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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2404017

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2404017

jeudi 4 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2404017
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantHUARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 juin 2024, le préfet de l'Isère demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion sans délai de Mme D B du logement qu'elle occupe à l'adresse suivante : 9 avenue Marcelin Berthelot à Grenoble (38100) ;

2°) d'autoriser le recours à la force publique pour procéder à son évacuation forcée ;

3°) de l'autoriser à donner toutes instructions utiles au gestionnaire afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant aux frais et risques de l'intéressée à défaut pour celle-ci de les avoir emportés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2024, Mme D B, représentée par Me Huard, conclut :

- à titre principal, au rejet de la requête ;

- à titre subsidiaire, à ce qu'un délai de six mois lui soit accordé pour quitter son lieu d'hébergement et à ce que lui soit proposé avant expulsion un hébergement dans le cadre du droit à l'hébergement opposable

- en tout état de cause, à ce qu'une somme de 1 200 euros soit mise à la charge de l'Etat au profit de son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Bourechak, greffière d'audience, M. WYSS a lu son rapport et entendu les observations de M. E, représentant le préfet de l'Isère et de Me Huard, représentant Mme B.

M. C indique se désister de sa requête.

Me Huard indique prendre acte de ce désistement.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Au cas d'espèce, en raison de l'urgence qui s'attache au règlement du présent litige, il y a lieu d'admettre Mme B, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur le désistement :

2. Le préfet de l'Isère a déclaré à l'audience se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais du litige :

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par Mme B au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er : Mme B est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de la requête du préfet de l'Isère.

Article 3 : Les conclusions présentées par Mme B au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à Mme D B et à Me Huard.

Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.

Fait à Grenoble le 4 juillet 2024.

Le juge des référés,

J. P. WYSS

La greffière,

L. BOURECHAK

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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