mardi 18 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2403740 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 mai 2024, la SAS L'Epicerie des 4 saisons, représentée par Me Ekinci, demande au juge des référés :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 20 mars 2024 du maire de Saint-Julien-en-Genevois réglementant les horaires d'ouverture des commerces titulaires de licences à emporter dans le centre-ville ;
2°) de condamner la commune de Saint-Julien-en-Genevois au versement d'une somme de 3 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie ;
- l'arrêté est entaché de vice de forme en ce qu'il ne mentionne pas précisément l'arrêté préfectoral sur lequel il se fonde ;
- il présente un caractère disproportionné ;
- il entraîne une rupture d'égalité avec les bars et restaurants du centre-ville qui restent autorisés à vendre des boissons alcoolisées ;
- il est entaché d'une rétroactivité illégale.
Par un mémoire enregistré le 14 juin 2024, la commune de Saint-Julien-en-Genevois, représentée par Me Pyanet, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la SAS L'Epicerie des 4 saisons à lui verser une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucun des moyens n'est sérieux.
Vu :
- la requête en annulation enregistrée sous le n° 2403452 ;
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 17 juin 2024 à 10 heures 30 au cours de laquelle ont été entendus Me Ekinci pour la SAS L'Epicerie des 4 saisons et Me Rubio pour la commune de Saint-Julien-en-Genevois.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande de suspension d'exécution :
1. L'article L. 521-1 du code de justice administrative permet au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ou de certains de ses effets lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
2. Il est constant que l'établissement de la SAS L'Epicerie des 4 saisons est totalement fermé depuis le 29 avril 2024, date à laquelle un incendie est survenu, qui a donné lieu à un dépôt de plainte auprès de la gendarmerie de Saint-Julien-en-Genevois. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'eu égard à la procédure judiciaire en cours, le commerce serait susceptible de rouvrir à brève échéance. En conséquence, la demande de suspension doit être rejetée pour défaut d'urgence.
Sur les frais de procès :
3. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la SAS L'Epicerie des 4 saisons doivent dès lors être rejetées.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de commune de Saint-Julien-en-Genevois tendant à la condamnation de la SAS L'Epicerie des 4 saisons à ce même titre.
O R D O N N E
Article 1er :La requête de la SAS L'Epicerie des 4 saisons est rejetée.
Article 2 :Les conclusions de la commune de Saint-Julien-en-Genevois présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à la SAS L'Epicerie des 4 saisons et à la commune de Saint-Julien-en-Genevois.
Fait à Grenoble, le 18 juin 2024.
Le juge des référés,
C. Sogno
Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2403740
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026