mercredi 21 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2406096 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | ETAME SONE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 10 et 19 août 2024, Mme A D et M. B D agissant en qualité de représentants légaux de M. C D, représentés par Me Etame Sone, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 juillet 2024 par lequel le ministre de l'intérieur et des Outre-mer a prononcé à son encontre une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance pour une durée de trois mois en tant qu'il :
- prévoit un périmètre de déplacement inférieur à l'échelle du département et n'intégrant pas les communes de scolarisation et de poursuite de ses soins ;
- prévoit une obligation de présentation inconciliable avec la poursuite de sa scolarité ;
- s'étend en dehors de la durée des Jeux olympiques et paralympiques de Paris.
Ils font valoir que :
- la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un vice de procédure à défaut d'information préalable du procureur de la République antiterroriste et du procureur de la République territorialement compétent ;
- elle est manifestement disproportionnée.
Par un mémoire enregistré le 16 août 2024, le ministre de l'intérieur et des Outre-mer conclut au rejet de la requête. A été jointe une copie de l'original de l'arrêté attaqué, justifiant de l'identité du signataire de cet arrêté, de sa signature et de la délégation de signature au profit du signataire. Il n'a pas été communiqué au requérant en application des dispositions de l'article L. 773-9 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par M. et Mme D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le dossier a été appelé à l'audience du 20 août 2024 à 15h.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pollet,
- les conclusions de M. Heintz, rapporteur public,
- et les observations de Me Etame Sone, représentant Mme A D et M. B D agissant en qualité de représentants légaux de M. C D.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 8 juillet 2024, le ministre de l'intérieur et des Outre-mer a pris à l'encontre de M. C D né le 11 juillet 2007, sur le fondement des dispositions des articles L. 228-1 et L. 228-2 du code de la sécurité intérieure, une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance aux termes de laquelle celui-ci a interdiction de se déplacer sans autorisation préalable hors du territoire des communes d'Annemasse, Ambilly, Cranves-Sales, Etrembières, Gaillard, Vétraz-Monthoux et Ville-la-Grand pendant trois mois et doit, pendant la même période, se présenter une fois par jour, à 8h30, au commissariat de police d'Annemasse. M. et Mme D agissant en qualité de représentants légaux de leur fils, C, demandent au tribunal d'annuler cet arrêté du 8 juillet 2024 en tant qu'il détermine le périmètre de déplacement et la durée des restrictions de circulation.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure : " Aux seules fins de prévenir la commission d'actes de terrorisme, toute personne à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics et qui soit entre en relation de manière habituelle avec des personnes ou des organisations incitant, facilitant ou participant à des actes de terrorisme, soit soutient, diffuse, lorsque cette diffusion s'accompagne d'une manifestation d'adhésion à l'idéologie exprimée, ou adhère à des thèses incitant à la commission d'actes de terrorisme ou faisant l'apologie de tels actes peut se voir prescrire par le ministre de l'intérieur les obligations prévues au présent chapitre ". Aux termes de l'article L. 228-2 du même code : " Le ministre de l'intérieur peut, après en avoir informé le procureur de la République antiterroriste et le procureur de la République territorialement compétent, faire obligation à la personne mentionnée à l'article L. 228-1 de : / 1° Ne pas se déplacer à l'extérieur d'un périmètre géographique déterminé, qui ne peut être inférieur au territoire de la commune. La délimitation de ce périmètre permet à l'intéressé de poursuivre une vie familiale et professionnelle et s'étend, le cas échéant, aux territoires d'autres communes ou d'autres départements que ceux de son lieu habituel de résidence ; / 2° Se présenter périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie, dans la limite d'une fois par jour, en précisant si cette obligation s'applique les dimanches et jours fériés ou chômés ; / 3° Déclarer et justifier de son lieu d'habitation ainsi que de tout changement de lieu d'habitation. / L'obligation prévue au 1° du présent article peut être assortie d'une interdiction de paraître dans un ou plusieurs lieux déterminés se trouvant à l'intérieur du périmètre géographique mentionné au même 1° et dans lesquels se tient un événement exposé, par son ampleur ou ses circonstances particulières, à un risque de menace terroriste. Cette interdiction tient compte de la vie familiale et professionnelle de la personne concernée. Sa durée est strictement limitée à celle de l'événement, dans la limite de trente jours. Sauf urgence dûment justifiée, elle doit être notifiée à la personne concernée au moins quarante-huit heures avant son entrée en vigueur. / Les obligations prévues aux 1° à 3° du présent article sont prononcées pour une durée maximale de trois mois à compter de la notification de la décision du ministre. () ".
