mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2404121 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BONATO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 juin 2024, Mme B A, représentée par Me Bonato, demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales de la Haute Savoie de cesser les prélèvements sur ses prestations sociales, en méconnaissance du caractère suspensif de son recours contentieux et de lui restituer les sommes irrégulièrement prélevées ;
2°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de la Haute Savoie une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- des indus d'aide personnalisée au logement, de prime d'activité et de revenu de solidarité active lui ont été notifiés le 22 janvier 2024 qu'elle a contestés devant l'administration le 12 février 2024 puis devant le tribunal administratif le 11 juin 2024 ;
- malgré ces recours suspensifs, l'administration a continué à opérer des prélèvements sur ses prestations sociales, ce qui l'a placée dans une situation extrêmement précaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juin 2024, la caisse d'allocations familiales de la Haute Savoie conclut au rejet de la requête de Mme A.
Elle soutient que :
- la mise à jour du dossier de Mme A a mis fin au versement du revenu de solidarité active et de prime d'activité ;
- en ce qui concerne l'aide personnalisé au logement, le remboursement par retenu des indus contestés est à ce jour suspendu et un rappel de droit pour la période de juillet 2022 à février 2023 d'un montant de 342 euros a été versé au bailleur de Mme A le 21 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. D'une part, il résulte de l'instruction que les droits au revenu de solidarité active et à la prime d'activité ont pris fin pour la caisse depuis février 2024 suite à la prise en compte de revenus non déclarés. Le caractère suspensif des recours administratifs et juridictionnels n'implique pas la poursuite du versement de ces prestations jusqu'à la décision du tribunal.
3. D'autre part, en ce qui concerne l'aide personnalisé au logement, la caisse indique que le remboursement par retenu des indus contestés est à ce jour suspendu et un rappel de droit pour la période de juillet 2022 à février 2023 d'un montant de 342 euros a été versé au bailleur de Mme A le 21 juin 2024.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, à la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie et au département de la Haute Savoie.
Fait à Grenoble, le 2 juillet 2024.
Le juge des référés,
J.P. WYSS
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et au préfet de la Haute-Savoie, chacun en ce qui les concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026