LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2405625

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2405625

vendredi 9 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2405625
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantLABORIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 juillet 2024, les SASUS BALKAN 38 et BERRIAT SHOP, représentées par Me Beraldin, demande au juge des référés:

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté n° ARR_2024_0487 du 7 mars 2024 du maire de Grenoble portant règlementation des horaires d'ouverture des établissements type épiceries de nuit et de vente à emporter des boissons alcoolisées ;

2°) de condamner la commune de Grenoble au versement d'une somme de 1 700 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative à chacune des deux sociétés requérantes.

Les SASUS BALKAN 38 et BERRIAT SHOP soutiennent que :

-la condition d'urgence est remplie dans la mesure où elles réalisent la plupart de leur chiffre d'affaires sur la vente de nuit et les week-end et plus de la moitié du chiffre d'affaires les mois d'été; la SASU Berriat shop résulte d'une cession de bail le 1er juin 2024, qui n'aurait pas eu lieu, ou pas aux mêmes conditions, en l'absence de l'arrêté en litige ;

- il existe un doute sérieux concernant la légalité de la décision en litige :

* la publicité de l'arrêté en litige méconnaît l'article L. 2131-1 et R. 2131-1 du code général des collectivités territoriales;

* l'arrêté en litige est entaché d'incompétence de son signataire ;

* il est insuffisamment motivé ;

* il est disproportionné eu égard à l'atteinte portée à la liberté du commerce et de l'industrie.

Par un mémoire enregistré le 4 août 2024, la commune de Grenoble, représentée par Me Laborie, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge du requérant la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir :

- que la requête est irrecevable, en raison de la tardiveté de la requête au fond ;

- l'absence d'urgence à suspendre l'arrêté ;

- l'absence de doute sur sa légalité.

Vu :

- la requête en annulation enregistrée sous le n°2405624.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le juge des référés a, au cours de l'audience publique du 9 août 2024, présenté son rapport et entendu les observations de Me Barnier, pour les requérantes et de Me Laborie, pour la commune de Grenoble.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, à 10h 05.

Considérant ce qui suit :

1. L'article L. 521-1 du code de justice administrative permet au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ou de certains de ses effets lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des éléments fournis par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

3. Pour justifier de l'urgence à suspendre l'exécution de l'arrêté du 7 mars 2024, les requérantes soutiennent que l'arrêté en litige entraîne une perte quasi-totale de leur chiffre d'affaires et les plonge dans une situation financière particulièrement grave. Toutefois, elles n'établissent pas disposer des licences les autorisant à vendre les boissons dont l'article 1 de l'arrêté en litige interdit la vente entre 22h et 6 h du matin ; par ailleurs la fermeture totale entre 22 h et 6 h du matin décidée par l'article 2 de cet arrêté concerne également les seuls titulaires des licences à emporter définies par le code de la santé publique. En outre, si le gérant des sociétés requérantes soutient avoir eu connaissance de l'arrêté en litige le 6 juin 2024, il ne résulte pas de l'instruction que des difficultés financières ou comptables seraient apparues depuis, notamment au titre du mois de juillet 2024, alors que le seul document comptable produit a trait à l'année 2023 et, s'il fait état de ventes importantes entre juin et septembre, ne fournit aucun élément sur les ventes réalisées la nuit. Par suite, les sociétés requérantes ne justifient pas d'une atteinte grave et immédiate portée à leur situation financière. Ainsi, la requête ne présente pas un caractère d'urgence au sens des dispositions citées au point 1 et la demande tendant à la suspension de l'arrêté du 7 mars 2024 doit être rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur la tardiveté opposée en défense.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative:

4. Les conclusions présentées par les requérantes, parties perdantes, doivent être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Grenoble présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE:

Article 1er : La requête des sociétés SASUS BALKAN 38 et BERRIAT SHOP est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Grenoble sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SASU BALKAN 38 et à la commune de Grenoble.

Fait à Grenoble, le 9 août 2024.

Le juge des référés,

I. A

Le greffier,

P. MULLER

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions