jeudi 11 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2404564 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | GHANASSIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 juin 2024, Mme A, représentée par Me Ghanassia, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) de suspendre l'exécution de la décision de refus implicite de lui délivrer un titre de séjour ;
3°) de suspendre l'exécution des décisions de refus de lui délivrer de nouveaux récépissés de sa demande de titre de séjour ;
4°) d'enjoindre au préfet de l'Isère, à titre principal, de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans les 24h, sous la même condition d'astreinte ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la condition de l'urgence est remplie : après avoir reçu des récépissés pendant un an, elle est désormais en situation irrégulière ; elle souhaite travailler en septembre 2024 lorsque son fils se rendra à la crèche mais est dans l'impossibilité de le faire faute d'autorisation de travail ; elle ne bénéficiera plus d'aucune aide sociale à partir du mois de juillet en l'absence d'un titre de séjour alors qu'elle subvient à ses besoins, à ceux de son enfant et de son frère mineur en situation de handicap et se trouve donc dans une situation de grande précarité ;
- le refus implicite de lui délivrer un titre de séjour n'est pas motivé et aucun examen de sa situation n'a été réalisé ;
-- le refus de renouveler son récépissé méconnaît les dispositions des articles R. 311-4 et R. 311-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : tant que l'instruction de la demande n'a pas abouti, l'étranger est en droit d'obtenir le renouvellement des récépissés ;
- les décisions méconnaissent les dispositions de l'article L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui s'applique faute de dispositions équivalentes dans l'accord franco-algérien : elle bénéficie depuis le 3 juillet 2023 d'une ordonnance de protection de son ancien conjoint ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de de l'article 3-1 de la convention de New York relative aux droits de l'enfant ;
- elles méconnaissent le droit fondamental au travail issu du préambule de la constitution de 1946 ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet de l'Isère qui n'a pas produit de mémoire.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 26 juin 2024 sous le numéro 2404562 par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Callot pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue en présence de M. Morand, greffier d'audience, le 9 juillet 2024, à l'issue de laquelle il a été décidé de prolonger l'instruction jusqu'au 10 juillet 2024 à 17h :
- le rapport de M. Callot, juge des référés, qui a relevé d'office, par application combinée des article R. 611-7 et R. 522-9 du code de justice administrative, que l'ordonnance était susceptible d'être fondée sur un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions aux fins de suspension des décisions de refus de lui délivrer de nouveaux récépissés de titre de séjour, dépourvues d'objet ;
- les observations de Me Ghanassia, représentant Mme A et de Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante algérienne, soutient être entrée en France en octobre 2022, accompagnée de son frère de 16 ans. Elle a sollicité le 26 juillet 2023 la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-6 du CESEDA et a été destinataire de récépissés de sa demande dont le dernier expirait au 22 juin 2024. Elle demande la suspension d'une part, du refus implicite de lui délivrer le titre de séjour sollicité et d'autre part, du refus implicite de renouveler les récépissés de sa demande du fait de l'impossibilité qu'elle rencontre pour obtenir un rendez-vous à la préfecture de l'Isère.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". En raison de l'urgence qui s'attache au règlement du présent litige, il y a lieu d'admettre Mme A, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
En ce qui concerne l'urgence :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () " Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. "
4. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonnée le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant un titre de séjour ou de procéder à l'enregistrement d'une demande en ce sens d'apprécier et de motiver l'urgence, compte tenu de l'incidence immédiate du refus ainsi opposé sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera, en principe, constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme dans le cas d'un retrait de celui-ci. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier, à très bref délai, d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.
S'agissant du refus de lui délivrer un titre de séjour :
5. En l'espèce, faute de disposer d'un titre de séjour, la requérante, mère d'un enfant de sept mois et en charge de son frère de 16 ans en situation de handicap, est d'une part dans l'impossibilité de bénéficier des aides sociales de la CAF et d'autre part d'exercer une activité professionnelle, ce qu'elle établit notamment par la production de courriers de la Caisse d'allocations familiales de l'Isère. Une telle situation place Mme A, qui doit faire face à des charges de familles, liées notamment à l'éducation de son frère et de son fils, et alors qu'elle bénéfice d'une ordonnance de protection du fait des violences exercées par son ancien conjoint, dans une situation de grave précarité.
