mercredi 7 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2405462 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BEGHIDJA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 22 et 24 juillet 2024, M. A et la société Elite France sécurité privée, représentés par Me Beghidja, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite du CNAPS du 22 mai 2024 rejetant sa demande de délivrance d'un agrément en qualité de dirigeant d'une société de sécurité privée et portant donc refus d'autorisation d'exercice à M. A B, gérant de la société Elite France sécurité privée ;
2°) d'enjoindre au CNAPS de lui délivrer un agrément en qualité de dirigeant et l'autoriser à exercer son activité professionnelle dans un délai de 15 jours à compter de la notification l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les requérants soutiennent que :
- La condition d'urgence est remplie dès lors que la décision attaquée fait obstacle à l'exercice de sa profession par M. A ;
- Il y a un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, laquelle est :
* entachée d'incompétence ;
* entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas établi que l'agent qui a conduit l'enquête administrative était habilité à consulter le système des traitement des antécédents judiciaires ;
* entachée d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation sur la situation du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2024 , le Conseil national des activités privées de sécurité conclut au non-lieu à statuer.
Le CNAPS produit l'agrément dirigeant délivré à M. A le 1er août 2024.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête en annulation enregistrée le 22 juillet 2024 sous le n°2405463.
Vu :
- le code de sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Fourcade, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 7 août 2024, qui s'est tenue en présence de M. Buguellou, greffier d'audience, et au cours de laquelle ont été entendus, le rapport de Mme Fourcade, juge des référés, et les observations de Me Beghidja pour les requérants. Le CNAPS n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. L'article L. 521-1 du code de justice administrative permet au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ou de certains de ses effets lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
2. Par une décision du 1er août 2024 le directeur du CNAPS a délivré au requérant un agrément dirigeant valable 5 ans. Par suite, il n'y a plus de lieu de statuer sur les conclusions à fins de suspension et d'injonction de la requête.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fins de suspension et d'injonction de la requête de M. A et de la société Elite France sécurité privée.
Article 2 : L'Etat versera à M. A une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à la société Elite France sécurité privée et au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer.
Copie sera délivrée au Conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Grenoble, le 7 août 2024.
La juge des référés,
F. Fourcade
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°240546
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026