve de la délivrance de l'information préalable est apportée par la mention de ce paiement sur le relevé intégral. En l'espèce, il ressort de son relevé d'information intégral de M. D que, pour l'infraction précitée, constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, le requérant s'est acquitté du paiement de l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale. Par suite, le moyen tiré de l'absence préalable de l'information prévue à l'article. L 223-3 du code de la route doit être écarté et la réalité de l'infraction est établie.
En ce qui concerne la réalité des infractions :
5. Aux termes du quatrième alinéa de l'article L. 223-1 du code de la route : " La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. "
6. Il résulte de l'instruction que M. D s'est acquitté des amendes mises à sa charge en conséquence des infractions demeurant en litige et a exécuté la composition pénale du 16 décembre 2022 et les mentions AF et 7C figurant au relevé d'information intégral concernant ces différents retraits de points permettent d'établir la réalité des infractions en litige. Il n'est pas établi, ni même d'ailleurs allégué, que M. D aurait formé une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de ces infractions ou de l'envoi des avis de contravention ni formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation des titres exécutoires des amendes forfaitaires majorées. Dans ces conditions, la réalité de ces infractions doit être regardée comme établie.
Sur le surplus des conclusions de la requête :
7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'injonction de M. D à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C B et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juillet 2025 .
Le président,
J. P. ALe greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026