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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2403087

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2403087

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2403087
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPORET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 mai 2024, M. B A, représenté par Me Poret, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 mars 2024 par lequel le préfet de l'Isère a prononcé la fermeture administrative temporaire de l'établissement " Night Shop 38 " pour une durée de trois mois ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu :

- l'ordonnance n°2403088 du 27 mai 2024 du juge des référés ;

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance, de donner acte des désistements.

2. Aux termes de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

3. La requête en référé n° 2403088 présentée par M. A et tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du préfet de l'Isère du 15 mars 2024, prononçant la fermeture administrative temporaire de l'établissement " Night Shop 38 " a été rejetée par ordonnance du 27 mai 2024 au motif qu'aucun des moyens que le requérant y avait présenté n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Le requérant a été, en application des dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, informé, dans la notification de l'ordonnance de référé, de ce qu'il lui appartenait de confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de sa requête au fond et de ce qu'à défaut de confirmation, il serait réputé s'être désisté d'office. Cette ordonnance a été notifiée le 4 juin 2024 à M. A, ainsi qu'à son conseil qui en a accusé réception le 27 mai 2024. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction dans le délai d'un mois qui a suivi cette notification, M. A doit donc être réputé s'être désisté de sa requête au fond, en toutes ses conclusions en dépit de l'enregistrement tardif, le 5 septembre 2024, d'une lettre tendant au maintien de ses conclusions. Le requérant n'ayant invoqué aucune impossibilité légitime de confirmer le maintien de sa requête dans le délai qui lui était imparti, il y a lieu, dans ces conditions, de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er :Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Poret et au préfet de l'Isère.

Fait à Grenoble le 20 septembre 2024.

La présidente de la 5ème chambre

A. Bedelet

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2403087

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