vendredi 26 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2402421 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP DUCROT ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure antérieure :
Par une requête enregistrée sous le n° 2205530 et des mémoires enregistrés le 30 août 2022 et le 14 septembre 2022, Mme A G, M. E G et Mme C B, représentés par Me Giraudon, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté n° 74 17321 00037 du 5 janvier 2022 du maire de la commune de Megève relatif à la construction d'un télésiège débrayable (dit télésiège des Crêtes) et à l'aménagement d'une piste de ski associée, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) de mettre à la charge la commune de Megève une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils ont intérêt à agir en qualité de propriétaire de la parcelle 729 concernée par les travaux ;
- l'urgence est présumée ;
- aucun bilan de la procédure de débat public organisée dans les conditions définies aux articles L. 121-8 à L. 121-15, de la concertation préalable définie à l'article L. 121-16 ou de toute autre procédure prévue par les textes en vigueur permettant au public de participer effectivement au processus de décision, ne figurait au dossier d'enquête publique ;
- la commune n'a engagé aucun processus permettant la participation du public préalable à l'autorisation des travaux au début de la procédure, à un stade où le projet n'était pas encore figé ;
- l'étude d'impact figurant au dossier d'enquête publique a été réalisée en octobre 2018, à l'occasion de la première déclaration de projet par la commune de Megève ; elle aurait donc dû faire l'objet d'un complément et être mise à jour pour tenir compte des demandes d'autorisations de travaux déposées en 2021 par la société des remontées mécaniques et un nouvel avis aurait dû être sollicité de l'autorité environnementale, car les données de 2018 sont désormais obsolètes ;
- l'étude d'impact est insuffisante et ne respecte pas les dispositions de l'article L. 122-1 II du code de l'environnement dès lors que l'étude d'impact ne tient pas compte du projet du réaménagement D et ne tient donc pas compte des effets cumulés alors que les opérations présentent un lien fonctionnel entre elles puisqu'il s'agit du domaine skiable de la commune et du réseau de remontées mécaniques (réaménagement du domaine de Lanchette et réaménagement du domaine D),
- le dossier était incomplet et ne comportait pas toutes les pièces exigées par le code de l'urbanisme ;
- le permis de construire méconnait l'article L. 425-14 du code de l'urbanisme et l'article L. 214-1 du code de l'environnement ; aucune pièce du dossier de permis de construire ne justifie que le pétitionnaire ait obtenu une autorisation au titre de la loi sur l'eau ;
- le permis de construire méconnait l'article R. 122-1 du code de l'urbanisme : le projet concerne un secteur classé rouge au PPRN ;
- le permis de construire méconnait les articles L 111-11 et L332-15 du code de l'urbanisme : des travaux d'extension du réseau d'une longueur très supérieure à 100m, qui ne peuvent donc être considérés comme des équipements propres au sens des dispositions de l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme ;
- le permis de construire méconnait l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme : le projet est incompatible avec l'OAP du plan local d'urbanisme de Megève ; il ne respecte pas l'OAP en tant qu'il contribue à une artificialisation de la berge et donc contrevient directement au principe de maintien ou restauration du caractère naturel des berges ;
- le permis de construire méconnait l'article L. 411-1 du code de l'environnement en raison de l'existence d'espèces protégées ou rares ; il ne répond pas à une raison impérative d'intérêt public majeur ;
- le permis de construire méconnait l'article L. 424-4 du code de l'urbanisme et l'article R. 122-14 du code de l'environnement car le permis de construire ne soumet pas le projet à des mesures compensatoires ;
- le permis de construire méconnait le plan local d'urbanisme de Megève, notamment l'article 1 et 2 de la zone A et N du règlement du plan local d'urbanisme qui n'autorisent les constructions à suage de remontées mécaniques que dans les secteurs du domaine skiable alors que le projet se situent en dehors ;
- le projet méconnait l'article 2 de la zone N du plan local d'urbanisme ; les remblaiements autorisés ne permettront pas une réutilisation conforme à la vocation de la zone et surtout qu'ils sont susceptibles de modifier de manière significative l'état des lieux et de porter atteinte aux fonctionnalités écologiques ;
- le projet méconnait l'article 4 de la zone N du plan local d'urbanisme ; Le projet ne prévoit pas de dispositif d'assainissement non collectif pour les sanitaires du local technique de la gare d'arrivée du télésiège ;
- le projet méconnait l'article 13 du plan local d'urbanisme qui interdit toute construction ou remblai à moins de 10 mètres du sommet des berges ; or le plan masse de la gare de départ montre que le remblai qui sera réalisé vient très au-delà de cette bande de 10 mètres.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 septembre 2022, la commune de Megève représentée par Me Antoine, conclut au rejet de la requête et que soit mise à la charge des requérants une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sauf à ce que les requérants établissent avoir satisfait aux formalités de notification prescrites par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, leur requête ne pourra qu'être rejetée comme étant irrecevable ;
- aucun des moyens n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2022, la société anonyme des remontées mécaniques de Megève représentée par la SARL Ballaloud et associés, conclut au rejet de la requête et que soit mise à la charge des requérants une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'aucun des moyens n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Par une ordonnance n° 2205467, 2205530 du 20 septembre 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a suspendu l'exécution de l'arrêté n° 74 17321 00037 en retenant le doute sérieux de quatre moyens tenant à l'insuffisance de l'étude d'impact, à l'absence d'autorisation au titre de la loi sur l'eau, à la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et à l'incompatibilité du projet avec l'OAP patrimoniale.
