mercredi 31 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2405387 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique 4 |
| Avocat requérant | ALBERTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Albertin, demande au juge des référés :
1°) d'annuler l'arrêté de la préfète de l'Ain du 5 juillet 2024, portant interdiction de retour sur le territoire français et signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la compétence de l'auteur de l'acte n'est pas établie ;
- le droit d'être entendu prévu par les stipulations de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne a été méconnu ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen de la situation globale du requérant ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la décision est entachée d'une erreur de fait déterminante dès lors que la préfète a estimé qu'il ne possédait pas de liens familiaux en France ;
- la décision est entachée d'un défaut de base légale, dès lors qu'il n'a pas reçu notification de la décision portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il est le conjoint d'une ressortissante française et devrait à ce titre bénéficier de plein droit d'un visa de long séjour " conjoint de français " ;
Par un mémoire en défense, 25 juillet 2024, la préfète de l'Ain conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu :
* les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Bourion, en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 30 juillet 2024 à 14h30.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bourion, juge des référés
- et les observations de Me Albertin, représentant M. B.
Me Albertin reprend ses écritures et fait en outre valoir que l'interdiction de retour sur le territoire français manque de base légale dès lors que l'obligation de quitter le territoire français qui la fonde date de plus de deux années.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant égyptien, né le 7 juillet 1981, est entré en France selon ses déclarations le 16 décembre 2019. Il s'est marié le 8 janvier 2022 avec une ressortissante française et a sollicité le 13 janvier de la même année son admission au séjour en qualité de conjoint d'une ressortissante français. Par décision du 27 janvier 2022, M. B a fait l'objet d'un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Lors d'un contrôle de police le 5 juillet 2024, M. B, placé en retenue administrative, s'est vu notifier une décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois et signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
2. M. B soutient que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'un défaut de base légale dès lors que l'arrêté de refus de titre de séjour du 27 janvier 2022 assorti d'une l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours ne lui a pas été régulièrement notifié. La préfète de l'Ain qui produit en défense l'arrêté du 27 janvier 2022 ainsi que le procès-verbal d'audition de M. B par les agents de la police aux frontières en date du 5 juillet 2024, ne joint aucun timbre à date postale ni avis d'envoi et de réception dudit arrêté. Dans ces conditions, la notification de l'arrêté du 27 janvier 2022 ne peut être regardée comme régulière. En conséquence, en l'absence de notification régulière de l'arrêté du 27 janvier 2022, la décision d'interdiction de retour sur le territoire français manque de base légale et doit être annulée.
Sur les conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : La décision de la préfète de l'Ain du 5 juillet 2024 faisant interdiction de retour sur le territoire français à M. B pour une durée de six mois et signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen est annulée.
Article 2 : Le surplus de conclusions de M. B est rejeté.
Article 3 :Le présent jugement sera notifiée à M. D B et au préfet de l'Ain.
Copie en sera délivrée au préfet de la Drôme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
I. Bourion Le greffier,
M. Palmer
La République mande et ordonne au préfet de l'Ain en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 24053872
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026