jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2402482 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | ALBERTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 avril 2024, Mme A D épouse B, représentée par Me Albertin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 mars 2024 par lequel le préfet de la Drôme a retiré son titre de séjour portant la mention " travailleur saisonnier ", a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Drôme, si la décision est annulée pour un motif de forme, de réexaminer sa situation et, si la décision est annulée pour un motif de fond, de lui accorder le titre de séjour sollicité, le tout dans un délai de deux mois à compter de ce jugement et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler sans délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- le refus de titre de séjour est entaché d'incompétence ;
- il est entaché d'un vice de procédure faute de saisine préalable de la commission du titre de séjour ;
- il est entaché d'erreur de droit dès lors qu'elle est déjà titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier ", de sorte que la condition prévue à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relative à la production d'un visa de long séjour, ne lui est pas opposable en application de l'article L. 433-6 du même code ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination sont illégales du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation ;
- le retrait de sa carte de séjour pluriannuelle est entaché d'incompétence ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mai 2024, le préfet de la Drôme conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code du travail ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pfauwadel, président,
- et les observations de Me Albertin, avocat de Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. En raison de l'urgence à statuer sur la requête, il y a lieu d'admettre à titre provisoire Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
2. Mme B, ressortissante tunisienne née en 1985, a sollicité le 18 décembre 2023 un changement de statut et la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié ". Par un arrêté du 8 mars 2024, le préfet de la Drôme a retiré sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier ", a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Mme B demande l'annulation de ces décisions.
3. M. Cyril Moreau, secrétaire général de la préfecture de la Drôme et signataire de l'arrêté en litige, avait reçu une délégation de signature consentie par arrêté du préfet de la Drôme du 5 février 2024 régulièrement publié, lui donnant compétence pour signer les décisions de refus et de retrait de titres de séjour et les mesures d'éloignement du territoire français. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence du signataire de l'arrêté doivent être écartés.
4. D'une part, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 : " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention salarié () ". Aux termes de l'article 11 de ce même accord : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord () ". Aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Aux termes de l'article L. 433-6 du même code : " L'étranger qui sollicite la délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle sur un autre fondement que celui au titre duquel lui a été délivré la carte de séjour ou le visa de long séjour mentionné au 2° de l'article L. 411-1, se voit délivrer le titre demandé lorsque les conditions de délivrance, correspondant au motif de séjour invoqué, sont remplies, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce un emploi à caractère saisonnier, tel que défini au 3° de l'article L. 1242-2 du code du travail, et qui s'engage à maintenir sa résidence habituelle hors de France, se voit délivrer une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier " d'une durée maximale de trois ans. / Cette carte peut être délivrée dès la première admission au séjour de l'étranger. / Elle autorise l'exercice d'une activité professionnelle et donne à son titulaire le droit de séjourner et de travailler en France pendant la ou les périodes qu'elle fixe et qui ne peuvent dépasser une durée cumulée de six mois par an. ". L'article L. 432-5 du même code dispose que : " Si l'étranger cesse de remplir l'une des conditions exigées pour la délivrance de la carte de séjour dont il est titulaire () la carte de séjour peut lui être retirée () ". L'article R. 5221-3 du code du travail dispose que : " I.- L'étranger qui bénéficie de l'autorisation de travail prévue par l'article R. 5221-1 peut, dans le respect des termes de celle-ci, exercer une activité professionnelle salariée en France lorsqu'il est titulaire de l'un des documents et titres de séjour suivants : () 5° La carte de séjour pluriannuelle portant la mention "travailleur saisonnier", délivrée en application de l'article L. 421-34 du même code. () ". Enfin, l'article R. 5221-21 du même code " Le contrat de travail saisonnier de l'étranger est visé, avant son entrée en France, par le préfet territorialement compétent selon les critères mentionnés à l'article R. 5221-16 et sous réserve des conditions d'appréciation mentionnées aux articles R. 5221-20 et R. 5221-21. ".
6. Si, en vertu de ces dispositions, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire est, en principe, sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues par la loi, subordonnée à la production par l'étranger d'un visa d'une durée supérieure à trois mois, il en va différemment pour l'étranger déjà admis à séjourner en France et qui sollicite le renouvellement, même sur un autre fondement, de la carte de séjour temporaire dont il est titulaire. Toutefois, l'étranger admis à séjourner en France pour l'exercice d'un emploi à caractère saisonnier en application des dispositions de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité, est titulaire à ce titre de la carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier ", lui donnant le droit de séjourner et de travailler en France pendant la ou les périodes qu'elle fixe et qui ne peut dépasser une durée cumulée de six mois par an, et lui imposant ainsi de regagner, entre ces séjours, son pays d'origine où il s'engage à maintenir sa résidence habituelle. Dans ces conditions, sa demande de délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée d'un an doit être regardée comme portant sur la délivrance d'une première carte de séjour temporaire. Dès lors, la délivrance à un ressortissant tunisien d'un titre de séjour portant la mention " salarié " prévue à l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 est notamment subordonnée, en vertu de l'article 11 de cet accord, à la production par l'intéressée du visa de long séjour mentionné à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. Pour prononcer le retrait de la carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier " de Mme B et pour rejeter sa demande tendant à la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié ", le préfet de la Drôme s'est fondé sur le motif tiré de ce que l'intéressée n'était pas entrée en France au début de l'année 2023 muni d'un contrat de travail saisonnier visé par l'autorité préfectorale et qu'elle ne disposait pas d'un visa de long séjour.