Par une décision n° 468038,468042 du 8 avril 2024, le Conseil d'Etat statuant au contentieux a annulé l'ordonnance du 20 septembre 2022 du juge des référés et renvoyé les affaires devant le tribunal administratif de Grenoble.
Procédure devant le tribunal après renvoi :
Après renvoi du Conseil d'Etat, la requête de Mme B et des consorts G, initialement enregistrée au greffe du tribunal sous le n° 2205530, a été enregistrée sous le n° 2402421.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 avril 2024, la commune de Megève, représentée par Me Antoine, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de Mme B et des consorts G sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le moyen tiré de l'insuffisance ou de l'absence de concertation préalable est infondé et même dans l'hypothèse même où l'irrégularité alléguée serait constituée, le moyen des requérants ne serait pas de nature à justifier l'annulation du permis en cause, en plus d'être dépourvu des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé ;
- le moyen tiré de l'insuffisance de l'information et de la participation du public est infondé, en plus d'être inopérant ;
- les deux opérations concernant le secteur du Mont d'Arbois d'une part et le secteur de Rochebrune d'autre part constituent donc bien deux projets à part entière qui ne sauraient être confondus. La réalisation d'une étude d'impact concernant seulement le secteur de Rochebrune et ne saurait donc entacher cette étude d'une quelconque insuffisance ;
- le moyen tiré de la méconnaissance des articles R. 431-5 et suivants du code de l'urbanisme est inopérant dans le cadre d'un contentieux concernant une autorisation d'exécution de travaux portant sur la réalisation des remontées mécaniques tenant lieu du permis de construire ;
- le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire est infondé ou inopérant ;
- en application du principe d'indépendance des législations, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 214-1 et s. du code de l'environnement est inopérant dans le contentieux des autorisations d'urbanisme ; de surcroit, il est infondé, les déclarations ont été effectuées auprès de l'autorité compétente ;
- la décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ; en tout état de cause, les requérants ne démontrent pas que le Maire n'aurait pas pu assortir son arrêté de prescriptions spéciales, de nature à prévenir le risque dont ils se prévalent sur le fondement de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 111-11 et L. 332-15 du code de l'urbanisme est infondé ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme est infondé : le projet est conforme à l'OAP considérée car seulement la berge considérée n'est pas à l'état naturel, mais en tout état de cause le pied du remblai à réaliser sera à plus de 5 mètres de la limite de la berge ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 411-1 du code de l'environnement est inopérant en vertu du principe d'indépendance des législations et au surplus infondé au regard de l'ensemble des mesures mises en place par le maître d'ouvrage concernant les espèces protégées ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-4 du code de l'urbanisme est infondé : les requérants ne démontrent ni ne soutiennent que le projet aurait nécessité l'intégration de mesures ERC spécifiques ;
- le projet est conforme au plan local d'urbanisme de Megève : les articles 1 et 2 du règlement du PLU de la commune de Megève autorisent spécifiquement les constructions, aménagements et installations en lien avec la pratique du ski tant en zones A qu'en zone N ; le projet est conforme à l'article 13 N du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire enregistré le 22 avril 2024, Mme B et Mme G, représentées par Me Giraudon, doivent être regardées comme demandant au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté n° 74 17321 00037 du 5 janvier 2022 du maire de la commune de Megève, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Megève une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'étude d'impact aurait dû être mise à jour pour tenir compte des demandes d'autorisation de travaux déposées en 2021 par la société des remontées mécaniques et un nouvel avis aurait dû être sollicité de l'autorité environnementale, car les données de 2018 ne correspondent plus au projet précis pour lequel la SAS des Remontées mécaniques a déposé des demandes d'autorisation ;
- le permis ne respecte pas les dispositions de l'article L.122.1-II du code de l'environnement, dès lors que la commune de Megève et la société des remontées mécaniques ont conduit en parallèle plusieurs procédures pour le réaménagement du domaine skiable et notamment le réaménagement du secteur dit H dans le secteur de Rochebrune et le réaménagement du secteur dit D, qui a fait l'objet d'une déclaration de projet en date du 30 juin 2020 ;
