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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2405227

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2405227

vendredi 19 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2405227
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantROUVIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 juillet 2024, Mme D A C, représentée par Me Rouvier, demande au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution des décisions implicites par lesquelles le préfet de l'Isère a refusé de renouveler son titre de séjour et de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de réexaminer sa demande de renouvellement de titre de séjour dans les 30 jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, à défaut, de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail dans un délai de 5 jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 750 euros qui sera versée à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. L'article L. 522-3 du code de justice administrative dispose que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. L'article L. 521-1 du code de justice administrative permet au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ou de certains de ses effets lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. L'article R. 522-1 du même code dispose que : " () A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ".

3. Mme A C ne produit pas dans le cadre de la présente instance en référé de copie de la requête aux fins d'annulation des décisions contestées en méconnaissance des dispositions de l'article R. 522-1 du code de justice administrative citées au point précédent. Par suite, la requête, qui est manifestement irrecevable, doit ainsi être rejetée dans tous ses conclusions, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

4. Aux termes de l'article 7 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " L'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable () ".

5. Compte tenu de ce qui précède, il n'y a pas lieu d'admettre Mme A C à l'aide juridictionnelle provisoire.

O R D O N N E

Article 1er :La requête de Mme A C est rejetée.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme D A C et à Me Rouvier.

Fait à Grenoble, le 19 juillet 2024.

La juge des référés,

A. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2405227

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