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. Toutefois, les décisions fondées sur des motifs en lien avec la prévention d'actes de terrorisme sont prises dans des conditions qui préservent l'anonymat de leur signataire. Seule une ampliation de cette décision peut être notifiée à la personne concernée ou communiquée à des tiers, l'original signé, qui seul fait apparaître les nom, prénom et qualité du signataire, étant conservé par l'administration ". Selon l'article L. 773-9 du code de justice administrative, applicable au contentieux des décisions administratives fondées sur des motifs en lien avec la prévention d'actes de terrorisme : " Les exigences de la contradiction mentionnées à l'article L. 5 sont adaptées à celles de la protection de la sécurité des auteurs des décisions mentionnées au second alinéa de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Lorsque dans le cadre d'un recours contre l'une de ces décisions, le moyen tiré de la méconnaissance des formalités prescrites par le même article L. 212-1 ou de l'incompétence de l'auteur de l'acte est invoqué par le requérant ou si le juge entend relever d'office ce dernier moyen, l'original de la décision ainsi que la justification de la compétence du signataire sont communiqués par l'administration à la juridiction qui statue sans soumettre les éléments qui lui ont été communiqués au débat contradictoire ni indiquer l'identité du signataire dans sa décision ".
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué ayant été pris pour des motifs liés à la prévention des actes de terrorisme, il est au nombre des décisions qui, en application des dispositions précitées, ne peuvent faire l'objet d'une notification que sous la forme d'une ampliation anonymisée. Par ailleurs, le ministre a produit devant le tribunal, dans les conditions prévues par les dispositions précitées de l'article L. 773-9 du code de justice administrative, l'original de l'arrêté attaqué. Il revêt l'ensemble des mentions requises par le premier alinéa de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, dont notamment l'identité et la signature de leur auteur qui disposait d'une délégation régulière attribuée par le ministre de l'intérieur et des Outre-mer. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente doit être écarté.
5. En deuxième lieu, la circonstance que le ministre de l'intérieur et des Outre-mer n'aurait pas informé le procureur de la République antiterroriste et le procureur de la République territorialement compétent comme le prévoient les dispositions citées au point 2 du présent jugement est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée dès lors que cette information ne constitue pas une procédure préalable obligatoire conditionnant la légalité d'une telle mesure. En tout état de cause, il ressort du courriel du 30 juin 2024 versé au débat par le ministre de l'intérieur et des Outre-mer, que ce dernier a, informé le procureur de la République antiterroriste et les procureurs de la République d'Annecy, Thonon-les-Bains et Bonneville de la mesure en litige préalablement à son édiction. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige est entaché d'un vice de procédure tiré du défaut d'information préalable de ces autorités ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
6. Les requérants ne contestent pas que M. D, s'est signalé pour son activité numérique démontrant son attrait pour l'idéologie promue par l'organisation terroriste Daech, à laquelle il a prêté allégeance, et sa volonté de réaliser une action violente terroriste contre un lieu touristique et de mourir en martyr, ni l'appréciation du ministre qui a considéré qu'il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics et que l'intéressé doit être regardé comme soutenant, diffusant, lorsque cette diffusion s'accompagne d'une manifestation d'adhésion à l'idéologie exprimée, et adhérant à des thèses incitant à la commission d'actes de terrorisme ou faisant l'apologie de tels actes.
7. Les requérants soutiennent seulement que la mesure est disproportionnée.
S'agissant de son contrôle judiciaire :
8. Les mesures de contrôle judiciaire dont M. D fait l'objet devaient, à la date de la décision attaquée, être exécutées sur le territoire de la commune de Saint-Pierre-en-Faucigny, laquelle est exclue du périmètre de déplacement autorisé à M. D. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'inclusion de cette commune dans le périmètre autorisé pour les déplacements de M. D compromettait la finalité de protection de l'ordre public poursuivi par l'arrêté en litige. Par suite, les requérants sont fondés à soutenir que l'arrêté en litige, dont la légalité s'apprécie à la date de son édiction, en tant qu'il a fixé le périmètre des déplacements autorisés de M. D n'était pas adaptée, nécessaire et proportionnée à la finalité qu'il poursuivait. Nonobstant la circonstance que les lieux d'exécution des mesures prévues par le contrôle judiciaire de M. D ont fait, postérieurement à la décision attaquée, l'objet d'un aménagement permettant son adaptation au périmètre prévu par l'arrêté en litige, les requérants sont fondés à en demander l'annulation en tant qu'il ne mentionnait pas la commune de Saint-Pierre-en-Faucigny dans le périmètre des déplacement autorisés de M. D.