- aucune pièce du dossier de permis de construire ne justifie que le pétitionnaire aurait obtenu une autorisation au titre de la Loi sur l'eau ; il méconnait donc l'article L. 425-14 du code de l'urbanisme ;
- le projet est situé en zone rouge du PPRN ; le projet méconnait l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ; qui plus est, si le PPRN autorise les installations de gare de téléski dans la zone rouge, c'est une erreur manifeste d'appréciation, et à cet égard, le PPRN trop ancien est insuffisamment protecteur ;
- le projet contrevient aux dispositions de l'article L 411-2 puisqu'il résulte en particulier de l'étude d'impact que sur le tracé de la piste de ski en particulier dans la partie qui traverse la propriété des requérants de nombreuses espèces protégées ou menacées ont été découvertes ;
- le permis de construire méconnait l'article L 424-4 du code de l'urbanisme et R 122-14 du code de l'environnement aurait dû être assorti de mesures compensatoires ;
- le permis de construire méconnait l'article 13 N du plan local d'urbanisme de la commune ; il ne respecte pas l'OAP en tant qu'il contribue à une artificialisation de la berge et donc contrevient directement au principe de maintien ou restauration du caractère naturel des berges ;
- la commune de Megève n'a pas mis en œuvre un processus de concertation préalable suffisant au regard des dispositions précitées de la convention AARHUS.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 avril 2024, la société anonyme des remontées mécaniques de Megève, représentée par Me Planchet, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 4 000 euros soit mise à la charge de Mme B et des consorts G sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la présomption d'urgence à suspendre l'arrêté contesté est renversée par l'intérêt général majeur que représente l'achèvement du projet et des mesures ERC qui l'accompagnent et le quasi-achèvement des travaux de défrichement ;
- aucun des moyens n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Vu :
- la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2201313 par lesquelles Mme B et les Consorts G demandent l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 25 avril 2024 en présence de Mme Zanon, greffier d'audience, M. F a lu son rapport et entendu :
- Me Potronnat représentant Mme B et Mme G ;
- Me Boiron Bertrand, représentant la commune de Megève ;
- Me Planchet, représentant la société anonyme des remontées mécaniques de Megève.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 5 janvier 2022, le maire de Megève a délivré un permis de construire à la société des remontées mécaniques de Megève, portant sur la réalisation d'une remontée mécanique et l'aménagement d'une piste de ski alpin. Mme B et Mme G sont propriétaires indivis de parcelles cadastrées à la section OE n°729 et n° 1804 concernées par le projet.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " A ceux de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () "
En ce qui concerne la condition d'urgence :
3. En l'espèce, compte tenu du renvoi au tribunal après cassation, il n'y a pas lieu pour apprécier l'urgence de se référer aux conditions posées par l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme mais de constater que le premier juge des référés avait regardé la condition d'urgence comme présumée et que les arguments avancés aujourd'hui, tenant à l'adaptation du domaine skiable aux défis climatiques, à l'impératif de sécurisation des pistes, d'exécution des mesures compensatoires et du caractère largement avancé des travaux de défrichement, ne sont pas propres à renverser cette présomption.
En ce qui concerne l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux :
4. Toutefois, aucun des moyens soulevés n'est de nature, en l'état de l'instruction, à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de cet arrêté.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Il y a lieu de rejeter, dans les circonstances l'ensemble des conclusions des parties tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :La requête de Mme B et de Mme G est rejetée.
Article 2 :Les conclusions des parties tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme B en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à la commune de Megève et à la société anonyme des remontées mécaniques de Megève
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Savoie.
Fait à Grenoble, le 26 avril 2024.
Le juge des référés,
M. F
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026