Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2406334
jeudi 5 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2406334 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | HOURLIER |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 août 2024, Mme A B, représentée par Me Hourlier, demande au juge des référés :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 21 juin 2024 par laquelle le préfet de la Savoie a refusé de lui octroyer un rendez-vous et d'enregistrer sa demande de changement de statut ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Savoie de lui donner un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de changement de statut dans un délai de huit jours à compter de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 752 euros qui sera versée à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 août 2024, le préfet de la Savoie conclut au rejet de la requête.
Par un mémoire enregistré le 2 septembre 2024, Mme A B, représentée par Me Hourlier, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension tout en maintenant ses conclusions tendant à la condamnation de l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu :
- la requête en annulation enregistrée sous le n°2406335 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné Mme Bedelet, pour statuer sur les demandes de référé ;
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 5 septembre 2024 au cours de laquelle ont été entendus :
- le rapport de Mme Bedelet, juge des référés ;
- les observations de Me Hourlier pour Mme B.
Le préfet de la Savoie n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre Mme B provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
2. En déclarant, dans le dernier état de ses écritures, que ses conclusions aux fins de suspension sont devenues sans objet, Mme B doit être regardée comme se désistant de ses conclusions à fin de suspension de l'exécution de la décision contestée et d'injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Mme B bénéficie de l'aide juridictionnelle provisoire. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 600 euros à verser à Me Hourlier sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat et de l'admission définitive de Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 600 euros sera versée à Mme B.
O R D O N N E
Article 1er :Mme B est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 :Il est donné acte du désistement des conclusions de Mme B aux fins de suspension et d'injonction.
Article 3 :
L'Etat versera une somme de 600 euros à Me Hourlier sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat et de l'admission définitive de Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 600 euros sera versée à Mme B.
Article 4 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à Me Hourlier et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de la Savoie.
Fait à Grenoble, le 6 septembre 2024.
La juge des référés,
A. Bedelet
Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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