mercredi 2 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2404951 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MIRAN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°2401308 du 2 avril 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a enjoint au préfet de l'Isère de procéder au réexamen de la situation de M. A et de prendre une décision explicite sur la demande de titre de séjour de celui-ci dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé ce délai.
Par des demandes enregistrées le 2 mai 2024, le 10 juin 2024 (initialement enregistrées sous le n°2401308), le 15 juillet 2024 et le 9 août 2024, M. B A, représenté par Me Miran, demande au tribunal, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, de liquider l'astreinte fixée dans l'ordonnance n°2401308 du 2 avril 2024 à la somme de 5 700 euros, de la porter à 250 euros par jour de retard et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que le préfet de l'Isère n'a pas exécuté totalement l'ordonnance n°2401308 du juge des référés malgré l'astreinte prononcée par cette ordonnance.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 septembre 2024, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'à défaut d'avoir pris une décision expresse, il a été diligent dans la délivrance de l'autorisation provisoire de séjour, que les ruptures de droit invoquées apparaissent limitées et qu'il a adressé une demande de pièces complémentaires à M. A le 30 mai 2024 afin de pouvoir étudier son droit au séjour.
Vu :
-les autres pièces du dossier ;
-l'ordonnance n°2401308 ;
Vu le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 20 septembre 2024, tenue en présence de M. Morand, greffier, Mme Bedelet a lu son rapport et entendu les observations de Me Huard, représentant M. A.
Le préfet de l'Isère n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-7 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ".
2. Par une ordonnance n°2401308 du 2 avril 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a enjoint au préfet de l'Isère de procéder au réexamen de la situation de M. A et de prendre une décision explicite sur la demande de titre de séjour de celui-ci dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé ce délai. Cette ordonnance a été notifiée le 3 avril 2024.
3. Il n'est pas contesté par M. A que celui-ci s'est vu remettre, depuis la notification de l'ordonnance n°2401308 du 2 avril 2024, des autorisations provisoires de séjour valables du 11 mars 2024 au 3 décembre 2024. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que le préfet de l'Isère ait procédé au réexamen de la demande de renouvellement du titre de séjour de M. A qui doit se manifester par une décision expresse sur le droit au séjour de l'intéressé, mesure également ordonnée par le juge des référés. Si le préfet de l'Isère fait valoir qu'il a adressé une demande de pièces complémentaires afin de permettre l'instruction de la demande de titre de séjour à M. A, celle-ci n'a été adressée que le 3 juillet 2024 à l'intéressé qui y a répondu par lettre recommandée envoyée le 10 juillet 2024. Dans ces conditions, M. A est fondé à soutenir que le préfet de l'Isère n'a pas intégralement exécuté l'ordonnance du 2 avril 2024.
4. Dans ces conditions, il y a lieu de procéder, au bénéfice de M. A, à la liquidation provisoire de l'astreinte assortissant l'injonction de réexamen de la demande de titre de séjour de M. A pour la période commençant à compter du 18 avril 2024 et courant, jusqu'à la date de la présente ordonnance, en modérant cependant la somme due à 4 000 euros.
5. Il n'y a pas lieu, en l'état, de modifier le taux de l'astreinte.
6. L'Etat est condamné à verser une somme de 600 euros à M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L'astreinte prononcée par l'ordonnance n°2401308 est provisoirement liquidée à la somme de 4 000 euros. Cette somme sera versée à M. A.
Article 2 : L'Etat versera une somme de 600 euros à M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la demande est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au ministère public près la Cour de discipline budgétaire et financière et au préfet de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 2 octobre 2024.
La juge des référés,
A. Bedelet
Le greffier,
G. Morand
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026