8. Il ressort des pièces du dossier que Mme B est entrée en France le 1er juin 2022 sous couvert d'un visa de long séjour portant la mention " travailleur saisonnier " valable du 17 mai 2022 au 15 août 2022. Le 27 juillet 2022, elle s'est vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier " valable jusqu'au 26 juillet 2025. Le 17 septembre 2022, Mme B a quitté le territoire et est revenue en France au début de l'année 2023 sous couvert de sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier ". Mme B a conclu un contrat de travail à durée indéterminée intérimaire le 2 octobre 2023 avec la société Manpower. Elle a obtenu une autorisation de travail le 29 novembre 2023, suite à une demande d'autorisation déposée par son employeur le 18 octobre 2023. Si Mme B a sollicité le 18 décembre 2023 un changement de statut et la modification de son titre de séjour portant la mention " travailleur saisonnier " pour obtenir une carte de séjour portant la mention " salarié ", le préfet de la Drôme a relevé que l'intéressée avait cessé, à la date de la décision en litige, de remplir l'une des conditions exigées pour la délivrance de la carte de séjour temporaire dès lors qu'elle n'avait pas respecté l'obligation de revenir en France sous couvert d'un contrat de travail saisonnier visé par l'autorité préfectorale. Il ressort également des termes de l'arrêté en litige que le préfet, qui a ainsi procédé au retrait de la carte de séjour pluriannuelle mention " travailleur saisonnier ", s'est ensuite prononcé sur les conditions de délivrance d'une carte de séjour temporaire mention " salarié " au regard des stipulations et dispositions précitées.
9. D'une part, ainsi qu'il a été dit au point 5, la délivrance d'une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an portant la mention " salarié " est subordonnée à la production d'un visa long séjour. D'autre part, il est constant que Mme B est dépourvue d'un tel visa de long séjour. Dans ces conditions, elle ne saurait se prévaloir de la circonstance qu'elle bénéficiait d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier " afin d'être exemptée de l'obligation de produire un visa de long séjour, dès lors que ce titre ne peut légalement se substituer au visa de long séjour exigé par les dispositions de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui s'appliquent à sa situation en vertu de l'article 11 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Par ailleurs, elle ne conteste pas être entrée en dernier lieu en France sans contrat de travail saisonnier. Dès lors, c'est à bon droit que le préfet, qui ne s'est pas fondé sur la circonstance que l'intéressée s'est maintenue sur le territoire français au-delà du délai de six mois, a prononcé le retrait de sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier " et lui a opposé l'absence de visa de long séjour pour refuser de l'admettre au séjour sous couvert d'un titre de séjour temporaire portant la mention " salarié ". Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit pour lui avoir opposé le défaut d'un visa de long séjour doit être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que Mme B ne remplit pas les conditions fixées par les dispositions citées aux points 3 et 4 pour se voir délivrer un titre de séjour temporaire mention " salarié ". Il s'ensuit que le préfet de la Drôme pouvait rejeter sa demande sans saisine préalable de la commission du titre de séjour instituée par l'article L. 432-13 du même code. Le moyen tiré du vice de procédure entachant ce refus doit donc être écarté.
11. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Mme B, qui n'était présente en France que depuis un an et deux mois à la date du refus en litige, se prévaut de la présence de son époux et de son intégration professionnelle sur le territoire. Toutefois, Mme B, tout comme son époux, de même nationalité, lui-même titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle en qualité de " travailleur saisonnier ", sont entrés en France pour y exercer un emploi saisonnier qui ne leur donnait pas vocation à s'installer durablement sur le territoire, celui-ci étant notamment conditionné au maintien de leur résidence principale hors de France. Par ailleurs, l'intéressée ne justifie pas d'une intégration professionnelle suffisante, d'une part car elle n'a été amenée à n'occuper que des emplois temporaires en raison de sa qualité de travailleur saisonnier et, d'autre part, car le contrat de travail à durée indéterminée intérimaire qu'elle a conclu le 2 octobre 2023 ne permet pas de justifier d'une insertion professionnelle ancienne sur le territoire. Par suite, le refus de titre de séjour en litige ne porte pas, à son droit au respect de sa vie privée et familiale, une atteinte disproportionnée aux buts en vus desquels ce refus a été édicté. Le moyen tiré de la méconnaissance, par cette décision, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté.
13. Pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, le préfet de la Drôme n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de Mme B.
14. Il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination.
15. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, les moyens tirés de la méconnaissance, par les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination en litige, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation dont ces décisions seraient entachées doivent être écartés.
16. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision de retrait de la carte de séjour pluriannuelle en litige sur sa situation personnelle doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté du 8 mars 2024 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction. Il en est de même de celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : Mme B est admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de Mme B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet de la Drôme.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Bailleul, première conseillère,
Mme Permingeat, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
Le président rapporteur,
T. Pfauwadel
L'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,
C. Bailleul
Le greffier,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026