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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2405775

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2405775

lundi 28 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2405775
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantHUARD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète a délivré à l’intéressée un titre de séjour valable jusqu’au 28 octobre 2025. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction avaient perdu leur objet et qu’il n’y avait plus lieu d’y statuer. Les conclusions présentées au titre des frais d’instance ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 juillet 2024, Mme A B représentée par Me Huard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de renouveler son titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois, à défaut, de réexaminer sa situation en adoptant une décision explicite dans un délai de quinze jours et, dans l'attente, un récépissé de dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'autorisant à travailler, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance à venir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 800 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 mars 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions principales et, au rejet des conclusions présentées au titre des frais d'instance.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 novembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n°91-647 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux de constater par ordonnance qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 ou la charge des dépens.

2. Par une décision du 29 octobre 2024 postérieure à l'enregistrement de la requête, la préfète de l'Isère a délivré à Mme B un titre de séjour valable jusqu'au 28 octobre 2025. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cette décision n'est pas définitive. Ainsi les conclusions de Mme B aux fins d'annulation et d'injonction ont perdu leur objet. Il n'y a plus lieu de statuer sur celles-ci.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme réclamée par Mme B au titre des frais non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er :Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de Mme B.

Article 2 :Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à Me Huard et à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble le 28 avril 2025.

Le président de la 1ère chambre,

P. Thierry

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2405775

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