S'agissant de son suivi médical :
9. Il ressort des termes du courrier du psychiatre de M. D, adressé à l'unité diagnostic des troubles du spectre autistique, que ce professionnel suspecte chez l'intéressé des troubles du spectre autistique. Il ne ressort toutefois d'aucun élément produit à l'instance que ce diagnostic ait été confirmé. De surcroit, si les requérants soutiennent que M. D fait l'objet d'un suivi neuropsychologique hors du périmètre des déplacements autorisés, les pièces produites se bornent à attester de consultations épisodiques. En outre, les pièces produites par les requérants qui invoquent encore un suivi psychologique de M. D également hors périmètre, ne permettent d'attester que d'un suivi régulier sans plus de précision. Au demeurant, il ressort des écritures des requérants que ce suivi est susceptible d'une adaptation géographique afin de se conformer à la mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance. Par suite, M. D n'est pas fondé à soutenir que, sur ce point, le périmètre fixé par l'arrêté attaqué n'est pas adapté, nécessaire et proportionné à la finalité que poursuit cet arrêté.
S'agissant de sa scolarité :
10. Le certificat produit par les requérants justifie que M. D sera scolarisé à compter de l'année scolaire 2024- 2025 au lycée professionnel Gordini à Seynod laquelle est exclue du périmètre des déplacements autorisés de M. D. Par ailleurs, il n'est pas contesté que le trajet que devra accomplir M. D depuis le commissariat d'Annemasse, où il doit se présenter chaque jour à 8h30, jusqu'au lycée Gordini, aura une durée de plus de quarante minutes. Un tel horaire de pointage fera, dans ces conditions, obstacle à ce qu'il assiste aux cours qui seront dispensés en début de matinée au sein de l'établissement. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le ministre ne pouvait fixer un horaire plus adapté à la vie scolaire de M. D, par exemple en le fixant une demi-heure plus tôt, à l'heure d'ouverture du commissariat concerné, sans compromettre la finalité de protection de l'ordre public poursuivie par l'arrêté en litige. Il ne ressort pas davantage de ces mêmes pièces que l'inclusion de la commune de Seynod dans le périmètre litigieux, à compter du début des périodes d'accueil de M. D dans son lycée, est de nature à porter atteinte à cette finalité. Les requérants sont, dans ces circonstances, fondés à soutenir que pour la période hebdomadaire de scolarité de M. D couverte par la durée des mesures prévues par l'arrêté, l'obligation de pointage fixée à 8h30 au commissariat d'Annemasse, et l'exclusion de la commune de Seynod du périmètre des déplacements autorisés ne sont pas adaptées, nécessaires et proportionnées à la finalité poursuivi par l'arrêté. Ils sont ainsi fondés à en demander, mais uniquement dans cette mesure, l'annulation.
S'agissant de la durée de la mesure :
11. Il ressort des termes de la décision attaquée que celle-ci est justifiée tant par la circonstance du déroulement des Jeux olympiques et paralympiques, que par le contexte de menace terroriste qui reste particulièrement élevé. Au regard de la gravité des faits susmentionnés reprochés à l'intéressé et de la menace d'une particulière gravité qu'il constitue pour la sécurité et l'ordre publics, contrairement à ce qui est soutenu, la circonstance que la durée de la mesure excède celle des Jeux olympiques et paralympiques, n'est pas de nature à établir que cette durée n'est pas adaptée, nécessaire et proportionnée à la finalité poursuivie par l'arrêté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. D est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du ministre de l'intérieur et des Outre-mer en tant qu'il ne mentionnait pas, à la date de son édiction, la commune de Saint-Pierre-en-Facigny dans le périmètre des déplacements autorisés, en tant qu'il ne mentionne pas dans ce périmètre, pour la période hebdomadaire de scolarité de M. D couverte par la durée des mesures prévues par l'arrêté, la commune de Seynod et en tant qu'il fixe comme horaire de pointage au commissariat d'Annemasse 8h30 pour cette même période.
DECIDE :
Article 1er :L'arrêté du ministre de l'intérieur et des Outre-mer est annulé dans la seule mesure de ce qui a été relevé au point 12 du présent jugement.
Article 2 :
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Le présent jugement sera notifié à Mme A D et M. B D agissants en qualité de représentants légaux de M. C D, et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Copie de la présente décision en sera communiquée au procureur de la République antiterroriste.
Délibéré après l'audience du 20 août 2024 à laquelle siégeaient :
M. Thierry, président,
M. Villard, premier conseiller,
Mme Pollet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 août 2024.
La rapporteure,
M.A POLLET
Le président,
P. THIERRYLa greffière,
E. BEROT-GAY
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2406096
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026