6. Dans ces conditions, la décision par laquelle le préfet a implicitement refusé de lui accorder un titre de séjour doit être regardée comme préjudiciant de façon grave et immédiate à sa situation. La condition d'urgence est ainsi remplie.
S'agissant du refus de lui délivrer un récépissé de sa demande :
7. Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. () ".
8. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La détention d'un document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour () autorise la présence de l'étranger en France sans préjuger de la décision définitive qui sera prise au regard de son droit au séjour () ". Aux termes de l'article R. 431-12 de ce code : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise () ".
9. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que Mme A a déposé le 26 juillet 2023 auprès des services de la préfecture de l'Isère une demande de titre de séjour au titre de la vie privée et familiale et que son dossier était complet, plusieurs récépissés de sa demande lui ayant été délivrés, le dernier du 23 février au 22 mai 2024. Sans réponse de la préfecture de l'Isère dans le délai de quatre mois mentionné à l'article R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme A doit donc être considéré comme s'étant vu opposer une décision implicite de rejet de sa demande de délivrance d'un titre de séjour. Dans ces conditions, les conclusions présentées par Mme A et tendant à la suspension de la décision implicite de refus de la préfecture de l'Isère de lui accorder un rendez-vous et d'enregistrer sa demande de renouvellement dudit récépissé sont dépourvues d'objet. Dès lors que Mme A ne bénéficie plus du droit de se voir remettre un nouveau récépissé de la demande, elle ne peut se prévaloir de l'urgence à le lui délivrer.
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision :
10. Aux termes des dispositions de l'article L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui bénéficie d'une ordonnance de protection en vertu de l'article 515-9 du code civil, en raison des violences exercées au sein du couple ou par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin se voit délivrer, dans les plus brefs délais, une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable.
Une fois arrivée à expiration elle est renouvelée de plein droit à l'étranger qui continue à bénéficier d'une telle ordonnance de protection. Lorsque l'étranger a porté plainte contre l'auteur des faits elle est renouvelée de plein droit pendant la durée de la procédure pénale afférente, y compris après l'expiration de l'ordonnance de protection. ". Les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissent de manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France. Toutefois, si une ressortissante algérienne ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la délivrance d'un titre de séjour pour les étrangers bénéficiant d'une ordonnance de protection, il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressée l'opportunité d'une mesure de régularisation. Il appartient seulement au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation portée sur la situation personnelle de l'intéressée.
11. En l'espèce, Mme A bénéficie d'une ordonnance de protection depuis le 3 juillet 2023, du fait de violences physiques répétées par son ancien conjoint, qui a été mis en examen des chefs de viols et de violences habituelles. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation est, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
12. La suspension de l'exécution de la décision par laquelle le préfet de l'Isère a implicitement rejeté la demande de titre de séjour présentée par Mme A n'implique pas qu'un titre de séjour soit délivré à l'intéressée. En revanche, elle implique que le préfet de l'Isère procède au réexamen de la situation administrative de l'intéressée dans un délai de deux mois et lui délivre dans un délai de deux jours une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, valable jusqu'à l'intervention d'une nouvelle décision à la suite de ce réexamen ou jusqu'à ce qu'il ait été statué par le tribunal sur la requête au fond n° 2404562. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Il y a lieu, sous réserve de l'admission définitive de la requérante à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 600 euros à Me Ghanassia, avocate de Mme A, en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à la requérante par le bureau d'aide juridictionnelle, la même somme sera directement versée à Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme A est admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'exécution du refus implicite du préfet de l'Isère de délivrer à Mme A un titre de séjour est suspendue.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de l'Isère de réexaminer la situation administrative de Mme A dans un délai de deux mois et, dans cette attente, de lui délivrer, dans un délai de deux jours à compter de la notification de la présente décision, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, valable jusqu'à l'intervention d'une nouvelle décision ou jusqu'à ce qu'il ait été statué au fond sur la requête tendant à l'annulation de la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de Mme A à l'aide juridictionnelle, l'Etat versera à la somme de 600 euros à son conseil en application des dispositions de l'article de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme A, la même somme lui sera versée en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à Me Ghanassia et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 11 juillet 2024.
Le juge des référés,
A. Callot
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026